Samedi 15 décembre 2007
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par Pascal publié dans : Histoire de pions
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Vendredi 14 décembre 2007
Allez, on retourne à des jeux plus récents, avec, cette fois, le thème des jeux à base de cartes.
Les reconnaitrez-vous ?

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par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Jeudi 13 décembre 2007
Ce petit article pour poser cette question : les jeux solo sont-ils jouables ?
Nombre d'entre nous sont seuls pour jouer, ou bien disposent d'amis qui ne sont pas forcement disponibles  lorsqu'ils desirent jouer.

Il existe bien les sites internet de type Brettspiel, mais il n'y a evidemment pas le côté beauté du matériel, ni le touché si essentiel dans une partie.

Ayant été confronté de mon côté à ce problème, j'ai souvent essayé des jeux réputés solo, sans jamais véritablement y trouver du plaisir.

Aux origines de l'univers, j'ai tenté des wargames solo comme Ambush, puis des jeux de rôles solo comme Tunnel & trolls (sans parler des livres dont vous êtes le héros).

Si l'on parle des jeux de plateaux solo, je pense que l'ont peut distinguer deux catégories : les jeux vraiment prévus pour être joués en solo, et ceux qui peuvent être pratiqués à  plusieur ou en solitaire.

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Dans la première catégorie, on trouve des jeux comme Ambush que j'ai déjà cité, mais aussi  Barbarian Prince.
Concrêtement, on trouve surtout des jeux à la frontière avec le wargame.

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Dans la seconde catégorie, des jeux comme Arkham Horror ou Runebound sont prévus pour 1 à plusieurs joueurs.

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Mais on pourrait aussi considérer les jeux prévus pour plusieurs, et dont il existe une variante en solo : Age Of Steam, mais aussi  Sunda to Sahul, Lord of the Rings ou Dungeoneer.

Dans tous les cas, ces jeux ont laissés un goût amer dans ma bouche : l'impression de quelque chose d'incomplet, que cela aurait pu être mieux. Peut être est-ce tout simplement qu'il est infiniment plus intéressant de jouer à plusieurs, et que les jeux solo sont destinés à être des succédanés ...

La sortie cette semaine de Hero I.K. me fera peut être changer d'avis : je sens que je vais encore me faire avoir et l'acheter pour tester une "dernière fois" les jeux solo !

Et vous, quels sont vos ressentis sur ces jeux soi-disant solo ?
       
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par Pascal publié dans : Débats
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Mercredi 12 décembre 2007
m.phal.jpgOn ne présente plus M. Phal, responsable du site Tric-Trac, mais on peut lui poser des questions : suivez le guide.

TheNewLudo : Vous vous occupez du site Tric-Trac, certainement le site ludique Français le plus visité et de loin. Mais c'est quoi Tric-Trac finalement ? Une énorme base de données ? Un site de news ? Un site communautaire pour déposer ses avis sur les jeux ? Un forum ? Un virus informatique ?

M. Phal : Je dirais que Tric Trac est une espèce de genre de base de données de news communautaire d'avis sur les jeux à forum qui se répand comme un virus informatique. Oui, c'est ça. Où alors un forum d'avis communautaires sur les news dans une base de données pour filer le virus. Mouais, ça marche moins bien.


TheNewLudo : Comment et quand a commencé l'aventure Tric-Trac ? Par une sombre journée d'hiver, avec l'inspecteur Derrick comme seul programme à la TV ?

M. Phal : Qui est l'inspecteur Derrick ?
Tric Trac a vu le jour en 2000, mais pas sous sa forme actuelle. Au départ, c'était une rubrique Jeux de Société inclus dans un portail consacré à la ville d'Orléans. Portail que j'avais monté le lendemain de mes 35 ans parce qu'il faut bien bosser à un moment quand même un peu dit dont tu va le remuer ton cul m'a dit dieu lorsqu'il m'est apparu dans ma salle de bain alors que je me demandais si aujourd'hui j'allais enfin me raser.


TheNewLudo : En quelques chiffres, c'est quoi, la fréquentation sur le site Tric-Trac ?


M. Phal : Actuellement, il y a entre 12 et 14 000 visites par jour. Tout dépend du jour de la semaine. Aussi je pense que ce mois de décembre sera un mois à plus de 400 000 visites.


