Dimanche 23 décembre 2007
Ludo le gars est un peu aux blogs de jeux de plateaux ce que Tric-Trac est aux sites de jeux de plateaux : INDISPENSABLE. Attardons nous un peu avec ce gros joueur aux goûts éclectiques

TheNewLudo : Bonjour Ludo, et tout d'abord, qui es tu ?

Ludo le gars : Ludovic Gimet, 35 ans, professeur des écoles et président d'une association de jeux de plateaux à Villefranche sur Saône dans le Rhône. Grand amateur de jeux, en tous genres, depuis ma plus tendre enfance.


TheNewLudo : Parlons de ton blog : depuis quand existe-t-il ? qu'est-ce qui t'a motivé pour créer ce blog ?

Ludo le gars : Mon blog... Mon site veux-tu plutôt dire ? En effet, je préfère parler de site plutôt que de blog car historiquement c'était un site web fait main, commencé courant janvier 2002, et qui a muté en blog en novembre 2005. Pourquoi l'ai-je créé ? Tout simplement pour garder une trace "littéraire" des parties de jeux jouées. En effet, sur des jeux comme Méditerranée par exemple, il y a comme une histoire qui se déroule au
fur et à mesure de la partie et c'est cette histoire que j'avais envie de conserver et de transmettre. En plus, rien n'existait de la sorte sur l'internet francophone et je pensais que cela pouvait intéresser du monde. Ensuite cela m'a permis de me confronter à d'autres joueurs (discussions, analyses, ...) et d'entrevoir une sorte de comparaison de scores et de stratégies de jeu déployées d'une partie à l'autre.
D'ailleurs, si je me réfère à mes comptes-rendus de parties d'Euphrat & Tigris, je crois pouvoir dire que le nombre important de scores mis en ligne offre quelques pistes d'analyse statistisques. Et si j'avais plus de temps, je consacrerais bien un p'tit moment à ça...


TheNewLudo :  Quelle est la fréquentation de ton site, et son évolution au fil des mois, années ?

Ludo le gars : Je suis actuellement à 400 / 450  visiteurs uniques par jour, chiffre qui était déjà là en 2005 avant que je mute en blog. Il m'a fallu 2 ans pour revenir à ce niveau. Auparavant, l'évolution avait été très régulière, des quelques visites de 2002 aux très nombreuses de 2004 et 2005.


TheNewLudo :  Selon toi, qu'est-ce qui fait que le jeu est en train d'exploser en  France depuis quelques années ?

Ludo le gars :
J'ai du mal à te répondre car je suis cela d'assez loin maintenant. Mon sentiment c'est qu'il y a de plus en plus de joueurs, oui, notamment qui surfent sur TricTrac, et qu'il y a de plus en plus de buzz autour des sorties. Auparavant, vers 2002 en fait, un jeu avait plus de temps pour lui, plus de temps pour vivre, alors qu'aujourd'hui l'un chasse l'autre. Je sais, je ne réponds pas à ta question, je constate et je commente.
Désolé ;-)


TheNewLudo :  Qu'est ce qui te motives à continuer à mettre à jour ton site au fil des années, la ou d'autres ont abandonnés ?

Ludo le gars : Toujours la même soif de relater les parties les unes après les autres. Certes aujourd'hui, ayant un peu moins de temps en semaine, je préfère m'assurer un vendredi soir réussi sur un jeu que je pense ou que je sais que je vais aimer. Mais parfois je me trompe. Et du coup, l'écriture du compte-rendu est moins intéressante et il m'arrive de la faire en traînant les pieds. Autre chose : c'est vrai que c'est usant de faire un
site, qui plus est de manière très régulière. Mais les commentaires font plaisir et poussent à continuer. En ce moment, d'ailleurs, j'ai un p'tit coup de mou : quasiment 0 commentaire sur chaque article, même pour des
jeux non critiqués en français comme Agricola. C'est vrai que c'est un peu dur et qu'on se demande si les lecteurs se rendent compte du boulot qui est derrière... Surtout quand vous constatez, via les stats, que 558
visiteurs ont lu l'article le jour même de sa publication...


TheNewLudo :  Tu es un très gros joueur, mais concrètement, combien possèdes-tu de jeux ?

Ludo le gars :
Gros moi ? Qui est gros ici ? Non, sincèrement, je ne me considère pas comme un gros joueur, mais comme un amateur de jeux assez denses. A la maison, pour parler quantité, je dois avoir un poil plus que 700 jeux et je tente régulièrement d'épurer tout ça car on ne peut ni jouer à tout ni tout garder...


