Soirée jeu du 30 Novembre 2007
Hamburgum :
Nous étions cinq pour cette soirée jeu qui a débuté assez tard pour cause de déplacement massif de quatre d’entre nous vers le cinquième, habitant de contrées lointaines.
Mais il nous en faut plus pour nous décourager, et nous attaquons vaillamment la soirée avec une des sorties récentes d’Essen ’07, j’ai nommé
Hamburgum.
Le pitch du jeu :
dans ce jeu pour 2 à 5 joueurs, vous incarnez un riche marchand dans la ville fortifiée de Hambourg au XVIIeme siècle. A la recherche de fortune et de prestige, vous cherchez
les meilleurs sites pour vos bâtiments, mais aussi les meilleurs mouillage pour les navires marchands. Mais au final, vous faites des donations dans les différentes églises de la ville, car seul le
prestige que vous en retirerez vous mènera à la victoire.

Ce jeu de Mac Gerdts
(
Antike, Imperial), reprend le principe désormais célèbre de la roue des actions, mais cette fois, avec une optique basée sur le commerce et non plus sur les combats.
A l’ouverture de la boîte, on croule sous les pions en bois, et on se demande si l’on n’est pas face à un jeu d’une très grande complexité. Mais il n’en est rien, car les règles sont plutôt claires
et simples, mêmes si les stratégies qui en découlent semblent nombreuses, gage de longévité pour le jeu. De même, la carte réversible (Hamburgum et Londinium) permet de renouveler les parties.
De notre côté, nous optons arbitrairement pour la carte Hamburgum, et commençons la partie, après une mise en place des pions et autres marqueurs assez longue.

Etant le dernier à avoir
visité une église (qu’est ce qui m’a prit ce jour la !), je me retrouve à démarrer la partie, avec un handicap côté points de victoire mais aussi côté finance. Déjà que je ne vois pas trop avec
quelle action démarrer (Church, Trade, Cloth, Guildhall, Beer, Trade, Dockyard, Sugar), bonjour le démarrage !
Church (Eglise) : permet de faire une donation à une église. Il y en à 5 par église, de plus en plus chères, et elles donnent droit en contrepartie à des points de prestige, selon des logiques de
comptage (nombre de navires, de bâtiments d’un type, ...)
Trade (Commerce): permet d’acheter ou de vendre des ressources
Cloth (Tissu) : permet d’acheter du tissu, avec bonus si le joueur possède le bâtiment correspondant
GuildHall (Hôtel de ville) : permet de construire des bâtiments sur les emplacements prévu à cet effet sur la carte, en s’étendant progressivement sur la base de notre présence sur des églises
(donations) ou sur nos bâtiments sur la carte
Beer (Bière) : permet d’acheter de la bière, avec bonus si le joueur possède le bâtiment correspondant
La fameuse roue / les gains associés aux donations des églises
Dockyard (Chantier naval) : permet de construire un navire, avec une logique de zones de mouillages (3 zones). Les navires permettent d’expédier des marchandises d’un type donné par navire, avec
des capacités différentes suivant les zones.
Sugar (Sucre) : permet d’acheter du sucre, avec bonus si le joueur possède le bâtiment correspondant

Je démarre sur Trade afin de vendre mes
maigres ressources du début, dans l’espoir d’en acheter d’autres qui me permettront de construire des bâtiments.
Mes camarades me copient honteusement, à l’exception de François, qui profite de son avantage financier de dernier joueur pour construire directement.
Au fil des tours, on commence à comprendre la mécanique infernale de la roue, avec nos pions qui sont rarement au bon endroit pour l’action désirée suivante, et la logique d’enchaînement des
actions devient plus claire.
Nous optons tous pour une stratégie d’extension sur la ville à l’aide de nos bâtiments, car nous ne voulons pas nous retrouver enfermé dans un quartier. Malgré mon petit avantage car j’ai effectué
deux donations dès le début, ce qui me donne deux zones de départ pour progresser sur la carte et 10 points de prestige, je me rend compte que je suis plutôt moins avantagé que Nicolas, car mes
deux quartiers sont petits et au milieu des autres joueurs, la où Nicolas est seul et sur le plus grand quartier.
Nous n’effectuons pratiquement pas de donations, et assez rapidement, on se retrouve bloqué car tous les bâtiments sont construits.
Nicolas et François fabriquent fréquemment des navires pour augmenter leur capacité d’exportation tout en réduisant les nôtres, et amassent de jolies sommes avec cette méthode.
Nous sommes ensuite tous obligés de nous concentrer sur les donations, puisqu’il n’y a plus de bâtiments, et nous les répartissons entre les différentes églises, car personne ne veut donner au
joueur suivant la possibilité d’effectuer la 5eme donation et ainsi bénéficier des 8 points de prestige associés à la première église terminée.
Philippe se saisit en premier d’une clochette qui permet de faire cette cinquieme donation. De mon côté, j’estime ne pas être en position de rafler la mise de la première église, et commet alors
une faute qui me coûte certainement beaucoup de points : alors que je suis sur la case Trade, je ne pense même pas à acheter la clochette, alors que je suis le premier en position de terminer
l’église !
Philippe la termine donc sous mes yeux, et un regard mauvais apparait dans sur son visage !
Visez moi ce regard mauvais
!
A ce stade de la partie, Seb, François et Nicolas disposent de beaucoup de bâtiments, ce qui ne semble pas être une bonne tactique ; de mon côté, j en ai juste 4, et Philippe 3.
Les tours s’enchaînent et les donations dans les églises se complètent les unes après les autres.
J’arrive à en terminer une, avec une tactique que nous sommes plusieurs à utiliser : faire deux donations d’un coup, pour ne pas se faire doubler !
Cela ne suffit cependant pas, et la partie se termine sur un score assez faible de mon côté.
François, notre hôte de la soirée, et accessoirement propriétaire du jeu, remporte donc cette première partie pour nous tous.
Au bilan, un très bon jeu qui repose sur des mécanismes éprouvés (entre autre la roue qui est ici utilisée de façon très originale).
Je pense qu’il s’agit du meilleur jeu Mac Gerdts, même si
Impérial est clairement plus complexe et plus original (on ne joue pas les nations qui sont dans le conflit, mais on les «
utilise »)
Nous avons tous opté pour la construction des bâtiments, mais à y regarder de plus près, la stratégie des donations dès le début de la partie à l’air pas mal du tout. A essayer donc une prochaine
fois. De même, à 5 joueurs, nous avons tous été très rapidement asphyxiés dans nos extensions de quartier (pour simplifier, un quartier par joueur) : à voir si le jeu ne gagne pas en stratégie à 3
ou 4 joueurs.
Bilan de la partie :
François (vert) : 64 points
Seb (jaune) : 61 points
Nicolas (rouge) : 51 points
Philippe (argenté) : 48 points
Pascal (bleu) : 41 points
Note du jeu : 17/20
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Gangster :
Il est déjà fort tard, mais nous sommes lancés, et avons prévu de tester Gangster, le jeu que Ludo Le Gars a tellement encensé il y a quelques semaines. Intrigué par tant d’enthousiasme, Philippe
s’est décidé à l’acheter, et nous sommes pressés de vérifier si ce jeu est aussi bon que Ludo Le Gars semble le dire.
Les règles sont très simples (2 pages), et dès l’affectation d’un personnage à chaque joueur, les fous rires commencent. On voit immédiatement qu’il s’agit d’un jeu d’ambiance, et que les blagues
vont fuser durant toute la partie.
Le pitch du jeu :
vous êtes le patron d’un gang dans les années 20. Vous allez devoir placez vos hommes de main dans les différents quartier de Chicago pour ne devenir le maître incontesté.
Attention cependant à vos adversaires qui ne se gêneront pas pour enlever dans leurs coffres vos hommes pour les confier aux bon soins du lac Michigan !
Le jeu se déroule en trois manches, qui se soldent par un décompte, quartier par quartier. Il y a dix quartiers sur le plateau, plus un embarcadère, et le nombre de points que rapporte un quartier
n’est pas forcément le plus grand si vous êtes majoritaire. En effet, l’astuce consiste à poser aléatoirement à chaque début de partie une petite plaque sur chaque quartier, plaque qui contient
plusieurs chiffres. Par exemple : 4/6/?/2
Ces chiffres indiquent que le joueur majoritaire en nombre de malfrats sur le quartier touchera 4 points lors du décompte. Le second touchera 6 points, le troisième un chiffre tiré au hasard lors
du décompte, et le quatrième 2 points.
Une belle brochette de mafieux : The Killer, The Beauty, The Gentleman, The Phantom, The Big
On voit donc bien que dans certains quartier, il est plus intéressant d’être second ou troisième que premier !
Cette originalité est très bien exploitée, puisque vous circulez dans Chicago avec votre voiture, à bord de laquelle se trouve vos hommes de mains, mais également des hommes de vos adversaires dans
votre coffre ! Et vous pouvez prendre ou poser ces hommes ou bon vous semble, au gré de vos déplacement. Vous pouvez même jeter les hommes de vos adversaires dans le lac Michigan si vous vous
rendez à l’embarcadère ! Fou rires garantis, mais aussi énervement du malheureux joueur victime ! Il n’y a pas d’amis dans ce jeu, et tous les coups sont permis. Vous pourrez également récupérer
des objets spéciaux à l’embarcadère, qui vous donneront des bonus particuliers, à hauteur de deux maximum à un instant donné.
Les joueurs commencent à prendre position dans les différents quartiers
Garde du corps : protège ses hommes de mains situés dans le quartier de sa voiture
Coffre : permet de placer 2 hommes de mains adverses dans le coffre de sa voiture
Moteur : ajoute 1 à vos déplacements
Pare chocs : permet de déplacer dans un quartier voisin la voiture adverse située dans le quartier d’arrivée de sa voiture
Mitraillette : permet d’embarquer dans son coffre un homme de main adverse situé dans un quartier adjacent au quartier de la voiture
Porte : permet de débarquer jusqu’à 2 de ses hommes de main par tour
La subtilité du système de décompte prend toute son ampleur lorsque l’on comprend que l’on peut reposer un adversaire séquestré dans votre coffre sur un quartier, pour rendre son « parrain »
majoritaire dans le quartier en question, et ainsi marquer plus de points que vous qui étiez majoritaire précédemment (cas du 4/6/?/2 précédent par exemple).

Un autre système de bonus *2
rend assez aléatoire la pose des hommes sur un quartier. En effet, pour se déplacer, les joueurs disposent de 3 cartes, numérotées de 1 à 3. Ces chiffres correspondent à la capacité de déplacement
des voitures d’un quartier à l’autre. Dès que les trois cartes mouvement d’un joueur sont jouées, une carte quartier est retournée, et un marqueur *2 y est apposé. Il y a 8 marqueurs pour 10
quartiers, donc à chaque manche, vous avez 1 chance sur 4 d’être positionné sur un quartier qui n’a pas le bonus multiplicateur ! Dommage pour les malchanceux ....
La manche prend fin dès que les 8 marqueurs sont posés.
La valse des enlèvement/dépose d’homme de mains débute alors dans un joyeux chaos qui va durer toute la partie.
Dans notre cas, j’attaque très fort en enlevant plusieurs hommes de François, alias « The Phantom », car il me fait de l’ombre sur « mes » quartiers, pour m’en débarrasser dans le lac
Michigan.
Chacun essaye de se positionner sur des quartiers différents pour débuter, mais dès que des marqueurs *2 commencent à être posés, comme prévu, c’est la ruée sur les quartiers les plus
intéressants.
La première manche prend fin assez rapidement, et je suis assez mal positionné sur le bandeau des scores : il va falloir réagir ! de son côté, François a été « allégé » de beaucoup de ses hommes,
et n’est pas très présents dans les quartiers.
La seconde manche démarre, et le chantage entre en jeu : on kidnappe des joueurs adverses qui se vengent à leur tour en faisant de même, puis en menaçant de jeter leurs proies dans le lac Michigan
si leurs hommes ne sont pas relâchés immédiatement. A ce petit jeu, François arrive à me faire chanter, mais il bénéficie du coffre qui lui a permis de kidnapper 2 de mes hommes !
Chacun essaye de défendre ses positions, et j’essaye avec difficultés de conserver le quartier « The Loop », qui donne tout de même 6 points au joueur majoritaire (sans compter le *2 que j’aurais
sur les trois manches sur ce quartier, heureux veinard que je suis). Seb « The Beauty » essaye vainement, avec son sourire le plus charmeur, de conquérir ce quartier, mais je suis « The gentleman
», et je résiste vaillamment.
C’est la fin de la seconde manche, et ma tactique dite « du pare-chocs » m’a permis de parer aux mafieux qui voulaient s’imposer dans les quartiers que je convoitais. Je passe ainsi premier au
classement, mais rien n’est joué, en particulier Nicolas « The Killer », comme à son habitude, élabore des stratégies connues de lui seul, le fourbe !
La dernière manche débute, et avec elle, les quartiers deviennent de plus en plus chargés : Little Africa en particulier, avec son 7 points pour le joueur majoritaire, attire toutes les convoitises
(sauf moi qui préfère les quartiers moins mal fréquentés), et se trouve vite entièrement plein. Les joueurs continuent cependant à y aller pour kidnapper des joueurs adverses, et je profite
sournoisement de leurs démêlés pour assurer ma présence dans les quartiers que je convoite.
On trouve vraiment
de tout dans le lac Michigan !
La partie prend fin, je pense être loin devant, mais Nicolas me talonne, et j’empoche de justesse la victoire.
Pour conclure, je suis assez partagé sur ce jeu. Nous avons passé un excellent moment, le thème est très présent, et ce jeu développe l’envie de se comporter en fourbe avec ses adversaires.
Seulement il ne s’agit que d’un jeu de majorité supplémentaire, sans réelle nouveauté, et surtout, avec un côté chaos indescriptible qui empêche de véritablement élaborer une stratégie.
Mais comme au final, nous avons beaucoup ris (peut être aussi parce que nous étions en deuxième partie de soirée), le côté positif l’emporte facilement sur le côté négatif. A jouer donc pour se
changer les idées, et s’amuser (surtout ne pas se prendre au sérieux, sinon vous sortirez sans amis) autour d’une table.
Bilan de la partie :
Pascal (The Gentleman : bleu) : 147 points
Nicolas (The Killer : marron) : 144 points
Philippe (The Big : gris) : 124 points
François (The Phantom : vert) : 123 points
Seb (The Beauty : jaune) : 101 points
Note du jeu : 16/20
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