TheNewLudo : La popularité de votre site doit encourager les éditeurs et autres boutiques à vous influencer dans vos choix éditoriaux : êtes vous corruptible ? Si la réponse est oui, c'est combien pour que vous parliez de mon blog sur votre site ?

M. Phal : Les choix éditoriaux sont dictés par les « lecteurs ». Personne ne peut obliger qui que ce soit à aller voir une fiche, lire une info plus qu'une autre. Le site étant « communautaire », les gens s'expriment librement et on ne peut pas leur faire croire n'importe quoi. Un « mensonge » ou une « manipulation » serait dénoncé très rapidement. Alors moi, je veux bien qu'on me corrompe à coup d'€uros, plein même (envoyez vos sous), mais ça ne changera rien à l'impact des infos et au fait qu'un site web peut et doit proposer un tas d'article s'il veut continuer à avoir un intérêt et du crédit pour l'utilisateur.


TheNewLudo : L'arrivée de la publicité sur le site vous a-t-elle permis de devenir rentier, avec de nombreux comptes en banque en Suisse ?

M. Phal : Le problème, c'est que quand je vais en Suisse déposer mes sous, je claque tout dans du chocolat avant d'arriver à la banque. Je suis faible…


TheNewLudo : Le Docteur Mops fait-il encore partie de l'aventure, parce que bon, on ne voit que votre nom partout sur le site ?

M. Phal : Tric Trac est une partie de mon activité professionnelle, le Docteur Mops a la sienne, d'activité professionnelle. Forcément. Une activité ludique moins « virtuelle » que Tric Trac et qui consomme du temps, du coup on le voit moins sur Tric Trac. Ceci étant, nous sommes voisins et nous faisons des choses ensemble depuis 1982 et dès qu'il est question de couillonnades, nous signons de suite. Et niveau couillonnade, nous avons quelques projets dans nos sacs qui mettront le duo en avant. Pour sûr.


TheNewLudo : Et si je vous demandais quels sont parmi les jeux récents ceux que vous pratiquez et aimez ?

M. Phal : Si vos me demandiez, je crois que je vous répondrais…


TheNewLudo : Votre ludothèque personnelle s'élève à combien de boîtes ?


M. Phal : Je dois avoir autour de 600 boîtes de jeux dans mon bureau… Un grand bureau donc.


TheNewLudo : Un site comme Tric-Trac doit nécessiter un investissement en temps important : comment faites vous pour assurer sa mise à jour ? Vous avez gagné au loto et passez vos journées dessus ? En fait, Tric-Trac est une multinationale, et vous avez délocalisé la production vers vos équipes Indiennes ?

M. Phal : J'ai un ami indien qui a gagné au loto.


TheNewLudo : Est-ce que vous savez si les Tric-Trac d'ors ont des retombées économiques sur les ventes des jeux primés ?

M. Phal : Tout dépend de ce que l'on considère comme « une retombée économique ». Je pense qu'il doit bien y avoir au moins 1 personne qui a acheté un jeu parce que les Tric Trac d'Or l'on mit en avant une année. Donc oui, il y a une retombée. De quelques  €uros, certes, mais c'est déjà une retombée. Non ?


TheNewLudo : Je crois savoir que vous aimez assez la technique (y'a qu'a voire votre appareil photo bourré d'électronique) : on parle de quoi, en matériel, pour le site Tric-Trac ?

M. Phal : Tric Trac est sur un serveur dédié avec un gros disque dur, un core2 avec 2go de ram… C'est la question ou vous voulez connaitre le modèle de Canon que j'utilise ? C'est un 5D avec plusieurs objectif dont un 15mm Fish-eye que j'affectionne….


TheNewLudo : Quelles sont les évolutions prévues sur le site Tric-Trac ?

M. Phal : Plus de vidéo. Un vrai développement de la Tric Trac TV. J'en parle depuis un moment, mais ça va venir. Le studio est déjà en place, reste à trouver le temps de tout faire…


TheNewLudo : Pourquoi ne voit-on plus de « Open the box », une rubrique qui était pourtant très appréciée ?

M. Phal : Une question de temps, tout simplement. Tric Trac connait un essor exponentiel, tout comme le monde du jeu. Plus de jeux, plus d'actu, plus d'évènement, plus de monde… De plus en plus de sollicitations et toujours que 2 bras. C'est moche.


