Mardi 15 juillet 2008
Journée particulière en ce 14 juillet, puisque nous avons décidé exceptionnellement de changer un peu le format de nos rencontres pour cette journée. Au lieu de la soirée, nous jouerons tout
l'après midi et le début de soirée, et au lieu d'une table de jeu, nous en ferons deux, à raison de 8 joueurs.
Une dizaine de parties vont ainsi se dérouler en ce bel après midi ensoleillé. En vrac : l'Age de Pierre, Nefertiti, Taluva, Chinatown, Capitol, Hansa, Kingdoms, ...
Je ne résume ici que les parties des nouveaux jeux découverts par votre serviteur à cette occasion, à savoir Hansa et Chinatown.
Hansa :
Ce petit jeu est passé
relativement inaperçu à sa sortie il y a quelques années, et c'est vrai, je l'ai acheté car il bénéficiait d'une importante réduction.
Le pitch du jeu : Nous sommes dans la mer Baltique, au 14eme siècle. Les joueurs incarnent des commerçants qui vont devoir acheter des marchandises, les transporter sur l'eau, puis les revendre dans différents comptoirs.
C'est vrai, dit comme cela, rien de très original. Il fait reconnaître d'ailleurs que globalement, ce jeu n'est pas très original, ni au niveau de son thème, ni au niveau de ses mécanismes.
Pour se faire, chaque joueur va devoir construire des comptoirs dans différentes villes portuaires pour acheter et revendre.
Parmi les originalités du mécanisme, il y en a deux qui sortent un peu du lot :
- il n'y a qu'un seul navire, que les joueurs déplacent chacun à leur tour, pour aller de ville en ville. Du coup, un joueur récupère le bateau la où le joueur précédent l'a laissé à son tour
- pour simplifier, une action coute un or, et le nombre d'action d'un joueur à son tour n'est limité que par la quantité d'or qu'il voudra/pourra dépenser. Par contre, seule une action est possible dans une ville donnée : il faudra donc choisir judicieusement si il faut mieux acheter, vendre ou construire un comptoir dans la ville ou le bateau est situé, avant de partir vers une autre ville.
Pour compliquer un peu, les parcours de ville en ville sont fixés par des routes, et il n'est pas possible de se rendre de n'importe quel port vers n'importe quel autre. L'idée est donc de jouer son tour de la façon la plus optimisée possible, mais aussi de "pourrir" l'adversaire en laissant le bateau à l'autre bout de la carte, la ou il n'aura pas grand chose à faire ...
Nous commençons la partie à trois joueur, c'est le début de l'après midi, et notre premier jeu. Nous sommes motivés, et c'est vrai, ce petit Hansa est assez mignon, et ses règles rapides à assimiler.
Au début du jeu, les joueurs commencent par positionner leurs dix premiers comptoirs gratuitement : par la suite, la pose sera payante. Chacun cherche à se positionner sur les ports qui disposent des meilleurs marchandises, sachant que ces marchandises seront renouvellées une fois achetées, et qu'un port qu'il semble intéressant au début le sera peut être moins par la suite.
De même, chacun cherche à se positionner sur des ports libres, pour être seul : c'est possible au début, mais on voit bien que cela ne va pas durer, et que bientôt va s'enclencher la règle de majorité pour savoir qui est le plus fort, port par port.
Les premiers
tours démarrent, et Seb prend rapidement de l'avance sur nous par deux belles optimisations au début. De mon côté, je récupère une situation pas très favorable en termes de marchandises disponibles
par rapport au placement du bateau, et mes premiers tours ne sont pas terribles.
Pbilippe M., de son côté, ne s'en sort aussi pas trop mal.
Puis vient le moment où il n'y a pratiquement plus de marchandises disponibles sur les ports, et dans ce cas, un joueur peut décider, à son tour, de payer un or pour recharger les ports : cette action a un prix, mais elle permet également d'être le premier à chercher à récupérer les meilleures marchandises. Je me retrouve donc dans cette situation, décide de recharger les ports, et en profite pour prendre une marchandise de trois tonneaux.
La partie se poursuit selon cette même logique, chacun essayant sa propre stratégie.
Seb, de son côté, cherche la majorité en termes de comptoirs sur les grosses villes, donc il va aller jusqu'à positionner 5 ou 6 comptoirs au même endroit.
Philippe M., de son côté, fait dans la revente de marchandises au coup à coup, et commence à accumuler pas mal de points de victoires en vue de la fin de partie.
De mon côté, je fais ce que je peux, et décide d'optimiser, en achetant beaucoup pour revendre en une seule fois et ainsi optimiser mes reventes.
Seulement une règle spéciale va me gêner par deux reprises : celle qui consiste à devoir se défausser d'une de ses ressources lorsqu'un autre joueur revend une marchandise du même type. Je vais être obligé de perdre 2 précieuses marchandises, alors que je me trouve déjà suffisemment mal en point comme cela.
La partie prend fin, et on se rend bien compte que Seb a plus optimisé que nous, en particulier le placement du bateau et l'emplacement de ses comptoirs.
Et en effet, il emporte la partie sans trop de problème. la surprise viendra plutôt de moi, qui me retrouve second, alors que je me considérais comme bon dernier. D'un autre côté, seul un petit point me sépare de Philippe M. !
Au final, un petit jeu agréable, à ressortir de temps en temps, qui, même si il ne restera pas comme un monument du jeu de plateau, nous aura quand même fait passer un bon moment, ce qui est le principal.
Bilan de la partie :
Seb (Violet) : 48 points
Pascal (Blanc) : 37 points
Philippe M. (Orange) : 36 points
Note du jeu : 14/20
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chinatown :
Nous attaquons ensuite une
réédition qui a beaucoup fait parler d'elle, j'ai nommé Chinatown. Ce jeu de négociation est particulièrement ouvert, comme nous allons avoir le bonheur de le découvrir.
Le pitch du jeu : New York, fin des années 60. Une nouvelle vague d’immigrants chinois déferle sur le Chinatown. Depuis l’adoption de la nouvelle loi sur l’immigration, ce quartier connait une véritable explosion démographique ! Le Chinatown s’étend maintenant au nord jusqu’à Canal Street et à l’est jusqu’à Bowery Street. Les immigrants chinois, hommes et femmes de grand courage, débarquent nombreux, achètent des immeubles pour établir des commerces de toutes sortes et faire des affaires d’or ! Vous êtes l’un deux, fraîchement arrivé dans le « Big Apple » avec toutes vos économies.
Saurez-vous utiliser tous vos talents de négociateur et faire fortune en Amérique ?
Le principe est assez simple, et au final terriblement efficace. Le jeu se déroule en 6 manches. A chaque début de manche, les joueurs récupèrent de nouveaux quartiers récupérés aléatoirement, ainsi que de nouvelles boutiques, elles aussi piochées aléatoirement.
L'objectif est de construire ces boutiques sur des emplacements, mais surtout de faire en sorte de construire les plus grandes boutiques, c'est à dire avec le même symbole, et côte à côte sur le
plateau de jeu. Ces boutiques construites rapportent de l'argent à chaque début de tour, ce qui est l'élément de base pour entamer vos négociations.
car négociation il y a : c est même le moteur du jeu. En effet, il va falloir marchander avec vos adversaires pour récupérer le terrain ou la boutique qu'il vous manque. Et la, pas de règles : les tractations peuvent être interrompues par un autre joueur, on peut échanger ce que l on veut, des boutiques contre de l'argent, des emplacements contre des boutiques, des boutiques construites, ..... A paretir du moment où les deux parties sont d'accord, tout se négocie.
Sur cette base, j'avais un peu peur de vivre des séances très chaotiques et sans fin, mais la, je ne sais pas si nous étions particulièrement disciplinés, mais nous avons systématiquement réussi à effectuer ces phases assez rapidement, et en contentant généralement tout le monde. Il y a eu quelques marchés de dupe, très certainement, mais pas trop de couinements, ce que je craignais au début.
