Dimanche 2 mars 2008
Pas de jeux nouveaux testés en ce samedi soir : j'en ai profité pour ressortir Utopia et Caylus Magna Carta. Le premier car je voulais  tester une seconde fois ce jeu avant de me faire une vraie opinion, le second car cela faisait trop longtemps que je n'avais pas fait un petit Caylus. Et comme mon adversaire avait peu de temps pour la seconde partie, et n'avais jamais joué à la déclainaison carte de Caylus, nous avons opté pour cette version.

Utopia :

undefinedDeuxième essai pour moi sur Utopia, tandis que je fais découvrir ce jeu à Philippe U., Quentin et Lucas.

Une explication de règles plus tard, et surtout après avoir trié le matériel pour le début de partie, nous attaquons. J'ai bien en tête le fait que les merveilles ne sont pas forcément une bonne idée pour démarrer une partie, comme ma défaite de l'autre fois en témoigne, et je me garde bien de le dire, en fourbe que je suis.

Nous sommes quatre joueurs, et chacun se retrouve vite à positionner ses princes sur une seule île. C'est sur qu'il est tentant de se placer chacun sur son bout de terre dans cette configuration, étant donné que le plateau comporte quatre îles. D'autant que Quentin et Philippe U. ont la ferme intention de construire une merveille, ils cherchent donc à optimiser leurs placements sur une seule île. Pour Lucas et moi, il s'agit plutôt des circonstances qui nous conduisent à jouer dans notre coin.

undefined Je me concentre plutôt sur ma partie de jeu, et sur celle de Philippe U. et Quentin, et laisse Lucas qui semble moyennement concentré. Mal m'en prend car il se retrouve le premier à construire un temple, et je me souviens parfaitement la dernière fois que la vitesse est fondamentale à ce jeu. d'ailleurs, Nico avait gagné, et comme par hasard, il avait été le premier à poser des temples !!!

Lucas prend ainsi de l'avance dès le second tour, et je me dépèche de faire de même, en posant mon propre premier temple le tour d'après.

Quentin arrive à construire sa merveille sur "son" île, et marque ses 6 points : il lui faut maintenant chercher à construire des temples sur cette île pour rentabiliser sa merveille.

Peu de temps après, Philippe arrive à faire de même.

Pendant ce temps la, Lucas et moi-même continuons nos constructions de temple. A mi-partie, je me retrouve ainsi devant au score, non pas parce que j'ai plus de temples que Lucas, mais parce les civilisations de mes temples sont mieux placées sur l'échelle des points. De même, je commence à faire rentrer mes princes dans des temples pour gagner des séries de 2 points.

undefinedJe me rend également compte à ce stade que les mécanismes de rééquilibrage du jeu sont très pénalisants. En effet, entant que premier joueur, je me retrouve contraint à chaque tour de défausser 2 de mes cartes, alors que les autres n'en défaussent qu'une, et que le dernier, Philippe ou Quentin suivant les tours, n'en défausse aucune.
Mais ce qui me pénalisera le plus jusqu'à la fin de la partie sera le fait de jouer en premier dans chaque dernière phase de tour, celle ou l'on peut changer l'ordre des civilisations sur l'échelle des points. En effet, même si je souhaite bien positionner les civilisations où je possède des temples, les joueurs derrière moins font de même, et je me retrouve ainsi avec des civilisations qui ne rapportent plus que 1 ou 2 points par temple. En particulier, j'ai 2 temples Grecs qui vont se retrouver en bas de l'échelle des points.

Lucas, pour sa plus grande chance, possède 5 temples, 1 dans chaque civilisation, donc pour lui, l'ordre sur l'échelle n'a aucun impact sur lui : c'est une astuce intéressante à retenir !

La partie prend fin à la fin du tour ou un joueur dépasse les 50 points : ceci se produit grâce à moi, suivi par Lucas qui franchi les 50 points juste derrière moi.
Au final, Lucas possède 5 temples, tout comme moi. Quentin possède 3 temples et 1 merveille, alors que Philippe U. ne possède que 2 temples et une merveille.

Et le nombre de temples détermine très clairement l'ordre des adversaires, puisque je me retrouve premier ex-aequo avec Lucas, suivi de Quentin, puis Philippe U.

Encore une fois, les merveilles auront pénalisé leurs détenteurs : on ne peut pas généraliser sur deux parties, mais à priori, il y a un grand déséquilibre entre les gains des temples et ceux des merveilles. Une idée à tester est peut être d'attribuer non pas 6 mais 10 points aux joueurs qui construisent une merveille ...

Au final, un bon jeu, mais qui donne une petite sensation de pas suffisamment testé, sur la règle des merveilles, mais aussi sur celle qui permet de piocher un prince dans le sac au lieu d'en choisir un sur la carte.

Bilan de la partie :

Pascal (Noir) : 68 points, et premier arrivé
Lucas (Rouge) : 68 points, et second arrivé
Quentin (Bleu) : 39 points
Philippe U.  (Vert) : 37 points

Note du jeu : 15/20


Ce jeu m'a été gracieusement offert par la boutique OYOYO, que je remercie ici pour leur contribution

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Caylus Magna Carta :

undefinedJ'ai pas mal joué à ce jeu l'année dernière, de la même façon que j'ai beaucoup joué à son grand frère Caylus il y a 2 ans. Cela me tentait pas mal d'y rejouer, et je profite de l'occasion pour le faire découvrir à Philippe U., qui ne connait que Caylus.