TheNewLudo : Pour finir, ressentez vous de la fierté à l'idée du nombre de jeux sortis pour rendre hommage à votre physique avantageux ? Caveman, la vallée des Mammouths et Carcassonne - Die Jäger und Sammler pour ne citer que les plus célèbres ...

M. Phal : Le truc ballot, niveau hommage, c'est que je ne suis pas barbu, je suis juste « pas rasé ». Ce n'est pas pareil de ça n'a rien à voir. Il y a des gens qui se rasent tous les jours, pas moi. Juste 1 fois par mois, en gros. Et là, je viens de me raser, venez, approchez-vous, regardez comme c'est doux… Vous n'avez pas chaud avec votre pull là ? Mettez-vous à l'aise jeune fou…


TheNewLudo : Merci pour vos réponses si précises M. Phal, et merci également de retirer vos mains de là ....

par Pascal publié dans : Interviews
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Mardi 11 décembre 2007
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par Pascal publié dans : Histoire de pions
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Lundi 10 décembre 2007
De plus en plus fort : dans la série "revival", je demande 2 jeux du même éditeur. Comme c'est vraiment très dur, je glisse deux photos par jeu : la couverture et un extrait du plateau.
Ce coup-ci, je pense que vous n'allez pas trouver tout de suite, et peut-être même pas du tout .... niark niark niark



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par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Lundi 10 décembre 2007
J'ai inséré en haut à droite une nouvelle petite fenêtre qui contiendra des sondages à votre intention.
Merci d'avance d'y consacrer les quelques secondes nécessaires pour y répondre.

Je compte sur vous !


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par Pascal publié dans : Divers
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Dimanche 9 décembre 2007
Grande (et longue) soirée jeu en ce vendredi 8 décembre.

Nous avons commencé en douceur avec une partie à 4 du désormais célèbre Race for the Galaxy, avant de poursuivre avec le tout neuf Tribun à peine traduit (merci La Fièvre du Jeu) pour une partie à 5, pour enfin terminer avec le petit dernier de chez Ystari, Amyitis, à 4 joueurs.


Race for the Galaxy :

recadreP1030590-redimensionner-copie-2.jpgDébut du marathon, avec un démarrage en douceur. Nous attendons notre cinquième joueur, et choisissons pour cela un jeu rapide et très plaisant, Race for the Galaxy.

Tout le monde connaît, et après un petit rafraîchissement de mémoire pour un Philippe très en voix ce soir, nous attaquons.

Nos stratégies s’affichent assez rapidement :

Simon, avec La nouvelle Sparte comme planète de départ, opte pour une stratégie blitzkrieg basée sur la pose de planètes militaires à coût nul, et sur  la pose de développements pour terminer le plus vite avec 12 cartes posées. Concrètement, il compte sur les autres pour l’action Coloniser, et utilise l’action Développer pour bénéficier du coût à –1. Cette stratégie lui permet de conserver de nombreuses cartes en main pour ses actions futures.

François choisit une stratégie basée sur le triptyque : Coloniser/Consommer (option Vente)/Produire. Le tout avec la ressource rare (marron), afin de récupérer 3 cartes dans la pioche à chaque vente de ressource. Cette stratégie, lorsque les cartes suivent, est assez rentable

Philippe opte au début pour la stratégie « je ne rappelle plus trop des règles et des combos possibles ». Puis il se décide pour une option pose de planètes, à la fois colonies et planètes militaires, pour bénéficier, fourbe qu’il est, des actions de François lors des phases de production et de consommation. Finalement, son indécision du début est peut être volontaire, car elle lui permet de jouer en fonction des autres, et ainsi de bénéficier de toutes nos actions.

De mon côté, je choisis une stratégie opportuniste : je vois bien le petit jeu de Simon, et me doute qu’ainsi lancé, la partie ne va pas durer longtemps. Je me dis donc qu’en posant le maximum de cartes planètes et développements avec des points de victoire immédiats, et sans me préoccuper des divers bonus octroyés par les cartes posées, je peux remporter la partie.

Ma tactique est clairement gagnante à la mi-partie, car je décompte les points en cachette, et suis largement en tête, suivi de Simon.
Seulement voila, la ou le jeu des autres se développe, et le nombre de points de victoire est de plus en plus important à chaque tour, de mon côté, cela n’évolue guère, et je remporte toujours mes 1 à 3 points de victoire par tour, faute de stratégie au long terme.

Simon termine finalement la partie avec sa douzième pose de carte (une planète militaire à 6 points, aie, ça fait mal !), et le verdict tombe :

Bilan de la partie :
Simon : 32
François : 31
Philippe : 26
Pascal : 21

Note du jeu : 17/20

Remarque : il n’y a pas beaucoup de points à cette partie, du fait de la stratégie blitzkrieg de Simon.
Je pense que ma stratégie pouvait être gagnante si la partie avait été plus courte. Seulement voila, il y a quand même 12 cartes à poser, et au final, c’est beaucoup trop pour une stratégie opportuniste comme la mienne. J’en déduis qu’il faut obligatoirement avoir une stratégie long terme à ce jeu, pour gagner beaucoup de points à la fin.

Je dois en être à ma 5 ou 6ème partie, et je dois dire que je ne gagne pas souvent. Je prend cependant autant de plaisir à chaque fois à y rejouer, même si un petit peu moins de hasard dans la pioche (choisir parmi plus de cartes ?) me conviendrait mieux.

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Tribun :

tribun.jpgSeb arrive, et nous pouvons attaquer le gros morceau de la soirée, un nouveau jeu d’Essen, et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du premier au classement Fairplay, j’ai nommé Tribun.
Personne n’y a joué dans notre groupe, et nous attendions avec impatience la traduction pour nous lancer.

Le pitch du jeu : Grandissez pour passer de la Plèbes au statut de Tribun et ainsi gagner la faveur des Dieux ! Un jeu de prospérité et de pouvoir dans la Rome ancienne, de Karl-Heinz Schmiel.

A l’ouverture de la boîte, il y a du matériel (moins qu’à Hamburgum quand même). Le plateau de jeu est assez joli, mais aurait vraiment gagné à être moins sombre et plus coloré. Ce choix m’attriste un peu, car en dehors de cette critique, j’adore le graphisme et les petits personnages qui se promènent dans la ville.

François s’efforce de nous lire les règles, pendant que nous découpons les pions et autres pièces, et que je monte les chars de combat (un seul est utilisé durant la partie).

La lecture est assez fastidieuse (20 pages quand même), et Seb est à la limite de partir se coucher (quelle petite tête, celui là ;-) ). Finalement, il tient bon, et la lecture se termine, avec la sensation d’avoir retenu environ 20% des règles !

Le principe, qui s’avèrera plus tard extrêmement simple et fluide, est le suivant :

P1030597-redimensionner.JPGAu début de la partie, les joueurs piochent une carte victoire qui sera valable pour tous. Sur celle-ci est indiqué 6 conditions différentes (sesterces, faveur des Dieux, lauriers, Tribun, Légions, marqueur de factions), mais surtout, le nombre de conditions à remporter parmi les 6 pour gagner la partie. De plus, certaines conditions peuvent être obligatoires. Eh oui, une trouvaille intéressante est que plusieurs chemins mènent à Rome (OK, elle était facile celle là) : vous pouvez opter pour des conditions différentes d’un joueur à l’autre, selon l’évolution de la partie. Sans compter qu’il existe plusieurs cartes victoire pour renouveler les parties ! On peut même lire sur les cartes victoires une indications de temps de partie, ce qui permet de se fixer au départ si l’on veux jouer longtemps ou pas : c’est le comble du luxe !

Le tour se décompose en 6 phases :

Phase 1 : mise en place des cartes
Phase 2 : placement des partisans (3 choix possibles : zones pour récupérer des cartes, factions pour les contrôler, trésors pour gagner des sesterces)
Phase 3 : exploitations des zones
Phase 4 : contrôle des factions
Phase 5 : utilisation de la capacité des factions
Phase 6 : vente aux enchères du char de combat

Pour simplifier, le jeu va donc alterner entre des phases pour récupérer des cartes factions, qui serviront lors des prises de pouvoir sur les dites factions, afin de gagner divers avantages liés aux conditions de victoire.