La chance joue aussi une part non négligeable puisque les pioches peuvent être intéressantes ou pas. Et il y a plusieurs façons pour une pioche d'être intéressante : parce que l'on pioche l'emplacement ou la boutique que l'on attendait, mais aussi parce que l'on pioche ce qu'un autre joueur attend : et la, quel plaisir de se sentir en situation de force, et de faire "cracher" l'autre joueur pour qu'il obtienne la précieuse pièce qui lui manque !
Le jeu me
rappelle énormement Acquire, que j'adore également, mais pour être clair, je crois bien que je préfère Chinatown.
Notre partie a connu de nombreux rebondissements, mais globalement, il n'y a pas eu de retournements de situation majeurs. Philippe U.a assez rapidement réussi à construire de belles boutiques, et magré tous nos efforts, nous n'avons jamais réussi à le rattraper. Il est très dur de remonter dans un système ou l'argent va à l'argent.
Il s'agissait d'une partie découverte, et je pense que nous avons tous été "gentils" les uns par rapport aux autres. Concrètement, nous n'avons jamais bloqué un adversaire en lui refusant la pièce qui lui manquait. Tout le monde a ainsi pu construire ses boutiques. Nous aurions peut être du refuser les échanges avec le/les premiers pour changer la donne. Mais d'un autre côté, le joueur qui bloque se retrouve dans la situation où il n'obtient pas non plus ce qu'il recherche, donc au final, il risque de favoriser les autres joueurs qui n'ont pas pris part à la négociation avortée.
Ce qui est sur, c'est qu'avec ce système extrèmement ouvert ou tout peut s'échanger, le jeu dispose d'un gros potentiel ludique.
Un excellent jeu à conseiller à tous, sauf aux raleurs ludiques et chroniques.
Bilan de la partie :
Philippe U. : 1 100 000 dollars
Philippe M. : 980 000 dollars
Pascal : 970 000 dollars
Thierry : 940 000 dollars
Note du jeu : 18/20
Une dizaine de parties vont ainsi se dérouler en ce bel après midi ensoleillé. En vrac : l'Age de Pierre, Nefertiti, Taluva, Chinatown, Capitol, Hansa, Kingdoms, ...
Je ne résume ici que les parties des nouveaux jeux découverts par votre serviteur à cette occasion, à savoir Hansa et Chinatown.
Hansa :
Ce petit jeu est passé
relativement inaperçu à sa sortie il y a quelques années, et c'est vrai, je l'ai acheté car il bénéficiait d'une importante réduction.Le pitch du jeu : Nous sommes dans la mer Baltique, au 14eme siècle. Les joueurs incarnent des commerçants qui vont devoir acheter des marchandises, les transporter sur l'eau, puis les revendre dans différents comptoirs.
C'est vrai, dit comme cela, rien de très original. Il fait reconnaître d'ailleurs que globalement, ce jeu n'est pas très original, ni au niveau de son thème, ni au niveau de ses mécanismes.
Pour se faire, chaque joueur va devoir construire des comptoirs dans différentes villes portuaires pour acheter et revendre.
Parmi les originalités du mécanisme, il y en a deux qui sortent un peu du lot :
- il n'y a qu'un seul navire, que les joueurs déplacent chacun à leur tour, pour aller de ville en ville. Du coup, un joueur récupère le bateau la où le joueur précédent l'a laissé à son tour
- pour simplifier, une action coute un or, et le nombre d'action d'un joueur à son tour n'est limité que par la quantité d'or qu'il voudra/pourra dépenser. Par contre, seule une action est possible dans une ville donnée : il faudra donc choisir judicieusement si il faut mieux acheter, vendre ou construire un comptoir dans la ville ou le bateau est situé, avant de partir vers une autre ville.