TheNewLudo :  Es tu conscient qu'à travers ton blog, tu influences une partie des joueurs ?

Ludo le gars :
Oui, certainement. Et alors ? Je pense que les gens qui connaissent mon site connaissent aussi mes goûts et que si les leurs se rapprochent des miens, ils peuvent foncer. Bien sûr il y a des exceptions.


TheNewLudo :  Quel est ton type de jeu préféré ?

Ludo le gars :
Jeu à la Age of Steam (pour la vision à long terme, l'ambiance et l'interaction), à la Löwenherz (pour le nombre d'actions limitées, l'expansion territoriale et les négociations), à la Puerto Rico (pour la
richesse du thème et la logique interne très élégante). En revanche, je suis moins enthousiaste, même si j'aime bien quand même, sur les jeux d'optimisation à la Caylus ou Piliers de la Terre.


TheNewLudo :  Et tes jeux préférés 2007 ?

Ludo le gars :
Bientôt mes incontournables 2007 en ligne sur mon site. Patience, patience... Allez, je suis bon prince, mon gros jeu 2007 sera Brass.
Pour les assesseurs et les autres catégories, rendez-vous sur mon site dans quelques jours...


TheNewLudo :  Pour finir avec tes Top jeux, quels sont tes jeux préférés toutes catégories ?

Ludo le gars :
Age of Steam, Löwenherz, Puerto Rico, Euphrat & Tigris,Twixt et le Go. Alexandros et Funkenschlag ne sont pas loin. Quant à Carcassonne, il est pour moi le meilleur jeu de découverte.


TheNewLudo :  Allez, une petite dernière, quel est LE jeu que tu emmènes sur une île déserte (mais on suppose que tu pars avec tes potes pour ne pas être seul ...)

Ludo le gars :
Age of Steam avec toutes ses extensions... dont les cartes solo pour jouer tout seul au pire !


TheNewLudo :  Comment as tu fais pour convertir ta femme Julie aux jeux de plateaux (je cherche toujours la recette) ?

Ludo le gars :
Méditerrannée puis Carcassonne ont occupé de très nombreuses soirées. D'excellents souvenirs. Ensuite, elle ne joue pas tous les soirs, loin de là, et certainement de moins en moins. Sauf en vacances, au camping (voir des comptes-rendus)


TheNewLudo :  Quels sont les jeux préférés de Julie, Maitena et Tristan ?

Ludo le gars :
Julie : Euphrat & Tigris loin devant, suivi d'Alexandros et Puerto Rico. Et puis, mais pas avec moi, le Cluedo ou Scotland Yard :-)
Maitena (t'es bien renseigné toi sur les prénoms...) : l'awalé, Pyramidos et Akaba. La compagnie des taupes aussi.
Tristan : Elefun, Los Mampfos et le jeu de puces. Dernièrement il a beaucoup aimé le Trésor des dragons et Zygomar.
Pour la famille de 4, le jeu est Kleine Fische, un très bon petit jeu de cartes (prise de risque) jouable dès 4 ans et qui marche super bien.


TheNewLudo :  Pour terminer, tu es directeur d'école et instituteur dans un tout petit village : tu dois naturellement passer ton temps à convertir sournoisement tes élèves à ta passion : comment t'y prends-tu ? Tu donnes des cours d'Age Of Steam, entre les mathématiques et la géographie ?

Ludo le gars :
Pas cette année. J'ai bien fait de la création de jeu à l'école il y a 2 ans et il m'arrive d'organiser des séances de découverte mais pas encore en 2007/2008. L'année prochaine ?


TheNewLudo : Merci à toi Ludo, bonnes fêtes de Noël, et longue vie à ton site/blog !
par Pascal publié dans : Interviews
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Samedi 22 décembre 2007
Bonne petite soirée en ce 21 Décembre, pour tester deux nouveautés d'Essen'07, Kingsburg et Les Vents du Nord. Ces deux jeux, très différents, avaient attirés mon attention pour des raisons très différentes.

Kingsburg pour son esthétisme et sa mécanique futée à base de dés, à la Yspahan, et Les Vents du Nord pour son côté optimisation de ressources, à la Puerto Rico. Ils ont tenus leurs promesse, mais place aux comptes rendus.

Kingsburg :

undefined Nous attaquons une partie à quatre joueurs, et découvrons le matériel, très joli, composé d'un plateau principal contenant essentiellement les conseillers du roi, ainsi que le Roi et la Reine eux-mêmes. En plus des classiques petits pions en bois représentants les trois ressources disponibles (bois, or et métal), chaque joueur dispose d'un mini plateau qui représente les divers bâtiments qu'il pourra construire durant la partie. Ces bâtiments, une fois construits, lui accorderont des avantages.
Enfin, il y a des dés, beaucoup de dés, dont trois par joueur, de la couleur de ses pions.

Le pitch du jeu : dans Kingsburg, les joueurs incarnent des seigneurs envoyés par le roi pour créér de nouvelles frontières. Pour cela, ils vont influencer des personnages du royaume, qui leurs accorderont essentiellement des ressources et des troupes. Ensuite ils construiront des bâtiments qui leurs donneront des avantages et des points de victoire.

P1030654-redimensionner.JPG Le jeu se décompose en 5 années de 4 saisons. Les trois premières saisons sont des phases de constructions, alors que l'hiver voit arriver les ennemis du royaume, que tous vont devoir combattre. Chacun devra combattre cet ennemi individuellement, donc il ne s'agit pas d'un jeu coopératif (bien au contraire ...)

Au début de chaque saison, les joueurs lancent leurs trois dés puis les "partagent" pour les positionner, en fonction de leur valeur, sur les personnages. Il y a 18 personnages, et bien evidemment, le personnage 1 (le Bouffon) rapporte nettement moins que le 18 (le Roi), qui nécessite de positionner trois dés à six faces (sauf si l'on dispose de bonus).

je commence la partie, avec de vieux souvenirs de jeux de rôles ou je tirais systématiquement de mauvais dés, et justement, la partie commence avec des premiers tirages assez catastrophiques pour moi. Heureusement, le jeu dispose de plusieurs mécanismes de ré-équilibrage, qui donnent de petits bonus au dernier joueur.

Chacun à notre tour, nous positionnons nos dés sur un personnage, puis nous continuons jusqu'à épuisement de nos dés. Et la mécanique du jeu apparait très clairement ; la pose de ses dés doit forcement intégrer les dés des autres joueurs, car un seul joueur peut poser ses dés sur un personnage, donc il est très facile de bloquer un adversaires, qui peut se retrouver avec des dés inutiles, qu'il devra défausser. L'objectif devient alors de positionner ses dés non seulement sur des conseillers interessants, mais aussi de bloquer les autres, et enfin de se garder la possibiltés de placer ses derniers dés sur un personnage libre lorsque son tour revient. Bonjour le casse-tête !

Il faut donc gérer intelligement ses ressources pour essayer de maximiser ses constructions de bâtiments à son tour. Il y a 20 bâtiments différents, qui sont en fait des sortes d'upgrades de types de bâtiments (bâtiments clericaux, militaires, ...). Il faut respecter l'ordre des upgrades pour chaque type, et evidemment, plus les bâtiments sont upgradés (en fait, il s'agit de bâtiments supplémentaires plus que d'upgrade), plus ils octroient de bonus et de points de victoire.

Nous construisons donc tous nos premiers bâtiments, et l'hiver arrive, avec ses premiers combats. Prévoyants, nous réussissons tous à les contrer, donc nous récupérons tous les bonus associés, au lieu des malus prévus en cas de perte. Il y a 5 monstres à combattre (un par année), et ils sont de plus en plus forts, avec des bonus et malus en proportion. Nous nous faisons tous la réflexion qu'il va falloir augmenter nos défenses si nous voulons résister aux prochains ennemis des années suivantes.

Les tours s'enchaînent et assez vite, Arthur a bien compris que la clé est de disposer de ressources en suffisance. Il commence aussi à construire des bâtiments et se fixe comme objectif d'en faire un par saison.

De mon côté, mes petits tirages au dés ne m'autorisent pas une telle débauche d'achats, et Quentin et moi-même récuperont ainsi souvent les bonus des derniers joueurs !

Philippe, de son côté, fait quelques beaux tirages aux dés qui lui donnent accès aux personnages les plus intéressants.

Mais je lui rafle la mise et suis le premier à me positionner sur le Roi qui me donne une ressource de chaque type, ainsi qu'un +1 au prochain combat. Philippe se venge en se positionnant sur la Reine, qui donne 2 ressources de son choix, ainsi que 3 points de victoire, et également la possibilité de voir en avance la prochaine carte de combat de la saison hiver.

Un des bâtiments les plus intéressant pour moi permet de relancer ses dés si leur somme est inférieure à 7. Je me dis qu'il me le faut absolument, finis par l'acquérir, et à ce moment là, évidemment, mes tirages se mettent à dépasser 7 ! Malchance, quand tu nous tiens !

Les saisons s'enchaînent, et la fin de partie commence à se profiler : il est temps de se mettre à construire de gros bâtiments qui donnent beaucoup de points de victoire. D'un autre côté, le spectre du monstre final, avec comme malus potentiel de retirer son plus gros bâtiment, fait hésiter entre la technique défensive, et le fait de construire à outrance. J'opte pour la construction, car de toutes façons, ma situation est désespérée en terme de points de victoire ....

Seulement évidemment, je ne suis pas le seul à faire ce raisonnement, et Arthur et Philippe font de même. Quentin, lui, ne dispose pas de dusffisemment de ressources pour construire un gros bâtiment.

Le monstre final arrive, un monstre qui fait perdre 8 points de victoires ! Nous arrivons tous à le vaincre, sauf Quentin, qui n'a pas construit suffisemment de bâtiments défensifs pour faire face à l'ennemi. Son score est décrémenté d'autant, ce qui me permet de ne pas finir bon dernier (ouf, merci Quentin  ;-) )

P1030652-redimensionner.JPG  P1030655-redimensionner.JPG  P1030659-redimensionner.JPG
Le tableau des bâtiments de chaque joueur ; mon arrivée triomphale sur le Roi ; le plateau en fin de partie

Et Phlippe fait une remontée spectaculaire, puisque qu'il passe juste devant Arthur, qui a pourtant mené tout au long de la partie, et qui semblait inatteignable !

Au final, un très bon "petit" jeu, à jouer en s'amusant à faire un peu de "role play", avec ce qu'il faut de hasard et de stratégie pour le rendre intéressant pour tous : un jeu assez consensuel en fait, dans le sens noble du terme.

Bilan de la partie :
Philippe : 37
Arthur : 36
Pascal : 27
Quentin : 19

Note du jeu : 17/20

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Les Vents du Nord :

vents-du-nord.jpgDeuxième jeu, en comité plus réduit, puisque ne restent que Arthur, Philippe et moi. J'avais hâte de tester ce jeu qui a l'air d'être apprécié des gros joueur. La boîte contient essentiellement des cartes, assez jolies, et les petits plateaux des joueurs, figurant des entrepôts, ne sont ici qu'un prétexte pour ce qui reste un jeu de cartes. A ce propos, nous avons trouvé que les cartes ressources auraient pu être avantageusement remplacées par des petits cubes, si emblématiques des jeux de gestion et d'optimisation.

Le pitch du jeu : Dans le port, les bateaux de commerce attendent d'être remplis de marchandises. Chaque navire doit stocker une certaine combinaison de marchandises. Les joueurs prennent le rôle de commerçants essayant de remplir leurs entrepôts de marchandises qui sont alors à leur tour transférées aux bateaux présents dans le port.

Les règles sont assez courtes, mais avec quelques subtilités au niveau des cartes spéciales.

Le vainqueur est le joueur qui dispose d'un certain nombre de points le premier (50 points à trois joueurs).

Pour résumer, le principe est le suivant : il y a trois tas de cartes, qui contiennent dans l'ordre des ressources (pommes, soie, fromage, épices), des cartes pour stocker ces ressources en main vers ses entrepôts, et dans le dernier tas des cartes pour transférer ses ressources vers les navires en partances, ou bien pour les vendre directement.

recadreP1030663.jpg A partir de ce principe assez simple, quelques petites règles viennent rendre le jeu assez tendu. Entre autres :

- le joueur dont c'est le tour retourne trois cartes des trois tas, mais il peut choisir d'en retourner 2 d'un même tas (donc au détriment d'un autre tas). Ensuite il en choisit une pour lui, et les autres, à leur tour, vont en choisir une. Du coup, il faut à la fois piocher des cartes par rapport à ce que l'on souhaite faire ce tour ci (récupérer des ressources par exemple), mais également veiller à ne pas avantager ses adversaires en piochant dans des tas qui les intéressent également,

-  autre point, un joueur peut choisir une carte parmi celles découvertes, mais peut également demander une des cartes choisit par un des joueurs précédent : s'en suit une enchère : le joueur qui a pris la carte en premier choisit si il souhaite la vendre, ou bien payer l'équivalent de ce que l'acquéreur potentiel en demande, pour la conserver ! Vous imaginez assez bien je pense les coups fourrés que cela engendre car un joueur peut décider de voler une carte à son adversaire, même si il n'en veut pas vraiment, uniquement pour l'embêter, ou bien se faire de l'argent, si il sait que l'autre joueur payera pour conserver sa carte.

Des cartes spéciales complètent l'ensemble et permettent des actions du type :

- poser directement des ressources dans son entrepôt sans avoir à payer,

- échanger des cartes ressources de son entrepôt avec des ressources d'autres entrepôts (certainement la carte la plus puissante du jeu),

- empécher ses ressources de pourrir.

Nous commençons la partie, et il apparait immédiatement que le jeu est très nerveux : les tours s'enchaînent extrèmement vite, et on sent qu'il ne faut pas perdre de temps : en effet, lorsqu'il ne reste plus que 2 bateaux ou moins au port, on replace de nouveaux navires, et les joueurs perdent leurs cartes ressources en mains, ainsi que certaines de leur cartes périssables stockées dans leurs entrepôts.

Un autre point apparaît également : sans or, point de victoire possible : et l'argent tourne quasiment en cercle fermé au début : il faut attendre de sortir ses ressources des entrepôts, ce qui ne peut pas se faire en début de partie, pour espérer récupérer de l'argent : et la, un nouveau dilemne : le joueur doit chosir entre vendre ses ressources des entrepôts sur le marché local, ou bien les envoyer dans les navires pour écupérer des points de victoire. sans argent, pas de possibilité de continuer la partie, et sans points de victoire, pas de possibilité de gagner la partie. Ces choix Cornéliens vont devoir se poser à nous toute la partie.

J'opte pour une tactique blitzkrieg, et arrive à charger rapidement un premier gros navire, qui m'apporte 12 points de victoire. A cours d'argent, je fais chanter mes adversaires en réclamant les cartes qu'ils souhaitent utiliser pour leur extorquer leurs maigres ressources.

recadreP1030664.jpg Arthur, juste après moi, choisit de vendre ses ressources stockées pour se renflouer.

 Philippe, lui, a repéré un gros bateau à 18 points, et stocke en prévision : il choisit donc une stratégie plus long terme, mais qui rapporte gros.

A ce moment là, et juste avant que Philippe aille au bout de sa stratégie, Arthur entre en action, et révèle toute sa noirceur : il joue une carte spéciale qui lui permet d 'échanger ses ressources avec celles de Phlippe, ce qui lui permet d'une part de faire partir un navire, et d'autre part de mettre Philippe dans l'embarras, ce dernier se retrouvant avec des ressources soie dont il n'a que faire.

La première manche se termine car il ne reste plus que 2 navires à quai, donc nous remplaçons les navires, et nous délestons des ressources périssables, à l'exception de Philippe qui a posé une carte qui lui permet de les conserver.

Je continue ma tactique éclair, et repère à nouveau un navire intermédiaire, ce qui me semble un excellent compromis entre les petits navires qui ne rapportent pas grand chose, et les gros qui prennent trop de temps, et laissent la possibilité à un adversaire d'échanger ses ressources avec les miennes dans mon entrepôt (n'est-ce pas Philippe ?). Je bénéficie en outre d'un autre avantage : pour une raison obscur (vengeance ?) Philippe et Arthur n'arrêtent pas de se faire des crasses, ce qui m'amuse bien, en plus de me donner de l'avance.

Je marque ainsi à nouveau des points de victoire, et les autres joueurs arrivent quand même à charger quelques bateaux. La deuxième manche prend fin, et nous replaçons de nouveaux bateaux.

Je poursuis ainsi ma stratégie "bateaux moyens", et arrive à 44 points : il me manque juste 6 points, et justement, un petit bateau à 6 points est présent au port. Arthur a repéré mon petit jeu, et tente de m'intercepter en cherchant à acquéri la carte qui me permettra de mettre mon plan en oeuvre. Seulement voila, il me reste assez d'or pour m'acquiter de la somme demandée lorsqu'Arthur se propose de me la racheter, donc je conserve la carte.

Je remplis ainsi les cales de mon dernier navire, empoche les 6 points, et la partie se termine.