Il existe 7 factions :

Gladiateur : pour gagner des sesterces aux catacombes et assassiner un adversaire (lui retirer une carte faction)
Légat : récupérer le manuscrit ou 1 carte+acheter une légion
Prétorien : 1 légion
Plèbe : 1 carte + 2 sesterces, ou Tribun
Patricien : proconsul (une possibilité de pose supplémentaire dans les zones)
Vestale : faveur des Dieux temporaires + laurier, ou Tribun
Sénateur : Manuscrit ou 2 cartes

Notre partie démarre, et nous voyons vite l’importance de disposer du contrôle des factions : tout repose sur ce contrôle qui accorde des gains. Pour cela, il faut poser les cartes récupérée dans les zones, selon plusieurs principes intéressants : cela va de l’achat pur et simple, au choix dans une pioche secrète, en passant par des ventes aux enchères.

Pour cela, vous posez vos partisans (4 chacun à 5 joueurs) sur les zones qui vous intéressent. Ce principe reprend celui des Piliers de la Terre, ce qui me plait, compte tenu de tout le bien que je pense de ce jeu.

Les mécanismes pour récupérer les cartes factions sont bien pensés, et s’enchaînent TRES rapidement.

A la fin du premier tour, je suis assez content de moi : j’ai pris le contrôle de 2 factions différentes, les Prétoriens et la Plèbe, alors que François, Seb et Simon n’en ont qu’une. Philippe, de son côté, a voulu récupérer le contrôle avec une seule carte, alors qu’il en faut deux minimum, et repart donc bredouille.

Nous sommes dépendants des tirages de cartes chaque tour sur les zones, et très vite, les joueurs se focalisent sur les factions recherchées.

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Gros combat pour le contrôle de la faction Patricien entre François et Philippe

En particulier, un duel s’engage entre François et Philippe pour le gain de la faction Patricien, qui octroie un partisan supplémentaire. Ils montent respectivement à 24 et 23 points leurs factions Patricien.
Les autres joueurs regardent ce duel avec amusement, pendant que nous continuons sur des factions plus calmes.

Seb en particulier s’est focalisé sur les gladiateurs, ce qui lui permet d’assassiner tranquillement une carte faction adverse à chaque tour.

De mon côté, je me fais souffler ma faction Plèbe, mais conserve mes Prétoriens, qui me donnent une légion à chaque tour.

Tranquillement, je poursuis mes gains sur plusieurs types d’objectifs, et un rapide coup d’oeil me confirme que je suis bien parti.

De son côté, Simon, cherche depuis le début l’objectif Tribun, le seul obligatoire, mais aussi le plus difficile à obtenir. Il y parvient au moment ou je me dis que la victoire pourrait bien être mienne, compte tenu de ce que j’ai accumulé : j’ai déjà 3 points factions, 6 lauriers, 2 légions et je viens de remporter en premier une faveur des Dieux temporaires, que je m empresse de transformer en faveur des Dieux définitive.
Je sais que normalement, je devrais rapidement compléter au moins deux des conditions de victoire parmi celles non obligatoires, donc je décide de me concentrer sur ce fameux Tribun obtenu par Simon.

Seulement voila, à ce stade de la partie, je me rend compte que le Tribun est EXTREMENT complexe à obtenir, et que dans la configuration actuelle de la partie, il me faut prendre le contrôle de la faction Patricien, celle la même qui a fait l’objet d’un combat acharné entre Philippe et François.

Je me rend compte également qu’ils ont posé la quasi totalité des grosses cartes associées à cette faction, et que de mon côté, je n’arriverais jamais à dépasser les 24 points ou bien à poser plus de 5 cartes Patricien (deuxième possibilité pour reprendre une faction).

P1030602-redimensionner.JPGUne seule possibilité pour moi : prendre le contrôle d’une faction qui permet d’assassiner, pour détruire progressivement les cartes de la faction Patricien. Je me décide pour la faction Gladiateurs de Seb, qui n’est plus élevée en points, après un assassinat subi sur ses troupes : il ne lui reste que la carte de valeur 1 et celle du chef Gladiateur, de valeur 0.

Le problème est que pendant que j’échafaude des plans en deux bandes, les autres continuent à jouer, et en particulier Simon, qui a son Tribun, et continue sa marche vers la victoire.

Je me rend compte à ce moment que la partie est perdue et que Simon, durant le tour, va à son tour prendre une faveur des Dieux temporaires, qui lui donnera le gain de la partie.

Et la, c’est la consternation : nous nous attendions tous à avoir encore 30 à 45 minutes de partie, mais non, en une heure montre en main (le tout pour une première partie), la partie prend fin.

Passé l’étonnement, nous regardons la configuration du plateau, et la conclusion s’impose : à Tribun, si tu veux jouer deux heures, passe ton chemin !

Le debrief fait apparaître que nous avons là un TRES TRES bon jeu, qui, sous son couvert de gros jeu qui n’en est pas un, est certainement la révélation d’Essen ’07. Le classement Fairplay est tout à fais approprié, et ce jeu m’a vraiment emballé.

Les parties sont donc rapides, très fluides, et le mécanisme hérite pas mal des Piliers de la terre, mon chouchou 2007 pour l’instant : le jeu est simple sans être simpliste, tout à fait ce que j’aime et recherche dans un jeu.

Une chose est sûre : dès la sortie en Français, j’achète ce jeu ! ! !

Bilan de la partie :
Simon : premier (décidément ...)
Tous les autres : derniers !

Note du jeu : 19/20
(avec un plateau plus clair, c’était le 20/20)

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Amyitis :

Il n’est donc que 1h30 du matin lorsque nous attaquons notre troisième jeu.
Seb déclare forfait, et nous restons à quatre.

P1030609-redimensionner.JPGJ’essaye d imposer un UR, que j’avais bien aimé, avec une seule partie à mon compteur, mais l’effet nouveauté a encore frappé : François et Simon réclament leur première partie d’Amyitis,  alors que Philippe et moi faisons notre deuxième.

Nous expliquons rapidement les règles et c’est parti !

J’ai bien noté la leçon de la dernière fois, et me rue le premier sur une carte banquier pour ne pas être à cours d’argent (les « Talents ») durant la partie. Les autres me copient honteusement, et François se retrouve donc sans possibilité d’en acquérir une, étant donné qu’il y en a une de moins que de joueur.

Il se contente donc d’une carte caravanier, ce qui n’est pas un mauvais choix, comme nous le verrons plus tard.

Un autre point que j’avais noté est l’importance de faire des plantations : c’est ce qui donne clairement le plus de points au final, même si c’est aussi ce qui est le plus complexe à obtenir.

Nous adoptons donc tous une tactique à peu près équivalente, à savoir la recherche de Talents et de ressources pour planter, tandis que François, contraint à une tactique différente, opte pour les caravaniers et les temples. Il se positionne ainsi sur les trois, et marque dans l’ensemble des temples lors du décompte.

Les autres joueurs se rendent vite compte que sa tactique est très efficace, et nous nous rendons à notre tour dans les temples, en particulier le troisième qui donne une ressource supplémentaire.
De mon côté, j’ai également un petit faible pour le second temple qui donne 2 points de victoire pour le joueur majoritaire, et un point pour le second (certainement parce qu’il me rappelle un mécanisme similaire dans les Piliers de la terre, mon chouchou 2007 (à bon, je l’ai déjà dit ?))

J’opte pour une stratégie tous azimuts, sans me concentrer sur un type de gain : j’irrigue, je plante, je vais aux temples.

Simon développe une stratégie plus long terme, et ne marque quasiment aucun point au début de la partie.

François est le seul à chercher les cartes Palais, qui accordent en bout de partie de nombreux points si l’on se focalise sur cette stratégie. Il commence également à se constituer pas mal de cartes caravaniers, ce qui lui permet de se déplacer comme il le veut (moyennant un seul chameau) sur le plateau de la caravane.

De mon côté, je me retrouve bloqué par la limitation à 2 ressources en stocks, et recherche également les cartes caravanes. Ma tactique se développe bien et je marque régulièrement des points.

L’approche de Simon devient enfin rentable, surtout avec le gain de la dernière carte banque qui lui octroie 2 points de victoire par tour.

Philippe plante à tour de bras, pendant que François commence à construire un palais assez imposant.

Je suis en tête depuis le début de la partie, et le resterais jusqu’à la fin, avec un François de plus en plus menaçant.

Finalement, Simon met un terme à la partie, car il ne reste plus que 4 emplacement plante non découverts, et heureusement pour moi, car François se voit contraint d’arrêter sans construire une dernière carte palais qui lui aurait permis de terminer loin devant tout le monde.

recadreP1030611-redimensionner.jpg

Amyitis
se voit confirmer son statut de très bon jeu à tiroir, avec de nombreux mécanismes sous-jacents mais bien incorporés dans l’ensemble.
A rejouer un de ces quatre, indéniablement

Bilan de la partie :
François (noir) et moi (bleu) : 1ers ex-aequo à 44 points
Simon (blanc) : 42 points
Philippe M. (rouge) : 41 points

Note du jeu : 18/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Samedi 8 décembre 2007
Suis-je en train de devenir un collectionneur de jeux ?

Je me pose la question, car ma collection personnelle n'est pas encore trop imposante (environ 80 jeux en 2,5 ans), mais je sens que si je continue à ce rythme, je vais rapidement changer de statut : j'ai démarré joueur, vais-je vais passer joueur-collectionneur ? Sachant que les étapes suivantes de ma transformation pourraient être collectionneur-joueur, et, au stade terminal, collectionneur-non joueur !!!! (et dans ce dernier cas j'achète des jeux que je n'ouvre même pas : quelle honte !)

Pour faire mon analyse, il faut étudier scientifiquement la situation.
Tout d'abord, il faut statuer sur les jeux que j'achète. Est-ce que je les achète pour y jouer, ou pour continuer ma collection ?
Pour l'instant, ça me semble clair, je les achète pour y jouer. Seulement voila, je me suis surpris la semaine dernière à commander JAVA, pour compléter ma collection sur la fameuse trilogie TIKAL/JAVA/MEXICA : suis-je en train de basculer pour autant ? Je ne pense pas, car j'ai vraiment l'intention de jouer à JAVA qui a l'air excellent. Son petit frère MEXICA ayant l'air d'être le moins bon de la trilogie, je me reposerais la question sur mon statut si je me sens des envies de l'acheter.

Pour l'instant, j'ai joué à la quasi totalité de mes jeux (au moins 95%), et plus d'une fois : je pense que ce critère là est objectif, et qu'il faut le garder à l'esprit.

Un autre critère consiste à analyser quel type de jeu j'achète : des jeux récents, ou aussi des jeux anciens ? Ce point est plus délicat, car je commence à acheter de "vieux" classiques, comme Funkenschlag. Est-ce que je le fait parce que ce sont d'excellents jeux, ou bien, parce qu'une ludothèque digne de ce nom doit posséder un exemplaire de ces jeux ? La réponse est certainement entre les deux.

Autre sujet : j'achète des jeux parce qu'ils renouvellent ma ludothèque de par leurs mécanismes originaux, ou bien parce que le jeu me plait, même si il ressemble à 90% à un autre jeu que je possède ? La aussi, question délicate. A priori, je ne devrais acheter que des jeux avec des mécansimes novateurs, mais le renouvellement fait aussi partie du plaisir de jouer. C'est vrai qu'on est à la limite du jeu kleenex (cf l'article dans JSP de novembre), car avec environ 400 nouveaux jeux par an, on est forcement plus tenté ! Par exemple, j'aime les jeux de majorité, j'en ai pas mal, et c'est vrai que certains sont assez redondants entre eux.

J'achète également des jeux que j'ai testé auprès d'amis (Jenseits Von Theben par exemple). Je vois ces amis régulièrement, donc à priori, je peux y  jouer quand je le veux, sans avoir à le posséder. Mais l'envie de posséder ce bel objet est la plus forte, et crac je craque. Je me rassure en me disant que je pourrais y jouer plus facilement en l'emmenant en vacances, mais bon, je sens que je suis un peu borderline ...

Finalement, je me rend compte qu'il est déjà trop tard, et que j'ai mis la main dans un engrenage infernal qui m'amenera à posséder des centaines de jeux dans les prochaines années.
Conclusion : vivement ce moment là !!!!  ;-)


par Pascal publié dans : Divers
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Jeudi 6 décembre 2007
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PS : petit jeu : saurez-vous reconnaitre d'ou vient cette figurine ?
par Pascal publié dans : Histoire de pions
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