Nous attaquons ainsi une petite partie à deux joueurs. L'explication est très rapide, surtout pour ceux qui connaissent déjà Caylus ...

Les principales différences avec son grand frère sont :

- il n'y a pas de plateau de jeu, mais à la place, chaque joueur possède un deck de cartes identiques,
- il n'y a plus de faveurs du roi,
- il y a moins de types de bâtiments,
- il y a toujours un prevôt, mais plus de bailli,
- la ressource or peut être échangée contre de la nourriture, du bois ou de la pierre.

Au début, nous plaçons toutes les cartes roses pour initier la route, moins une carte au hasard. Il se trouve que pour notre partie, c'est la carte qui génère la ressource pierre, si rare à ce jeu, qui est retirée. Cela va conditionner notre partie qui sera pour le moins atypique, comme nous allons le voir.

undefinedEn effet, nous allons nous gêner presque toute la partie en reculant le prévôt pour nous empêcher mutuellement de bénéficier de la carte qui procure une ressource du type désiré (de la pierre en ce qui nous concerne) contre un denier.

De plus, nous ne sommes que deux, donc cela va gêner grandement la progression de la route, et celle-ci ne sera composée que de 5 cartes en plus des roses en fin de partie !!!!! Très étonnant, mais pas forcèment gênant : je dirais plutôt frustrant.

Mais reprenons : Philippe U. va aller assez vite construire les murailles du chateau, car les premiers tours, nous ne pouvons rien construire, faute de pierre, et du coup, un des mécanisme du jeu impose de retirer 2 pions de murailles à chaque tour si personne ne construit. A ce rythme, la partie peut prendre fin très vite, puisqu'elle s'arrête dès qu'il n'y a plus d'élèments de château à construire !

Philippe opte clairement pour une stratégie blitzkrieg, et dès sa première pierre récupérée, il commence à construire : c'est une bonne idée dans l'absolu, car cela lui permet de récuperer une ressource or à chaque fois, étant le seul à construire, et évidemment, il converti à chaque fois cet or en pierre pour construire à chaque tour !
De mon côté, un peu bloqué, je me rend compte que je ne pourrais faire la même stratégie que lui puisqu'il a de l'avance, et que je ne pourrais que courir après lui si je fais de même. J'opte donc pour la patience, ce qui n'est pas mon fort, et attend d'avoir 2 ressources pierres pour construire un bâtiment qui produit des pierres.

undefinedA ce stade de la partie, je suis mal en point, ce qui est le cas de le dire !!!! Philippe U. doit possèder au bas mot deux fois plus de points que moi, mais ma tactique commence alors à porter ses fruits. En effet, au delà d'avoir construit des bâtiments, ce qui est déjà très intéressant, je me trouve à la tête d'une somme rondelette : alors que les deniers s'accumulent chez moi, Philippe se retrouve de plus en plus privé de cette ressource précieuse qui permet de positionner ses ouvriers. En effet, tout à ses constructions de château, Philippe n'a jamais la possibilité de récupérer de l'or, car il positionne systématiquement ses ouvriers sur les ressources, pour accélerer le rythme de jeu.

Et à ce moment là, le tournant se produit : à cours de deniers, Philippe ne peut presque rien faire à chaque tour, à peine poser 2 de ses 4 ouvriers, tandis que moi, riche comme crésus, j'arrive systématiquement à positionner mes 4 ouvriers, ce qui me permet d'accumuler ressources et deniers supplémentaires. Je commence alors à mon tour à construire au château, et cela est nettement plus intéressant à ce stade : les éléments disponibles rapportent maintenant 3, puis vite 4 points de victoire, alors que Philippe U. à surtout accumulé des murailles à 2 points en début de partie !

La mécanique du jeu privilégie donc les stratégies à long terme, et cela est à mon avantage.

La partie de termine au bout de 3/4 d'heures de jeu, et c'est moi qui déclenche cette fin en construisant le dernier élément à 4 points. J'ai non seulement récupéré mon retard, mais ai doublé Philippe U., comme le score final le démontrera.

Au final, une partie tendue, rapide, peut être un peu répétitive pour Philippe qui est resté sur sa stratégie de construction toute la partie, sans véritablement développer son jeu.

Une partie atypique donc, mais qui démontre encore une fois la richesse de ce jeu. A noter, nous n'aurons construit aucun bâtiment résidentiel, ni bâtiments de prestige. D'ailleurs, Philippe U, en ce qui le concerne, n'aura construit qu'un seul et unique bâtiment de toute la partie !!!!!

Il faudra donc que j'y rejoue avec Philippe U., pour lui montrer la diversité de ce jeu que j'affectionne tout particulèrement.

Bilan de la partie :

Pascal (Vert) : 31 points
Philippe U.  (Bleu) : 25 points

Note du jeu : 17/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
definition de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus