Lundi 31 décembre 2007
undefinedAllez, une petite dernière pour bien finir l'année. Et pas avec n'importe quel jeu, puisqu'il s'agit de Cuba, une des jeux qui a généré le plus de buz lors d'Essen '07. Il manquait à mon palmarès 2007, et je dois dire qu'après ma première partie, il m'a fait une telle impression, que je viens de modifier mon article "Mes Top 2007" pour le catapulter à la première place des gros jeux 2007.

Mais je vous livre le compte rendu, pour que vous puissiez comprendre pourquoi il m'a fait une aussi forte impression.

L'ouverture de la boîte fait sensation : le matériel est somptueux, et place la barre très très haut, aussi bien au niveau de la qualité générale des matériaux et des graphismes, que de la quantité (plateau général, plateaux individuels, multitude de pions, de cartes, ...)

undefinedLe pitch du jeu :  Cuba avant la révolution : dans des circonstances turbulentes, les villages aspirent à la prospérité indépendante et à l'influence.
Qui va acheter et  vendre ses ressources et ses marchandises lucrativement sur le marché de l'île, ou encaisser le plus sur les navires de commerce ? Qui va envoyer la bonne personne au parlement, pour influencer la législation gouvernementale, ou construire au bon moment les distilleries, les hôtels ou les banques pour la prospérité de son village ?


Le but du jeu est assez classique puisqu'il s'agit de collecter des points de victoires de diverses façons :
- expédition de marchandises au port,
- construction et utilisation de bâtiments,
- respect des lois (l'originalité du jeu)

Pour cette première partie, nous sommes 4 joueurs, et je dois dire que cette configuration est idéale. Simon lance le bal, et chaque joueur récupère 2 matériaux de construction de son choix, parmi pierre, bois et eau. Et le casse-tête commence déjà la, car pour choisir ses 2 matériaux, un joueur a besoin de savoir sur quel type de bâtiment il souhaite investir : et des bâtiments, il y en a 25 !!!

En regardant ces différents bâtiments, on retrouve ici quelques mécanismes empruntés à Caylus ou les Piliers de la Terre. dans ce dernier cas, l'emprunt est relatif, puisqu'il s'agit des mêmes auteurs ! Chaque bâtiment construit va permettre divers effets, entre autres des transformations de ressources (canne à sucre, agrume, tabac) en produits (bouteille de rhum, caisse de cigare), pesos ou points de victoire.

A chaque tour de jeu, les joueurs endossent un rôle parmi 5 :
- le travailleur,
- la négociante,
- l'architecte,
- le contremaître,
- le maire.

On retrouve ici un principe de Puerto Rico, si ce n'est que l'effet d'un personnage joué ne porte que sur le joueur concerné, contrairement à Puerto Rico.
Mais la ou cela se corse, c'est que les joueurs ne vont en fait en jouer que 4 parmi 5, le cinquieme servant à influer lors du vote au parlement.

Pour simplifier :
- le travailleur permet de récupérer des matérieux de construction et des ressources dans sa plantation (chaque joueur dispose d'un petit plateau figurant la dite plantation),
- la négociante permet d'acheter et de vendre au marché,
- l'architecte permet de construire un bâtiment sur sa plantation (attention, dans ce cas, cela "écrase" la culture qui "était présente sur cette case),
- le contremaître permet d'activer certains de ses bâtiments,
- le maire permet d'envoyer des marchandises dans les navires au port.

undefinedVient se greffer à cela des effets alternatifs possibles, pour rendre toujours intéressant le fait de jouer une de ces cartes, et vous comprendrez que la réflexion est au rendez-vous.

Simon attaque donc, et achète le barrage grâce à son architecte qui lui permet de récupérer de l'eau, matériau de construction le plus rare, car présent une seule fois sur chaque plantation.
Les autres joueurs, plus prudents optent pour jouer plutôt leurs travailleurs, et ainsi récupérer des matériaux et ressources, pour construire par la suite de plus gros bâtiments.
On voit vite qu'il faut cumuler 2 voire 3 ou 4 bâtiments pour développer complètement une stratégie, que ce soit de la transformation en produits, de la création automatique de points de victoires, de pesos ou une stratégie d'embarquement massifs de marchandises vers les ports.

Un peu perdu face à la profusion de choix, je décide, comme d'habitude, la simplicité, et opte pour une stratégie de construction de bâtiments qui rapportent des points de victoire directement, ou alors juste en convertissant des matériaux de construction.

François choisit de son côté de fabriquer alternativement des caisses de cigares et des bouteilles de rhum.

Enfin, Nico, fidèle à lui même (et non pas à Castro), commence à accumuler des pesos pour voire venir ....

Bien lui en prend, car à la fin du tour, vient le moment de voter. Ce mécanisme original permet au joueur qui a le plus de votant (entre autre en graissant quelques pattes, n'est-ce pas Nico ;-) ) de faire voter 2 lois parmi 4. ces lois entrent dans 4 catégories :
- lois de taxes,
- lois de redevances,
- lois de subventions,
- lois diverses.

Sans entrer dans le détail, ces lois vont influencer le cours de la partie, entre autre en octroyant des points de victoires lorsque certaines conditions sont remplies. Evidemment, un joueur qui peut choisir 2 nouvelles lois lors d'un tour (et ainsi annuler par la même occasion les lois du même type qui viennent d'être remplacées) dispose d'un avantage considérable si il choisit les lois qui vont le favoriser dans son contexte ou sa stratégie.

Nico va ainsi choisir durant la partie les lois qui favorisent les riches, tandis que Simon va choisir celles qui favorisent les détenteurs d'eau !

Chacun enclenche sa stratégie et essaye de s'y tenir :
Simon va accumuler pour cela des ressources et de l'eau, construire les bâtiments associés à l'eau (barrage et golf), et remplir quelques navires au port. Il va également chercher à influencer quelques lois

Nico, une fois fortune faite, va influencer les lois durant une bonne partie du jeu, et va fabriquer du rhum pour l'embarquer aussi au port.

François va faire un début très remarqué sur l'échelle des scores avec sa tactique mixte cigares/rhum, qu'il converti en points de victoire, ou envoi au port.

De mon côté, les débuts sont laborieux car il faut du temps pour avoir suffisamment de bâtiments qui permettent d'apporter des points de victoire systématiques. De même, quelques erreurs de placements de bâtiments sur ma plantation dues à mon inexpérience vont me faire perdre de précieux points(mais heureusement, je ne suis pas le seul à avoir fait des erreurs de ce type lors de la partie).

Lorsque la partie est bien lancée, on voit nettement Nico et Simon prendrent la tête, Simon de façon régulière grâce à son eau, et Nico de façon plus spectaculaire lors de chargements de navires, ou de phases de lois.

Je commence de mon côté à remonter la pente, et utilise maintenant et jusqu'à la fin de la partie la même technique : utilisation en premier du pouvoir alternatif de l'architecte pour récupérer 2 points de victoire (tiens, ça me rappelle les Piliers de la Terre), puis récupération d'un cube de bois, avant de lancer l'effet du contremaître pour marquer 4 à 5 points de victoire grâce à mes bâtiments.

François commence à se faire sérieusement distancer, et ne dispose plus que de ses yeux pour pleurer !

La partie s'achève rapidement (6 petits tours seulement), un dernier décompte de points à lieu, qui prend en compte le nombre de bâtiments construits (avantage à Simon), et le score attendu est au rendez-vous. Nico en premier, suivi de Simon, moi, puis François.

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Ma plantation, puis celle de Simon : 2 stratégies différentes


Ce jeu, même si il ne fait pas preuve d'une grande originalité, en dehors de la phase de lois, est extrêmement agréable à jouer. je dois dire que certains commentaires sur le net, fais juste après sa sortie, m'avaient un peu refroidi : "une mélange de genres sans saveur", "un ersatz de Puerto", j'en passe et des meilleurs.

Mais alors là, je ne suis absolument pas d'accord : le plaisir est bel et bien au rendez-vous, et de mon point de vue, il y a la bonne dose de tout : de la réflexion, de la jouabilité, du plaisir, un matériel sublime, un bon niveau d'interaction. En fait un condensé de tout ce que je recherche dans un jeu de ce type. Une seule chose est sure à l'issue de cette partie : je n'ai pas fini d'y jouer, en 2008, à Cuba !!!!

Bilan de la partie :
Nico (Vert) : 68 points
Simon (Bleu) : 64 points
Pascal (Jaune) : 60 points
François (Rouge) : 54 points

Note du jeu : 19/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Samedi 29 décembre 2007
Encore une grosse soirée jeu, durant ces vacances de Noël : attention à la saturation !!!
Un petit jeu apéritif à deux joueurs pour commencer, Owner's choice, suivi de deux poids lourds : l'Année du Dragon, puis les Vents du Nord.

Et c'est parti ....

Owner's Choice :

undefinedIl s'agit d'un petit jeu sorti cette année, et qui m'avait tapé dans l'oeil récemment, à deux occasions : un article assez élogieux dans JSP mag, et un petit compte rendu de partie sur un blog de joueur Québécois ( Adam d'Ynris ).

Le matériel est de bonne facture, sans être extraordinaire, et la boîte qui le contient est assez petite, chose rare de nos jours.

Le pitch du jeu : de 2 à 4 investisseurs se retrouvent à acheter et vendre des actions de quatre compagnies différentes. Lorsqu'il possède le plus d'actions d'une compagnie, le joueur concerné en devient le président, et peut alors influer sur le cours de l'action de cette compagnie.

undefinedSur un thème de commerce d'actions que j'apprécie particulièrement (Acquire en particulier que j'affectionne), et que l'on ne retrouve pas si fréquemment que cela, ce petit jeu sans prétention repose sur des mécanismes très simples, ce qui le rend rapide et fluide. La bordure du plateau figure les 4 compagnies, répétées un certain nombre de fois, ainsi que certains événements particuliers, un peu comme un jeu de l'oie. Un pion unique avance de quelques cases par tour, et l'effet de la case ou il termine sa course est alors effectué. Lorsqu'un tour complet du plateau est effectué, la partie s'achève, un décompte a lieu, et le joueur le plus riche est déclaré vainqueur. Simple, non ? Simpliste ? A voir ...

A son tour, le joueur achète et/ou vend des actions des 4 compagnies en jeu si il le souhaite, et déplace le pion compteur.

L'avancée du pion est de 1 à 4 cases maximum (1 à 3 cases pour 3 ou 4 joueurs). C'est la que se joue l'essentiel de la stratégie (oui, je sais, c'est un petit jeu) car il faut à la fois intégrer la ou l'on souhaite se rendre, sans pour autant laisser au joueur suivant la possibilité d'aller ensuite sur une case plus intéressante.

Une fois le pion sur une case, on en résoud l'effet. Le plus souvent, ce sera sur une compagnie, et à ce moment, le joueur qui est président de la compagnie en question, et non pas le joueur qui vient de jouer le pion, décide si il veut faire jouer le dé de sa compagnie, ou si il opte pour le dé des fonds.

La ou le jeu est (un peu) original, c'est que chaque compagnie dispose d'un dé à sa couleur, dont les faces, et donc les effets, sont différents suivant les compagnie. De plus, il existe un dé noir (pour les fonds), et un dé blanc (pour les événements) pour compléter le dispositif.
Les effets des dés sont par exemple :

- augmente de 1 le cours de l'action de la compagnie,
- baisse de 2 le cours des AUTRES compagnies,
- recevoir 100 dollars de la banque,
- chaque joueur qui possède des actions de la compagnie touche des dividendes,
- ...

Le hasard est donc omniprésent, et la stratégie consiste à avoir du nez, en misant sur les compagnie qui vont grossir.

Nous commençons donc notre partie, Thierry et moi, avec une petite mise de départ en poche. Chacun achète des actions, et c'est parti. Nous avons eu un petit souci avec cette première prise en main, puisque Thierry, qui a acheté trop d'actions au début, et n'a pas eu de chance sur le premier tirage. Il s'est donc retrouvé sans le sou quasiment dès le début, et le problème est que pour lancer le dé d'une compagnie, il faut placer 50 dollars sur le plateau des fonds !

Il a donc survécu tout au long de la partie, sans vraiment pouvoir faire grand chose d'autre que subir la partie, tandis que moi, plus prudent, ais pu faire quelques placements assez fructueux.

La partie s'est terminée au bout de 30 petites minutes, avec un gain de la partie pour moi, mais sans aucune gloire.

Au final, en dehors de ce premier essai pas très concluant, de par le début laborieux de Thierry, je pense que le jeu mérite d'être rejoué, mais à 3 ou 4 joueurs.

Sans être le jeu de l'année, je pense que je tiens la un bon petit jeu, TRES accessibles, même pour les plus jeunes, qui permet de patienter, en attendant quelque chose de plus consistant.

Bilan de la partie :
Pascal  : 1er, avec 460 dollars
Thierry : 2nd, avec 120 dollars

Note du jeu : 12/20

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L'année du Dragon :

undefinedChangement d'ambiance et de niveau, avec ce deuxième jeu. Je retrouve avec un plaisir non dissimulé l'Année du Dragon, que j'avais tant apprécié la semaine dernière.

En dehors de Nico, tous les autres joueurs autour de la table découvrent ce jeu. Nico et moi sommes dithyrambiques à son propos, et les autres en attendent donc beaucoup !

Une fois l'explication passée (et à mon avis, il est préférable de se faire expliquer ce jeu par quelqu'un qui le connait, plutôt que d'en lire les règles, comme nous l'avions fait l'autre fois), la partie peut commencer.

Thierry démarre, juste avant moi, et choisis ses deux premiers personnages. Il faut noter que cette fois, la pose des événements est nettement moins favorable que dans notre partie précédentes? Les événements très négatifs démarrent dès le début, la ou l'autre fois, nous avions eu quelques mois de repis pour nous y préparer. les scores de fin de partie seront d'ailleurs assez édifiant, avec une moyenne de 75, la ou l'autre soir, avec le même nombre de joueurs, nous avions terminé à une moyenne de 95 !!! Cela prouve que ces événements mensuels renouvellent non seulement l'intérêt pour les joueurs, mais également les stratégies à employer. Nous avons été ici asphixié tout le temps, avec la sensation de subir des pertes quasi permanentes, la ou l'autre soir, nous cherchions véritablement à nous développer de la façon la plus optimale.

undefinedLe choix de nos 2 personnages de départ a été ici dicté par la survie plus que par le développement. Concrêtement, ce sont les personnages qui amènent du riz, des soins via le mortier, et de l'argent, qui ont été le plus souvent retenus. Bien nous en a pris, comme la suite de la partie l'a confirmé.

Côté stratégie, j'ai opté pour une approche prudente, comme lors de ma précédente partie, en cherchant systématiquement à me prémunir des événements néfastes, plutôt qu'à optimiser mes points de victoire. Du côté des points, j'ai diversifié correctement, en me fixant 4 palais, une geisha assez rapidement, ainsi qu'un privilège, qui m'ont assuré 6 points de victoire durant presque toute la partie.

Nico a tenté de niveau, mais à une échelle moindre, sa tactique des savants qui accordent de nombreux points dès que l'on choisit la bonne carte.

Thierry a opté pour la technique artificier, François pour la tactique mode panique, et Simon a misé sur les bouddha pour le grand décompte final.

Simon a été pénalisé par cette approche car il a été en retrait sur l'échelle de l'ordre du tour, et du coup, il n'a pas pu sélectionner les actions qu'il souhaitait, ou alors en payant.

Cette partie a été une suite de catastrophes pour certains d'entre nous, François, Nico et Thierry en particulier, au niveau des pertes de personnages liées aux événements néfastes.

Finalement, la partie se termine, le grand décompte final permet à Simon de remonter sur l'échelle des scores, mais pas de rattraper son retard.

Ma stratégie prudente m'a encore permi de terminer premier, mais en fait, je pense surtout que dans ce jeu, le fait de le maîtriser un peu (deuxieme partie pour moi et Nico qui termine second comme par hasard) les mécansimes donne clairement l'avantage sur les autres, surtout en début de partie.

undefinedLes Bouddhas et palais de Simon n'ont pas été suffisants face à ma grande érudition ;-)

ce jeu est toujours aussi bon, et comme je le pensais, la configuration des événements en fait presque un jeu différent à chaque fois.


Bilan de la partie :
Pascal (Bleu) : 81
Nico (Vert) : 79
François (Rouge) : 76
Thierry (Jaune) : 72
Simon (Violet) : 71

Note du jeu : 18/20

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Les Vents du Nord :

undefinedDeuxième partie de ce petit jeu pas si petit que ça, mais cette fois, à 4 joueurs au lieu de 3, et avec les bonnes règles surtout ! Nous avions en effet omis un ou deux petits points la dernière fois.

undefinedCette partie m'a fait la même impression que lors de ma première partie : elle a durée presque 2 heures, mais avec la sensation de jouer 1 heure, ce qui est un gage de qualité !

Comme l'autre fois, les tours s'enchaînent et le rythme est très rapide.

Par contre, et peut être parce que nous étions 4, nous avons souvent cherché à faire des propositions pour acquérir les cartes des autres.

La encore, nous avons cherché à faire partir les navires rapidement en remplissant d'abord les petits navires, car cela permet de moins laisser ses ressources dans les entrepôts, car moins de ressources sont nécessaires. En effet, la carte qui permet de faire des échanges entres les entrepôts est une carte extremement puissante, et permet des retournements de situation, comme par exemple subtiliser les ressources d'un joueur qui s'apprête à embarquer. Simon en a d'ailleurs fait les frais 2 fois durant la partie.

J'ai réussi à charger 2 petits navires lors de la première série de bateaux, ce qui m'a donné un léger avantage.
Les manches se sont ensuite succédées, mais Simon a bien noté mon avantage, car il a cherché à me montrer de façon assez systématique en m'empéchant d'acquérir les cartes qui me manquaient.
Du coup, Nico a failli me passer devant, et il s'en est fallu de peu (de 1 en argent en fait) pour qu'il termine avant moi.

Mais j'ai heureusement pu finir avec un dernier navire à 12 points, ce qui m'a amené à 52, la ou l'objectif était de 50.

Au final, les Vents du Nord tourne très bien et demeure un vrai plaisir pour les joueurs.

Bilan de la partie :
Pascal  : 1er, avec 52 points (pfiuuuu, de justesse!)
Nico, Simon et François : derniers

Note du jeu : 17/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Mercredi 26 décembre 2007
undefinedLa fin de l'année arrive, et il est temps de faire un bilan sur les crus ludiques 2007.
Il y a eu énormement de jeux sortis, et la liste que je vous livre ne prend évidemment en compte que les jeux auxquels j'ai joué. Je pense avoir "raté" pas mal de bons jeux, et essayerais de rattraper mon retard progressivement début 2008. Il serait en effet plus simple de faire un bilan en fin d'année si Essen avait lieu en Janvier !

Plutôt que de vous livrer le meilleur jeu dans chacune des catégories que je me suis fixé, j'ai classé l'ensemble des jeux sortis en 2007 auxquels j'ai joué : je me suis ainsi rendu compte que j'ai joué principalement à des jeux dits "intermédiaires", c'est à dire avec une bonne dose de réflexion, mais accessibles à peu près à tout le monde.

Il faut croire que cela correspond aux goûts de mon groupe de joueurs, ce qui me va très bien, car mes envies vont également vers ce type de jeux. Il faut également noter que le fait de placer un jeu dans une catégorie ou une autre est purement subjectif, et correspond plus à ma perception qu'à un classement scientifique. Des jeux comme "Les piliers de la Terre" et "Les Vents du Nord" par exemple sont à la limite des gros jeux mais n'intègrent pas à mon sens suffisamment de mécanismes imbriqués pour entrer dans cette catégorie.

Catégorie gros jeux :
cuba-vignette.jpg
1 - Cuba






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2 - L'année du Dragon






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3 - Amyitis






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4 - Hamburgum








Catégorie jeux intermédiaires :

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1 - Les piliers de la Terre






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2 - Tribun






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3 - Les Vents du Nord (Vor Dem Wind)






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4 - Notre-dame






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5 - El Capitan






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6 - Colosseum






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7 - Caylus Magna Carta









Catégorie jeux familiaux :

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1- Jenseits Von Theben






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2 - Le Tour du Monde en 80 Jours






Catégorie jeux d'ambiance :

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1 - Kingsburg






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2 - Race for the Galaxy






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3 - Gangster








Et vous alors, quel est votre classement 2007 ?
par Pascal publié dans : Vos jeux préférés
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Mardi 25 décembre 2007
histoire-pions8-redimensionner.jpg
par Pascal publié dans : Histoire de pions
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Lundi 24 décembre 2007
Encore une très bonne soirée jeu (vive les vacances de Noël !), avec  :
- une valeur sûre, Taluva,
- une nouveauté tout juste traduite chez Filosofia, L'année du Dragon,
- une deuxième partie de ce très bon jeu découvert il y a quelques jours : Kingsburg.

Taluva :

undefinedundefinedNous attaquons une petite partie à 3 joueurs, pour nous chauffer en attendant les autres joueurs.

Quentin démarre tranquillement, je fais de même, et Philippe, plus sournois que moi, s'installe ostensiblement à côté de moi : visiblement, il cherche le conflit.

Quentin et moi même poursuivons notre développement par une stratégie d'extension des huttes, et Philippe, encore lui, provoque un Casus Belli avec moi : il pose une tuile pour supprimer certaines de mes huttes, et ainsi m'empêche de construire un temple au prochain tour ! Arrrg, j'enrage, mais poursuis néamoins la partie en me promettant de lui faire un tour pendable dès que l'occasion se présentera.

Quentin, seul sur son territoire, se créé un gigantesque village, en prévision de le tronçonner en 3 : il adopte clairement la stratégie : pose de toutes ses huttes et de ses temples.

Pendant ce temps, j'essaye de rattraper mon retard provoqué par Philippe, et me venge par la même occasion en créant des terrains en hauteur à mon tour.
La configuration de notre partie de territoire, à Philippe et à moi, devient chaotique, à base de creux et de montagnes. Je décide alors d'opter pour une tactique huttes + tours.

Philippe, tout à son désir de me polluer ma partie, commet quelques bourdes (bien fait !) qui le font passer en troisième position à ce stade de la partie.

J'entrevois une possibilité de gagner, car j'ai deja posé 2 tours, et il ne me reste que 5 ou 6 huttes à poser, mais je me rend compte que Quentin, serein, va terminer un tour avant moi.

Impossible pour moi de tout poser avant lui ni même de le contrer, et il termine sous mon nez, alors qu'il ne me reste que 4 huttes pour finir (j'ai préféré posé un temple, pour remporter la deuxième place, plutôt que de poser 3 huttes au dernier tour)

C'est toujours un plaisir de jouer à ce petit jeu, même si certains le trouvent froid et sans âme, je ne suis pas de cet avis. Les parties sont rapides et intenses, et même si beaucoup de ses mécanismes sont empruntés à Java, que j'ai découvert récemment, il n'en demeure pas moins un excellent jeu "apéritif", avec des vrais morceaux de réflexions à l'intérieur.

Bilan de la partie :
Quentin (Rouge) : 1er
Pascal (Blanc) : 2ème
Philippe (Jaune) : 3ème

Note du jeu : 17/20 à 3 joueurs, car un des joueurs est favorisé si les deux autres se "combattent'

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L'année du Dragon :

ann--e-du-dragon.jpg J'attendais depuis plusieurs semaines l'opportunité de tester ce jeu, créé par Stefan Feld, l'auteur de Notre-Dame, que j'avais adoré.
Les autres joueurs sont arrivés, et nous commençons l'explication des règles par Philippe M., pour une partie à 5 joueurs.

Le plateau de jeu est sobre, mais joli. Par contre, j'adore les petits cartons qui figurent les évènements, ainsi que les pièces, trouées au milieu.

P1030700-redimensionner.JPG Le pitch du jeu : Les joueurs incarnent des Princes d'une province Chinoise.
Ils ont recours au soutien de différents personnages de leur Cour, à l’aide desquels ils tenteront de surmonter les pires difficultés causées par des évènements catastrophiques.


J'avoue qu'à l'écoute des règles, je reste dubitatif : la mécanique d'ensemble est relativement simple, par contre, les capacités des différents personnages, ainsi que les effets des évènements me semblent très difficiles à retenir lors de la première partie.

Les autres joueurs ont l'air sûrs d'eux, et me disent que les règles sont d'une clarté absolue .....

La partie commence avec la pose aléatoire des 12 évènements qui vont ponctuer l'année: c''est une très bonne idée, et l'ensemble de la stratégie est sous-tendue par ce principe.

Les mois vont s'alterner, avec 4 phases différentes :
- Actions
- Personnages
- Evènement
- Décompte

Pendant la phase d'action, il est possible de poser son pion Dragon sur une des cartes qui produisent les effets suivants :

- Impôts : On reçoit pour chaque pièce (sur la carte et sur les Collecteurs d’impôts) 1 Yuan de la réserve.
- Construction : On reçoit pour chaque marteau (sur la carte et sur les Ouvriers) une pièce Palais de la réserve (on agrandit ou on construit un palais). Rappel: un palais ne peut compter plus de 3 étages.
- Récolte : On reçoit pour chaque sac de riz (sur la carte et sur les Paysans) une tuile Sac de riz de la réserve.
- Fusée : On reçoit pour chaque feu d’artifice (sur la carte et sur les Artificier) une tuile Feu d’artifice de la réserve. Armée : On déplace pour chaque casque (sur la carte et sur chaque Guerrier) son marqueur de personnage d’une case en avant sur la piste de personnage.
- Études : On déplace pour chaque livre (sur la carte et sur chaque Savant) son marqueur de points de victoire d’une case.
- Privilège : On paie 2 ou 6 Yuan et on reçoit un petit ou un grand Privilège de la réserve.

Durant la phase personnage, chacun joue une de ses douze cartes personnages (il y a douze tours, et 10 personnages différents, plus 2 cartes joker pour compléter), récupère la tuile personnage correspondant, et la place sous un de ses palais.

P1030703-redimensionner.JPG Phase évènement : Il y a 6 évènements différents: Repos, Tribut à l’Empereur,Sécheresse, Assaut Mongol, Fête du Dragon et Épidémie. Ils sont donc tous présents deux fois, et il faut s'y préparer, car certains sont TRES néfastes.

La partie démarre, avec un astucieux système pour déterminer l'ordre du tour, un peu à la Jenseits Von Theben, mais en plus complexe.

N'ayant pas compris toutes les subtilités du jeu, j'opte pour une tactique simple, basée sur les artificiers. cela a le mérite de faire marquer 2 fois 6 points pour le premier artificier, et justement, les deux évènements Fête du Dragon sont dans les premiers mois de l'année.

Les autres "semblent" élaborer des tactiques plus complexes, en tous cas, ils en ont l'air convaincu ...

Nico part sur une tactique Yuan puis Etude, pour se prémunir contre les problèmes d'argent, et pour s'assurer de gros points de victoire à chaque tour grâce à ses Savants.

P1030704-redimensionner.JPGPhilippe U. choisit un grand privilège qui lui octroie 2 points de victoire par tour. Il mise aussi sur les points accordés par ses palais, et vient se frotter à Philippe M. sur la tactique guerrier.

De son côté, Philippe M. opte donc pour une tactique guerrier, qui lui permettra lors des 2 assauts de marquer des points.

Enfin, Seb choisit une technique bien particulière appelée "de la voiture balai". En effet, avec le mécanisme de l'ordre du tour, chaque joueur dispose d'un marqueur qui avance en fonction de points rapportés par les tuiles personnages. Plus le chiffre est élevé, plus on avance vite notre marqueur, et plus on choisit en premier les actions dans la première phase du jeu. Par contre, les points indiqués sur ces tuiles sont inversement proportionnels à l'effet de la tuile : pour disposer d'une tuile personnage puissante, il faut en prendre une qui n'accorde que peu de points pour l'échelle de l'ordre du tour. Vous ne comprenez pas tout ce que j'écris ? C'est normal, ça m'a fait la même chose pendant un bon moment durant la partie !
Je disais donc que Seb, étrangement (peut être pour se différencier) fait le choix d'être systématiquement dernier sur cette échelle de l'ordre du tour, mais également d'être le plus pauvre en yuan : peut être s'est-il fixé un handicap de départ pour se mettre à notre niveau ?

La partie se poursuit ainsi, et maintenant que j'ai obtenu mes 2*6 points, il me faut changer de tactique. Je choisis une stratégie basée uniquement sur le long terme, avec deux axes :
- me prémunir au maximum contre les événements néfastes qui vont arriver bientôt,
- construire de nombreux et grands palais, pour accueillir beaucoup de tuiles personnages,mais aussi pour récupérer des Bouddhas qui font marquer un maximum de points en fin de partie.

Petit à petit, je commence à intégrer les subtilités du jeu, et surtout la bonne intégration des différents mécanismes : ils s'équilibrent merveilleusement bien, et laissent apparaître de nombreuses stratégies gagnantes, qui seront essentiellement dictées par l'ordre des évènements dans les 12 mois de l'année.

La partie approche de la fin, et alors que j'arrive péniblement à me maintenir au score, je vois avec bonheur que les autres ne disposent pas de mon arme fatale, le Grand Décompte Final. En particulier, les 4 derniers évènements sont très néfastes, et tandis que Philippe M. et moi-même arrivons à sauver les meubles, des joueurs comme Philippe U. se retrouvent avec très peu de palais et de tuiles personnages à l'issue de l'année.

Le décompte arrive, et c'est le jackpot pour moi, d'une part grâce à mes tuiles personnages qui me rapportent 7*2 points, mais aussi mes deux bouddhas qui me rapportent 2*2*3 points. cela m'ajoute donc 26 points, la ou d'autres ne gagnent qu'une petite dizaine de points.

Finalement, une fois la première étape de compréhension des différents effets tuiles personnages/cartes actions/évènements passées, le jeu révèle une vraie profondeur. Il est nettement plus complexe que Notre-Dame, et permet des stratégies multiples, qu'il faudra sans cesse adapter à la configuration de la partie. Un TRES grand jeu que tout amateur de jeux aux mécanismes admirablement rodés se doit de posséder.

Bilan de la partie :
Pascal (Rouge) : 112
Philippe U. (Jaune) : 98
Nico (Vert) : 92
Philippe M. (Bleu) : 88
Seb (Violet) : 85

Note du jeu : 18/20

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Kingsburg :

undefinedNous finissons la soirée par une partie de Kingsburg, déjà testé il y a quelques jours. Nous sommes encore cinq à cette heure tardive pour débuter, mais seuls deux d'entre nous, Philippe et moi-même, avons déjà eu l'occasion de le tester.

Je ne ré-explique pas ici le principe du jeu (voir mon compte-rendu précédent), et nous démarrons la partie, avec un a priori positif pour les nouveaux joueur provoqué par le très beau matériel, à la fois du plateau général, mais aussi des plateaux de développement des bâtiments individuels.

Cette partie a été assez drôle, car il y a eu une constante au niveau des tirages de dés.

Philippe M. a été celui qui a tiré le plus de petits dés, avec des sommes dépassant rarement les 10. Viennent ensuite Nico et Philippe U., avec des tirages que je qualifierai de "moyens".

P1030711-redimensionner.JPGPuis c'est mon tour, avec de mauvais tirages au tout début, mais ensuite, de très bons résultats flirtant assez souvent dans les 15 à 18, et jusqu'à la fin de la partie.

Et enfin Seb, le magicien des dés qui ferait bien de jouer au loto, avec des tirages hallucinant qui lui permettront entre autre de se positionner sur la Reine (et on retrouve bien là la nature de Seb) à de multiples reprises.

La partie fut chaotique a souhait, avec des retournements de situations assez comiques.
Seb et moi avions opté pour une tactique assez simple basée sur :
- la chance aux dés,
- la construction de bâtiments qui rapportent un maximum de points de victoires.

recadreP1030716-redimensionner.jpgLes autres joueurs, plus frileux que nous, ont opté pour une tactique qui permet également de construire des bâtiments de défense, en prévision des 5 attaques de fin d'année, avec ses conséquences désastreuses pour ceux qui échouent.

Et bien leur en a pris, car alors que nous caracolons en tête juste avant l'hiver de l'année 4, les monstres à combattre deviennent très menaçant, et le dé de défense du Roi, de 3,  ne va pas nous permettre, à Seb et à moi, d'en réchapper. Alors que je me vois contraint de détruire mon église (7 points de victoire en moins, sans compter le coût de construction perdu), Seb se retrouve obligé de retirer sa Cathédrale (9 points de victoire en moins) !

J'arrive difficilement à la reconstruire au dernier tour, et la, à nouveau, grosse catastrophe pour moi. Le dé du Roi est de 1, pour combattre un monstre titanesque, et je me retrouve, seul cette fois, à perdre le combat. Mon église est à nouveau retirée du jeu, et le score reflète bien la situation : je me retrouve bon dernier, la ou j'étais second 20 minutes plus tôt.
Seb, de son côté, parvient à conserver son statut de premier, car il a réussi à reconstruire et à conserver sa Cathédrale.

Au final, un jeu bien rigolo et chaotique, ou l'on s'amuse beaucoup, même si la part laissée au hasard refroidira les inconditionnels de la réflexion.

A noter que pour un jeu de ce type, la durée de la partie est assez longue : il faut compter deux bonnes heures à 5 joueurs.

Bilan de la partie :
Nico (Vert) : 38
Seb (Noir) : 32
Philippe U. (Jaune) : 30
Philippe M. (Rouge) : 29
Pascal (Bleu) : 26

Note du jeu : 17/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Lundi 24 décembre 2007
Allez, un spécial Noël pour cette fois, avec 4 jeux différents.
Les reconnaitrez-vous ?

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par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Dimanche 23 décembre 2007
Ludo le gars est un peu aux blogs de jeux de plateaux ce que Tric-Trac est aux sites de jeux de plateaux : INDISPENSABLE. Attardons nous un peu avec ce gros joueur aux goûts éclectiques

TheNewLudo : Bonjour Ludo, et tout d'abord, qui es tu ?

Ludo le gars : Ludovic Gimet, 35 ans, professeur des écoles et président d'une association de jeux de plateaux à Villefranche sur Saône dans le Rhône. Grand amateur de jeux, en tous genres, depuis ma plus tendre enfance.


TheNewLudo : Parlons de ton blog : depuis quand existe-t-il ? qu'est-ce qui t'a motivé pour créer ce blog ?

Ludo le gars : Mon blog... Mon site veux-tu plutôt dire ? En effet, je préfère parler de site plutôt que de blog car historiquement c'était un site web fait main, commencé courant janvier 2002, et qui a muté en blog en novembre 2005. Pourquoi l'ai-je créé ? Tout simplement pour garder une trace "littéraire" des parties de jeux jouées. En effet, sur des jeux comme Méditerranée par exemple, il y a comme une histoire qui se déroule au
fur et à mesure de la partie et c'est cette histoire que j'avais envie de conserver et de transmettre. En plus, rien n'existait de la sorte sur l'internet francophone et je pensais que cela pouvait intéresser du monde. Ensuite cela m'a permis de me confronter à d'autres joueurs (discussions, analyses, ...) et d'entrevoir une sorte de comparaison de scores et de stratégies de jeu déployées d'une partie à l'autre.
D'ailleurs, si je me réfère à mes comptes-rendus de parties d'Euphrat & Tigris, je crois pouvoir dire que le nombre important de scores mis en ligne offre quelques pistes d'analyse statistisques. Et si j'avais plus de temps, je consacrerais bien un p'tit moment à ça...


TheNewLudo :  Quelle est la fréquentation de ton site, et son évolution au fil des mois, années ?

Ludo le gars : Je suis actuellement à 400 / 450  visiteurs uniques par jour, chiffre qui était déjà là en 2005 avant que je mute en blog. Il m'a fallu 2 ans pour revenir à ce niveau. Auparavant, l'évolution avait été très régulière, des quelques visites de 2002 aux très nombreuses de 2004 et 2005.


TheNewLudo :  Selon toi, qu'est-ce qui fait que le jeu est en train d'exploser en  France depuis quelques années ?

Ludo le gars :
J'ai du mal à te répondre car je suis cela d'assez loin maintenant. Mon sentiment c'est qu'il y a de plus en plus de joueurs, oui, notamment qui surfent sur TricTrac, et qu'il y a de plus en plus de buzz autour des sorties. Auparavant, vers 2002 en fait, un jeu avait plus de temps pour lui, plus de temps pour vivre, alors qu'aujourd'hui l'un chasse l'autre. Je sais, je ne réponds pas à ta question, je constate et je commente.
Désolé ;-)


TheNewLudo :  Qu'est ce qui te motives à continuer à mettre à jour ton site au fil des années, la ou d'autres ont abandonnés ?

Ludo le gars : Toujours la même soif de relater les parties les unes après les autres. Certes aujourd'hui, ayant un peu moins de temps en semaine, je préfère m'assurer un vendredi soir réussi sur un jeu que je pense ou que je sais que je vais aimer. Mais parfois je me trompe. Et du coup, l'écriture du compte-rendu est moins intéressante et il m'arrive de la faire en traînant les pieds. Autre chose : c'est vrai que c'est usant de faire un
site, qui plus est de manière très régulière. Mais les commentaires font plaisir et poussent à continuer. En ce moment, d'ailleurs, j'ai un p'tit coup de mou : quasiment 0 commentaire sur chaque article, même pour des
jeux non critiqués en français comme Agricola. C'est vrai que c'est un peu dur et qu'on se demande si les lecteurs se rendent compte du boulot qui est derrière... Surtout quand vous constatez, via les stats, que 558
visiteurs ont lu l'article le jour même de sa publication...


TheNewLudo :  Tu es un très gros joueur, mais concrètement, combien possèdes-tu de jeux ?

Ludo le gars :
Gros moi ? Qui est gros ici ? Non, sincèrement, je ne me considère pas comme un gros joueur, mais comme un amateur de jeux assez denses. A la maison, pour parler quantité, je dois avoir un poil plus que 700 jeux et je tente régulièrement d'épurer tout ça car on ne peut ni jouer à tout ni tout garder...


TheNewLudo :  Es tu conscient qu'à travers ton blog, tu influences une partie des joueurs ?

Ludo le gars :
Oui, certainement. Et alors ? Je pense que les gens qui connaissent mon site connaissent aussi mes goûts et que si les leurs se rapprochent des miens, ils peuvent foncer. Bien sûr il y a des exceptions.


TheNewLudo :  Quel est ton type de jeu préféré ?

Ludo le gars :
Jeu à la Age of Steam (pour la vision à long terme, l'ambiance et l'interaction), à la Löwenherz (pour le nombre d'actions limitées, l'expansion territoriale et les négociations), à la Puerto Rico (pour la
richesse du thème et la logique interne très élégante). En revanche, je suis moins enthousiaste, même si j'aime bien quand même, sur les jeux d'optimisation à la Caylus ou Piliers de la Terre.


TheNewLudo :  Et tes jeux préférés 2007 ?

Ludo le gars :
Bientôt mes incontournables 2007 en ligne sur mon site. Patience, patience... Allez, je suis bon prince, mon gros jeu 2007 sera Brass.
Pour les assesseurs et les autres catégories, rendez-vous sur mon site dans quelques jours...


TheNewLudo :  Pour finir avec tes Top jeux, quels sont tes jeux préférés toutes catégories ?

Ludo le gars :
Age of Steam, Löwenherz, Puerto Rico, Euphrat & Tigris,Twixt et le Go. Alexandros et Funkenschlag ne sont pas loin. Quant à Carcassonne, il est pour moi le meilleur jeu de découverte.


TheNewLudo :  Allez, une petite dernière, quel est LE jeu que tu emmènes sur une île déserte (mais on suppose que tu pars avec tes potes pour ne pas être seul ...)

Ludo le gars :
Age of Steam avec toutes ses extensions... dont les cartes solo pour jouer tout seul au pire !


TheNewLudo :  Comment as tu fais pour convertir ta femme Julie aux jeux de plateaux (je cherche toujours la recette) ?

Ludo le gars :
Méditerrannée puis Carcassonne ont occupé de très nombreuses soirées. D'excellents souvenirs. Ensuite, elle ne joue pas tous les soirs, loin de là, et certainement de moins en moins. Sauf en vacances, au camping (voir des comptes-rendus)


TheNewLudo :  Quels sont les jeux préférés de Julie, Maitena et Tristan ?

Ludo le gars :
Julie : Euphrat & Tigris loin devant, suivi d'Alexandros et Puerto Rico. Et puis, mais pas avec moi, le Cluedo ou Scotland Yard :-)
Maitena (t'es bien renseigné toi sur les prénoms...) : l'awalé, Pyramidos et Akaba. La compagnie des taupes aussi.
Tristan : Elefun, Los Mampfos et le jeu de puces. Dernièrement il a beaucoup aimé le Trésor des dragons et Zygomar.
Pour la famille de 4, le jeu est Kleine Fische, un très bon petit jeu de cartes (prise de risque) jouable dès 4 ans et qui marche super bien.


TheNewLudo :  Pour terminer, tu es directeur d'école et instituteur dans un tout petit village : tu dois naturellement passer ton temps à convertir sournoisement tes élèves à ta passion : comment t'y prends-tu ? Tu donnes des cours d'Age Of Steam, entre les mathématiques et la géographie ?

Ludo le gars :
Pas cette année. J'ai bien fait de la création de jeu à l'école il y a 2 ans et il m'arrive d'organiser des séances de découverte mais pas encore en 2007/2008. L'année prochaine ?


TheNewLudo : Merci à toi Ludo, bonnes fêtes de Noël, et longue vie à ton site/blog !
par Pascal publié dans : Interviews
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Samedi 22 décembre 2007
Bonne petite soirée en ce 21 Décembre, pour tester deux nouveautés d'Essen'07, Kingsburg et Les Vents du Nord. Ces deux jeux, très différents, avaient attirés mon attention pour des raisons très différentes.

Kingsburg pour son esthétisme et sa mécanique futée à base de dés, à la Yspahan, et Les Vents du Nord pour son côté optimisation de ressources, à la Puerto Rico. Ils ont tenus leurs promesse, mais place aux comptes rendus.

Kingsburg :

undefined Nous attaquons une partie à quatre joueurs, et découvrons le matériel, très joli, composé d'un plateau principal contenant essentiellement les conseillers du roi, ainsi que le Roi et la Reine eux-mêmes. En plus des classiques petits pions en bois représentants les trois ressources disponibles (bois, or et métal), chaque joueur dispose d'un mini plateau qui représente les divers bâtiments qu'il pourra construire durant la partie. Ces bâtiments, une fois construits, lui accorderont des avantages.
Enfin, il y a des dés, beaucoup de dés, dont trois par joueur, de la couleur de ses pions.

Le pitch du jeu : dans Kingsburg, les joueurs incarnent des seigneurs envoyés par le roi pour créér de nouvelles frontières. Pour cela, ils vont influencer des personnages du royaume, qui leurs accorderont essentiellement des ressources et des troupes. Ensuite ils construiront des bâtiments qui leurs donneront des avantages et des points de victoire.

P1030654-redimensionner.JPG Le jeu se décompose en 5 années de 4 saisons. Les trois premières saisons sont des phases de constructions, alors que l'hiver voit arriver les ennemis du royaume, que tous vont devoir combattre. Chacun devra combattre cet ennemi individuellement, donc il ne s'agit pas d'un jeu coopératif (bien au contraire ...)

Au début de chaque saison, les joueurs lancent leurs trois dés puis les "partagent" pour les positionner, en fonction de leur valeur, sur les personnages. Il y a 18 personnages, et bien evidemment, le personnage 1 (le Bouffon) rapporte nettement moins que le 18 (le Roi), qui nécessite de positionner trois dés à six faces (sauf si l'on dispose de bonus).

je commence la partie, avec de vieux souvenirs de jeux de rôles ou je tirais systématiquement de mauvais dés, et justement, la partie commence avec des premiers tirages assez catastrophiques pour moi. Heureusement, le jeu dispose de plusieurs mécanismes de ré-équilibrage, qui donnent de petits bonus au dernier joueur.

Chacun à notre tour, nous positionnons nos dés sur un personnage, puis nous continuons jusqu'à épuisement de nos dés. Et la mécanique du jeu apparait très clairement ; la pose de ses dés doit forcement intégrer les dés des autres joueurs, car un seul joueur peut poser ses dés sur un personnage, donc il est très facile de bloquer un adversaires, qui peut se retrouver avec des dés inutiles, qu'il devra défausser. L'objectif devient alors de positionner ses dés non seulement sur des conseillers interessants, mais aussi de bloquer les autres, et enfin de se garder la possibiltés de placer ses derniers dés sur un personnage libre lorsque son tour revient. Bonjour le casse-tête !

Il faut donc gérer intelligement ses ressources pour essayer de maximiser ses constructions de bâtiments à son tour. Il y a 20 bâtiments différents, qui sont en fait des sortes d'upgrades de types de bâtiments (bâtiments clericaux, militaires, ...). Il faut respecter l'ordre des upgrades pour chaque type, et evidemment, plus les bâtiments sont upgradés (en fait, il s'agit de bâtiments supplémentaires plus que d'upgrade), plus ils octroient de bonus et de points de victoire.

Nous construisons donc tous nos premiers bâtiments, et l'hiver arrive, avec ses premiers combats. Prévoyants, nous réussissons tous à les contrer, donc nous récupérons tous les bonus associés, au lieu des malus prévus en cas de perte. Il y a 5 monstres à combattre (un par année), et ils sont de plus en plus forts, avec des bonus et malus en proportion. Nous nous faisons tous la réflexion qu'il va falloir augmenter nos défenses si nous voulons résister aux prochains ennemis des années suivantes.

Les tours s'enchaînent et assez vite, Arthur a bien compris que la clé est de disposer de ressources en suffisance. Il commence aussi à construire des bâtiments et se fixe comme objectif d'en faire un par saison.

De mon côté, mes petits tirages au dés ne m'autorisent pas une telle débauche d'achats, et Quentin et moi-même récuperont ainsi souvent les bonus des derniers joueurs !

Philippe, de son côté, fait quelques beaux tirages aux dés qui lui donnent accès aux personnages les plus intéressants.

Mais je lui rafle la mise et suis le premier à me positionner sur le Roi qui me donne une ressource de chaque type, ainsi qu'un +1 au prochain combat. Philippe se venge en se positionnant sur la Reine, qui donne 2 ressources de son choix, ainsi que 3 points de victoire, et également la possibilité de voir en avance la prochaine carte de combat de la saison hiver.

Un des bâtiments les plus intéressant pour moi permet de relancer ses dés si leur somme est inférieure à 7. Je me dis qu'il me le faut absolument, finis par l'acquérir, et à ce moment là, évidemment, mes tirages se mettent à dépasser 7 ! Malchance, quand tu nous tiens !

Les saisons s'enchaînent, et la fin de partie commence à se profiler : il est temps de se mettre à construire de gros bâtiments qui donnent beaucoup de points de victoire. D'un autre côté, le spectre du monstre final, avec comme malus potentiel de retirer son plus gros bâtiment, fait hésiter entre la technique défensive, et le fait de construire à outrance. J'opte pour la construction, car de toutes façons, ma situation est désespérée en terme de points de victoire ....

Seulement évidemment, je ne suis pas le seul à faire ce raisonnement, et Arthur et Philippe font de même. Quentin, lui, ne dispose pas de dusffisemment de ressources pour construire un gros bâtiment.

Le monstre final arrive, un monstre qui fait perdre 8 points de victoires ! Nous arrivons tous à le vaincre, sauf Quentin, qui n'a pas construit suffisemment de bâtiments défensifs pour faire face à l'ennemi. Son score est décrémenté d'autant, ce qui me permet de ne pas finir bon dernier (ouf, merci Quentin  ;-) )

P1030652-redimensionner.JPG  P1030655-redimensionner.JPG  P1030659-redimensionner.JPG
Le tableau des bâtiments de chaque joueur ; mon arrivée triomphale sur le Roi ; le plateau en fin de partie

Et Phlippe fait une remontée spectaculaire, puisque qu'il passe juste devant Arthur, qui a pourtant mené tout au long de la partie, et qui semblait inatteignable !

Au final, un très bon "petit" jeu, à jouer en s'amusant à faire un peu de "role play", avec ce qu'il faut de hasard et de stratégie pour le rendre intéressant pour tous : un jeu assez consensuel en fait, dans le sens noble du terme.

Bilan de la partie :
Philippe : 37
Arthur : 36
Pascal : 27
Quentin : 19

Note du jeu : 17/20

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Les Vents du Nord :

vents-du-nord.jpgDeuxième jeu, en comité plus réduit, puisque ne restent que Arthur, Philippe et moi. J'avais hâte de tester ce jeu qui a l'air d'être apprécié des gros joueur. La boîte contient essentiellement des cartes, assez jolies, et les petits plateaux des joueurs, figurant des entrepôts, ne sont ici qu'un prétexte pour ce qui reste un jeu de cartes. A ce propos, nous avons trouvé que les cartes ressources auraient pu être avantageusement remplacées par des petits cubes, si emblématiques des jeux de gestion et d'optimisation.

Le pitch du jeu : Dans le port, les bateaux de commerce attendent d'être remplis de marchandises. Chaque navire doit stocker une certaine combinaison de marchandises. Les joueurs prennent le rôle de commerçants essayant de remplir leurs entrepôts de marchandises qui sont alors à leur tour transférées aux bateaux présents dans le port.

Les règles sont assez courtes, mais avec quelques subtilités au niveau des cartes spéciales.

Le vainqueur est le joueur qui dispose d'un certain nombre de points le premier (50 points à trois joueurs).

Pour résumer, le principe est le suivant : il y a trois tas de cartes, qui contiennent dans l'ordre des ressources (pommes, soie, fromage, épices), des cartes pour stocker ces ressources en main vers ses entrepôts, et dans le dernier tas des cartes pour transférer ses ressources vers les navires en partances, ou bien pour les vendre directement.

recadreP1030663.jpg A partir de ce principe assez simple, quelques petites règles viennent rendre le jeu assez tendu. Entre autres :

- le joueur dont c'est le tour retourne trois cartes des trois tas, mais il peut choisir d'en retourner 2 d'un même tas (donc au détriment d'un autre tas). Ensuite il en choisit une pour lui, et les autres, à leur tour, vont en choisir une. Du coup, il faut à la fois piocher des cartes par rapport à ce que l'on souhaite faire ce tour ci (récupérer des ressources par exemple), mais également veiller à ne pas avantager ses adversaires en piochant dans des tas qui les intéressent également,

-  autre point, un joueur peut choisir une carte parmi celles découvertes, mais peut également demander une des cartes choisit par un des joueurs précédent : s'en suit une enchère : le joueur qui a pris la carte en premier choisit si il souhaite la vendre, ou bien payer l'équivalent de ce que l'acquéreur potentiel en demande, pour la conserver ! Vous imaginez assez bien je pense les coups fourrés que cela engendre car un joueur peut décider de voler une carte à son adversaire, même si il n'en veut pas vraiment, uniquement pour l'embêter, ou bien se faire de l'argent, si il sait que l'autre joueur payera pour conserver sa carte.

Des cartes spéciales complètent l'ensemble et permettent des actions du type :

- poser directement des ressources dans son entrepôt sans avoir à payer,

- échanger des cartes ressources de son entrepôt avec des ressources d'autres entrepôts (certainement la carte la plus puissante du jeu),

- empécher ses ressources de pourrir.

Nous commençons la partie, et il apparait immédiatement que le jeu est très nerveux : les tours s'enchaînent extrèmement vite, et on sent qu'il ne faut pas perdre de temps : en effet, lorsqu'il ne reste plus que 2 bateaux ou moins au port, on replace de nouveaux navires, et les joueurs perdent leurs cartes ressources en mains, ainsi que certaines de leur cartes périssables stockées dans leurs entrepôts.

Un autre point apparaît également : sans or, point de victoire possible : et l'argent tourne quasiment en cercle fermé au début : il faut attendre de sortir ses ressources des entrepôts, ce qui ne peut pas se faire en début de partie, pour espérer récupérer de l'argent : et la, un nouveau dilemne : le joueur doit chosir entre vendre ses ressources des entrepôts sur le marché local, ou bien les envoyer dans les navires pour écupérer des points de victoire. sans argent, pas de possibilité de continuer la partie, et sans points de victoire, pas de possibilité de gagner la partie. Ces choix Cornéliens vont devoir se poser à nous toute la partie.

J'opte pour une tactique blitzkrieg, et arrive à charger rapidement un premier gros navire, qui m'apporte 12 points de victoire. A cours d'argent, je fais chanter mes adversaires en réclamant les cartes qu'ils souhaitent utiliser pour leur extorquer leurs maigres ressources.

recadreP1030664.jpg Arthur, juste après moi, choisit de vendre ses ressources stockées pour se renflouer.

 Philippe, lui, a repéré un gros bateau à 18 points, et stocke en prévision : il choisit donc une stratégie plus long terme, mais qui rapporte gros.

A ce moment là, et juste avant que Philippe aille au bout de sa stratégie, Arthur entre en action, et révèle toute sa noirceur : il joue une carte spéciale qui lui permet d 'échanger ses ressources avec celles de Phlippe, ce qui lui permet d'une part de faire partir un navire, et d'autre part de mettre Philippe dans l'embarras, ce dernier se retrouvant avec des ressources soie dont il n'a que faire.

La première manche se termine car il ne reste plus que 2 navires à quai, donc nous remplaçons les navires, et nous délestons des ressources périssables, à l'exception de Philippe qui a posé une carte qui lui permet de les conserver.

Je continue ma tactique éclair, et repère à nouveau un navire intermédiaire, ce qui me semble un excellent compromis entre les petits navires qui ne rapportent pas grand chose, et les gros qui prennent trop de temps, et laissent la possibilité à un adversaire d'échanger ses ressources avec les miennes dans mon entrepôt (n'est-ce pas Philippe ?). Je bénéficie en outre d'un autre avantage : pour une raison obscur (vengeance ?) Philippe et Arthur n'arrêtent pas de se faire des crasses, ce qui m'amuse bien, en plus de me donner de l'avance.

Je marque ainsi à nouveau des points de victoire, et les autres joueurs arrivent quand même à charger quelques bateaux. La deuxième manche prend fin, et nous replaçons de nouveaux bateaux.

Je poursuis ainsi ma stratégie "bateaux moyens", et arrive à 44 points : il me manque juste 6 points, et justement, un petit bateau à 6 points est présent au port. Arthur a repéré mon petit jeu, et tente de m'intercepter en cherchant à acquéri la carte qui me permettra de mettre mon plan en oeuvre. Seulement voila, il me reste assez d'or pour m'acquiter de la somme demandée lorsqu'Arthur se propose de me la racheter, donc je conserve la carte.

Je remplis ainsi les cales de mon dernier navire, empoche les 6 points, et la partie se termine.

Finalement, tout le monde a été séduit par ce petit jeu de cartes : très rapides, les tours s'enchaînent et le plaisir est présent tout le temps. Seul petit point noir : quelques imprécisions des règles, dans des cas particuliers assez nombreux. je pense que nous n'avons pas joué exactement avec les bonnes règles, et les points obscurs nécessiteront une FAQ pour que le plaisir soit entier.

Bilan de la partie :
Pascal : premier
Philippe et Arthur : derniers

Note du jeu : 18/20

par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Vendredi 21 décembre 2007
Les jeux de majorité sont nombreux : sont ils trop nombreux, au point de s'aliéner le public averti ?

Depuis que le concept existe, il a été sans cesse  réutilisé et adapté à toutes les sauces.
Certains gros gamers que je connais en sont même venus à détester ce mécanisme, non pas parce qu'il est mauvais, mais à cause de cette impression de le retrouver systématiquement dans la production ludique.

Il reste pourtant  particulièrement adapté à notre passion, et autorise un nombre de stratégies assez impressionnant. Qu'il soit le ressort principal du jeu, ou juste un élément de l'ensemble, on le retrouve partout, au point de dégouter ceux qui recherche l'originalité.

De mon côté, j'adore ce mécanisme et n'en suis pas encore au stade du dégout.
Si je devais donner mon Top 3 en matière d'utilisation du principe (et non pas forcement en notant le jeu en lui-même), mon palmarès serait le suivant :

1 - Capitol
2 - El Capitan
3 - Khronos

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Et vous, appréciez-vous ce mécanisme ?
Quel est votre Top 3 dans ce domaine ?
par Pascal publié dans : Débats
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Jeudi 20 décembre 2007
undefinedBruno Cathala fait partie des grands créateurs de jeux Français. Interview décalé avec un personnage ludique humoristique ...

TheNewLudo :
Bonjour Bruno. Puisque tu m'as demandé de faire original pour cette interview, pour te changer des interviews classiques liées à ton statut de people ludique, je te propose le petit jeu suivant. Mes questions vont naturellement porter sur les jeux (on s'en serait pas douté), mais pour faire original, je vais à la place utiliser des termes empruntés à des thèmes différents. Il te faudra "traduire" mes questions pour les comprendre, et à ton tour, tu devras y répondre en respectant le thème imposé de la question, et le lecteur "traduira" à son tour tes réponses ludiques.

Je vais prendre un exemple pour être sur de bien me faire comprendre :
Sur un thème cinéma, si je te demande quel est ton film préféré, il faut comprendre que je te demande ton jeu préféré. Tu me répondrais reservoir dogs par exemple, si tu aimes le jeu Cash&Guns ...(Trop facile pour moi !)

Prêt ?


Bruno Cathala : yes !!
on va bien s'amuser... hé hé
c'est partiiiiiiii !


Thème : Discussion sur un chat internet
TheNewLudo :  asv ?  (Age/Sexe/Ville pour les ignorants des technologies modernes)

Bruno Cathala : Alors, dans l'ordre:
- Loire Atlantique jusqu'en novembre 2008 où je passe Loiret (Note TheNewLudo : là, visiblement, il a encore du mal avec le concept ;-) )
- Oui, le plus souvent possible, mais bon, je ne suis pas georges clouney non plus, what else !!
- St Pierre en Faucigny (si si, ça existe)
 
Thème : Brice de Nice
TheNewLudo :  Pourquoi ce surnom de Bruno de Concarneau alors que tu habites à la montagne ?
 
Bruno Cathala : Parce que je suis Breton demi-sel et que ma maman est Lorientaise.
 
Thème : Cuisine
TheNewLudo :  Quels sont tes plats préférés ?

Bruno Cathala : Ceux qui sont faits par les autres !!!
En fait je n'aime faire à manger que lorsqu'il y a du monde à la maison, alors je me débrouille pour aller manger chez des ami(e)s le plus souvent possible.
D'ailleurs je lance un appel: j'accepte toutes les invitations !!!
 
 
Thème : Cinéma
TheNewLudo :  Préfères tu les blockbusters Américains à thème fort comme "Les aventuriers de l'Arche perdue", ou les films avec une mécanique bien huilée à l'Allemande, comme "Lili Marleen" de Fassbinder ?

Bruno Cathala : Excellente question !! Si j'ai un gros faible le cinéma d'auteur à la Française, avec un faible pour le tandem Bacri-Joui, je suis assez éclectique et peux m'enthousiasmer pour les deux écoles ci-dessus selon l'humeur et l'envie du moment.
Le tout est de ne pas en attendre la même chose, et il n'y a alors pas lieu d'être déçu

 
Thème : Kamasutra
TheNewLudo :  Pourquoi ne créés tu pratiquement que des positions pour 2 partenaires ? Tu sais qu'il est possible de faire ça à plus ?

Bruno Cathala : Je m'inscris en faux contre cette allégation !! En effet, si j'aime les plaisirs à deux, j'avoue sans honte pratiquer aussi les plaisirs solitaires et expérimente depuis quelques années le trio avec mes compères Veveysans-Pauchon-Braff.. avec aussi une contribution collective du côté de Stonehenge !!! J'aime TOUS les plaisirs, non mais !
 
 
Thème : Chanson Française
TheNewLudo :  J'ai l'impression que tu as l'angoisse de la page blanche si tu travailles seul : tu as par exemple co-écris "les colliers de la reine" avec Demis Roussos, "les chevaliers de la table ronde" avec Framboisier de la bande des musclés, "Mr Jack" avec Dave, .... Tu confirmes ton angoisse de l'artiste ?

Bruno Cathala : Pas du tout. La vérité est beaucoup moins reluisante. En réalité, je suis obligé aujourd'hui face à cette question de révéler ma véritable profession: Illusioniste.
Pendant 18 ans, j'ai exercé un métier qui ne s'apprend pas à l'école et auquel personne ne comprend rien: chercheur en métallurgie du Tungstène.
Il m'a suffit d'affirmer que je m'y connaissais pour rassurer ce petit monde et de prendre quelques mesures péremptoires et catégoriques pour confirmer mon statut d'expert... mais la supercherie a été mise à jour et j'ai été licencié.
Il a donc fallu changer d'illusion: par miracle j'ai réussi à faire croire à un éditeur que j'étais chansonnier. Depuis, pour rester crédible, je m'efforce d'approcher les grands noms de la chanson française décrits ci-dessus pour profiter d'un travail déjà fini (je n'ai jamais eu la moindre idée personnelle) pour apposer mon nom sur les boites !!
Mais par pitié, faut que ça reste entre nous, hein.....
Quoique... si jamais il fallait que je passe à une nouvelle grande illusion, je pourrai toujours tenter de faire croire que je suis le leader de la gauche française !
Semblerait que plus personne ne sache bien en quoi ça consiste, alors ça peut marcher... Y'a un mec qui a fait ça récemment à droite et en plus ça permet de sortir avec des Top Models... chut.... c'est quelqu'un qui m'a dit.....
;-)))


undefined Thème : Lingerie féminine
TheNewLudo :  Comment expliques tu l'explosion des ventes de lingerie féminine ces dernières années en France ? les Français en ont marre de la télé ?

Bruno Cathala : Je pense malheureusement avoir ma part de responsabilité dans cette affaire... cette photo en est la preuve
 

Thème : Livres
TheNewLudo :  De quoi parlera ton prochain roman ?

Bruno Cathala : Je travaille à plusieurs ouvrages... il sera peut être un jour question de:
- Grèce antique
- Japon médiéval
- Portes monstres trésors
- Far West
- abstraction
Mais je m'efforce de ne pas tout mettre dans le même roman !!

Thème : Jeux de plateaux et gros sous
TheNewLudo :  Pour finir, je trouve mon idée pour l'interview pas mal : on pourrait en faire un jeu selon toi ?

Bruno Cathala : Oui, bien sûr !! mais il faut d'abord que je trouve le chansonnier compétent en ce domaine et qui accepterait de mettre mon nom sur la boite.... Dave me semble tout indiqué !!!

TheNewLudo : Merci à toi, Bruno, et créé nous encore beaucoup de livres/chansons/films/plats/jeux avec Demis Roussos et toute la bande !
par Pascal publié dans : Interviews
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