Pour compliquer un peu, les parcours de ville en ville sont fixés par des routes, et il n'est pas possible de se rendre de n'importe quel port vers n'importe quel autre. L'idée est donc de jouer son tour de la façon la plus optimisée possible, mais aussi de "pourrir" l'adversaire en laissant le bateau à l'autre bout de la carte, la ou il n'aura pas grand chose à faire ...
Nous commençons la partie à trois joueur, c'est le début de l'après midi, et notre premier jeu. Nous sommes motivés, et c'est vrai, ce petit Hansa est assez mignon, et ses règles rapides à assimiler.
Au début du jeu, les joueurs commencent par positionner leurs dix premiers comptoirs gratuitement : par la suite, la pose sera payante. Chacun cherche à se positionner sur les ports qui disposent des meilleurs marchandises, sachant que ces marchandises seront renouvellées une fois achetées, et qu'un port qu'il semble intéressant au début le sera peut être moins par la suite.
De même, chacun cherche à se positionner sur des ports libres, pour être seul : c'est possible au début, mais on voit bien que cela ne va pas durer, et que bientôt va s'enclencher la règle de majorité pour savoir qui est le plus fort, port par port.
Les premiers
tours démarrent, et Seb prend rapidement de l'avance sur nous par deux belles optimisations au début. De mon côté, je récupère une situation pas très favorable en termes de marchandises disponibles
par rapport au placement du bateau, et mes premiers tours ne sont pas terribles.Pbilippe M., de son côté, ne s'en sort aussi pas trop mal.
Puis vient le moment où il n'y a pratiquement plus de marchandises disponibles sur les ports, et dans ce cas, un joueur peut décider, à son tour, de payer un or pour recharger les ports : cette action a un prix, mais elle permet également d'être le premier à chercher à récupérer les meilleures marchandises. Je me retrouve donc dans cette situation, décide de recharger les ports, et en profite pour prendre une marchandise de trois tonneaux.
La partie se poursuit selon cette même logique, chacun essayant sa propre stratégie.
Seb, de son côté, cherche la majorité en termes de comptoirs sur les grosses villes, donc il va aller jusqu'à positionner 5 ou 6 comptoirs au même endroit.
Philippe M., de son côté, fait dans la revente de marchandises au coup à coup, et commence à accumuler pas mal de points de victoires en vue de la fin de partie.
De mon côté, je fais ce que je peux, et décide d'optimiser, en achetant beaucoup pour revendre en une seule fois et ainsi optimiser mes reventes.
Seulement une règle spéciale va me gêner par deux reprises : celle qui consiste à devoir se défausser d'une de ses ressources lorsqu'un autre joueur revend une marchandise du même type. Je vais être obligé de perdre 2 précieuses marchandises, alors que je me trouve déjà suffisemment mal en point comme cela.
La partie prend fin, et on se rend bien compte que Seb a plus optimisé que nous, en particulier le placement du bateau et l'emplacement de ses comptoirs.
Et en effet, il emporte la partie sans trop de problème. la surprise viendra plutôt de moi, qui me retrouve second, alors que je me considérais comme bon dernier. D'un autre côté, seul un petit point me sépare de Philippe M. !
Au final, un petit jeu agréable, à ressortir de temps en temps, qui, même si il ne restera pas comme un monument du jeu de plateau, nous aura quand même fait passer un bon moment, ce qui est le principal.
Bilan de la partie :
Seb (Violet) : 48 points
Pascal (Blanc) : 37 points
Philippe M. (Orange) : 36 points
Note du jeu : 14/20
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Chinatown :
Nous attaquons ensuite une
réédition qui a beaucoup fait parler d'elle, j'ai nommé Chinatown. Ce jeu de négociation est particulièrement ouvert, comme nous allons avoir le bonheur de le découvrir.Le pitch du jeu : New York, fin des années 60. Une nouvelle vague d’immigrants chinois déferle sur le Chinatown. Depuis l’adoption de la nouvelle loi sur l’immigration, ce quartier connait une véritable explosion démographique ! Le Chinatown s’étend maintenant au nord jusqu’à Canal Street et à l’est jusqu’à Bowery Street. Les immigrants chinois, hommes et femmes de grand courage, débarquent nombreux, achètent des immeubles pour établir des commerces de toutes sortes et faire des affaires d’or ! Vous êtes l’un deux, fraîchement arrivé dans le « Big Apple » avec toutes vos économies.
Saurez-vous utiliser tous vos talents de négociateur et faire fortune en Amérique ?
Le principe est assez simple, et au final terriblement efficace. Le jeu se déroule en 6 manches. A chaque début de manche, les joueurs récupèrent de nouveaux quartiers récupérés aléatoirement, ainsi que de nouvelles boutiques, elles aussi piochées aléatoirement.
L'objectif est de construire ces boutiques sur des emplacements, mais surtout de faire en sorte de construire les plus grandes boutiques, c'est à dire avec le même symbole, et côte à côte sur le
plateau de jeu. Ces boutiques construites rapportent de l'argent à chaque début de tour, ce qui est l'élément de base pour entamer vos négociations.car négociation il y a : c est même le moteur du jeu. En effet, il va falloir marchander avec vos adversaires pour récupérer le terrain ou la boutique qu'il vous manque. Et la, pas de règles : les tractations peuvent être interrompues par un autre joueur, on peut échanger ce que l on veut, des boutiques contre de l'argent, des emplacements contre des boutiques, des boutiques construites, ..... A paretir du moment où les deux parties sont d'accord, tout se négocie.
Sur cette base, j'avais un peu peur de vivre des séances très chaotiques et sans fin, mais la, je ne sais pas si nous étions particulièrement disciplinés, mais nous avons systématiquement réussi à effectuer ces phases assez rapidement, et en contentant généralement tout le monde. Il y a eu quelques marchés de dupe, très certainement, mais pas trop de couinements, ce que je craignais au début.
La chance joue aussi une part non négligeable puisque les pioches peuvent être intéressantes ou pas. Et il y a plusieurs façons pour une pioche d'être intéressante : parce que l'on pioche l'emplacement ou la boutique que l'on attendait, mais aussi parce que l'on pioche ce qu'un autre joueur attend : et la, quel plaisir de se sentir en situation de force, et de faire "cracher" l'autre joueur pour qu'il obtienne la précieuse pièce qui lui manque !
Notre partie a connu de nombreux rebondissements, mais globalement, il n'y a pas eu de retournements de situation majeurs. Philippe U.a assez rapidement réussi à construire de belles boutiques, et magré tous nos efforts, nous n'avons jamais réussi à le rattraper. Il est très dur de remonter dans un système ou l'argent va à l'argent.
Il s'agissait d'une partie découverte, et je pense que nous avons tous été "gentils" les uns par rapport aux autres. Concrètement, nous n'avons jamais bloqué un adversaire en lui refusant la pièce qui lui manquait. Tout le monde a ainsi pu construire ses boutiques. Nous aurions peut être du refuser les échanges avec le/les premiers pour changer la donne. Mais d'un autre côté, le joueur qui bloque se retrouve dans la situation où il n'obtient pas non plus ce qu'il recherche, donc au final, il risque de favoriser les autres joueurs qui n'ont pas pris part à la négociation avortée.
Ce qui est sur, c'est qu'avec ce système extrèmement ouvert ou tout peut s'échanger, le jeu dispose d'un gros potentiel ludique.
Un excellent jeu à conseiller à tous, sauf aux raleurs ludiques et chroniques.
Bilan de la partie :
Philippe U. : 1 100 000 dollars
Philippe M. : 980 000 dollars
Pascal : 970 000 dollars
Thierry : 940 000 dollars
Note du jeu : 18/20
Par cette très belle 1ère journée de l'été, nous décidons de jouer en
plein après midi à Tribun, que je viens de recevoir en VF.
Le troisième tour arrive, et je vais
commettre une sacré bourde : je vais tout miser sur la prise de contrôle des Sénateurs, car j'ai oublié que Quentin a disposé le char qui lui permet de conserver le contrôle de la dite faction. Du
coup, un tour pour rien, et la partie continue ! Pendant ce temps, Philippe U. fourbi ses armes, et nous continuons à le laisser tranquille sur ses Patriciens et Prétoriens. Quentin a failli me
voler mes Gladiateurs, mais heureusement, il lui a manqué une carte pour aller jusqu'au bout. Du coup, je continue à jouer le pouvoir spécial de cette faction, l'assassin, et m'amuse à réduire les
cartes de contrôle des factions de Philippe U.
Ce soir, nous avons encore joué à une nouveauté toute fraîche qui
vient de sortir : Nefertiti. C'est fatiguant, à la longue, tous ces bons jeux qui sortent. On finirait presque par avoir envie de passer ses journées à jouer, uniquement pour faire des
parties découvertes ! Nefertiti est donc le petit dernier des éditions Matagot, et je dois dire que c'est pour l'instant mon préféré parmi ceux que j'ai eu l'occasion de jouer (Utopia,
Khronos, Zoon)
La lecture des règles prend une petite
demi-heure, même si il n'y a que 4 pages, car quelques subtilités sont à prendre en compte, sur une aide de jeu A4 en recto/verso. En effet, au delà du principe général, qui repose sur l'achat
d'objets dans les quatre marchés de la ville, plusieurs petits systèmes viennent se greffer pour apporter la richesse tactique au jeu. Nous sommes en présence d'un jeu dans l'air du temps, où les
mécanismes sont nombreux, et viennent se mêler de façon fluide pour apporter de la profondeur à l'ensemble. On se croirait dans un Ystari, qui a d'ailleurs failli éditer ce jeu : même si le
prinicipe est assez différent, Nefertiti a clairement un air de famille avec Amyitis et Mykérinos.
C'est ce que j'ai essayé de faire durant
toute la partie, et cela m'a été plutôt bénéfique. Dans certains marchés, je ne jouais que pour récupérer de l'or, tandis que dans d'autres, je cherchais clairement un objet qui me faisait de
l'oeil. Dans ce dernier cas, il ne faut pas hésiter à se positionner directement sur l'emplacement le plus cher, pour être sur de ne pas se faire rafler l'objet convoité sous le nez.
Huit mois que je l'attendais celle-là ! Depuis Essen '08,
je voulais cette extension à mon jeu favori 2007, à savoir, l'excellentissime Piliers de la Terre. Et elle est là, et j'ai enfin pu tester, dans une configuration idéale à 5, ce petit bijou
avec son extension.
Les règles complémentaires se lisent en
10 minutes, et nous voila partis pour une partie découverte à 5 joueurs. Dans le groupe de ce soir, Simon ne connaît pas le jeu d'origine, François n'aime pas vraiment le jeu pour les raisons
évoquées précédemment, Philippe M. n'a pas d'avis particulier, et Philippe U. et moi-même sommes très impatients.
Rapidement, il apparaît également que
les nouvelles cartes artisans changent singulièrement le poids de celles-ci. En effet, familier du premier jeu, je me suis rué sur la carte artisan qui converti le bois en or, seulement voila, il y
a maintenant de multiples façons de faire de l'or : la nouvelle case impôt, la possibilité de vendre ses ressources en dehors du marché, le fait de pouvoir jouer la carte d'un autre, donc entre
autres les fameuses cartes qui donnent de l'or. Concrêtement, je vois un avantage et un inconvénient à toutes ses nouvelles possibilité autour de la gestion de sonr or. Le gros avantage est
d'équilibrer le jeu, mais l'inconvénient est de retirer un peu la tension qui existait autour de l'or : on faisait très attention à ses moindres dépenses, maintenant, ce n'est plus un problème de
poser ses contremaîtres dès qu'ils sont tirés : cela favorise donc les joueurs chanceux tirés les premiers, puisque le prix à payer ne devient plus rédhibitoire !