Finalement, tout le monde a été séduit par ce petit jeu de cartes : très rapides, les tours s'enchaînent et le plaisir est présent tout le temps. Seul petit point noir : quelques imprécisions des règles, dans des cas particuliers assez nombreux. je pense que nous n'avons pas joué exactement avec les bonnes règles, et les points obscurs nécessiteront une FAQ pour que le plaisir soit entier.

Bilan de la partie :
Pascal : premier
Philippe et Arthur : derniers

Note du jeu : 18/20

par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Vendredi 21 décembre 2007
Les jeux de majorité sont nombreux : sont ils trop nombreux, au point de s'aliéner le public averti ?

Depuis que le concept existe, il a été sans cesse  réutilisé et adapté à toutes les sauces.
Certains gros gamers que je connais en sont même venus à détester ce mécanisme, non pas parce qu'il est mauvais, mais à cause de cette impression de le retrouver systématiquement dans la production ludique.

Il reste pourtant  particulièrement adapté à notre passion, et autorise un nombre de stratégies assez impressionnant. Qu'il soit le ressort principal du jeu, ou juste un élément de l'ensemble, on le retrouve partout, au point de dégouter ceux qui recherche l'originalité.

De mon côté, j'adore ce mécanisme et n'en suis pas encore au stade du dégout.
Si je devais donner mon Top 3 en matière d'utilisation du principe (et non pas forcement en notant le jeu en lui-même), mon palmarès serait le suivant :

1 - Capitol
2 - El Capitan
3 - Khronos

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Et vous, appréciez-vous ce mécanisme ?
Quel est votre Top 3 dans ce domaine ?
par Pascal publié dans : Débats
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Jeudi 20 décembre 2007
undefinedBruno Cathala fait partie des grands créateurs de jeux Français. Interview décalé avec un personnage ludique humoristique ...

TheNewLudo :
Bonjour Bruno. Puisque tu m'as demandé de faire original pour cette interview, pour te changer des interviews classiques liées à ton statut de people ludique, je te propose le petit jeu suivant. Mes questions vont naturellement porter sur les jeux (on s'en serait pas douté), mais pour faire original, je vais à la place utiliser des termes empruntés à des thèmes différents. Il te faudra "traduire" mes questions pour les comprendre, et à ton tour, tu devras y répondre en respectant le thème imposé de la question, et le lecteur "traduira" à son tour tes réponses ludiques.

Je vais prendre un exemple pour être sur de bien me faire comprendre :
Sur un thème cinéma, si je te demande quel est ton film préféré, il faut comprendre que je te demande ton jeu préféré. Tu me répondrais reservoir dogs par exemple, si tu aimes le jeu Cash&Guns ...(Trop facile pour moi !)

Prêt ?


Bruno Cathala : yes !!
on va bien s'amuser... hé hé
c'est partiiiiiiii !


Thème : Discussion sur un chat internet
TheNewLudo :  asv ?  (Age/Sexe/Ville pour les ignorants des technologies modernes)

Bruno Cathala : Alors, dans l'ordre:
- Loire Atlantique jusqu'en novembre 2008 où je passe Loiret (Note TheNewLudo : là, visiblement, il a encore du mal avec le concept ;-) )
- Oui, le plus souvent possible, mais bon, je ne suis pas georges clouney non plus, what else !!
- St Pierre en Faucigny (si si, ça existe)
 
Thème : Brice de Nice
TheNewLudo :  Pourquoi ce surnom de Bruno de Concarneau alors que tu habites à la montagne ?
 
Bruno Cathala : Parce que je suis Breton demi-sel et que ma maman est Lorientaise.
 
Thème : Cuisine
TheNewLudo :  Quels sont tes plats préférés ?

Bruno Cathala : Ceux qui sont faits par les autres !!!
En fait je n'aime faire à manger que lorsqu'il y a du monde à la maison, alors je me débrouille pour aller manger chez des ami(e)s le plus souvent possible.
D'ailleurs je lance un appel: j'accepte toutes les invitations !!!
 
 
Thème : Cinéma
TheNewLudo :  Préfères tu les blockbusters Américains à thème fort comme "Les aventuriers de l'Arche perdue", ou les films avec une mécanique bien huilée à l'Allemande, comme "Lili Marleen" de Fassbinder ?

Bruno Cathala : Excellente question !! Si j'ai un gros faible le cinéma d'auteur à la Française, avec un faible pour le tandem Bacri-Joui, je suis assez éclectique et peux m'enthousiasmer pour les deux écoles ci-dessus selon l'humeur et l'envie du moment.
Le tout est de ne pas en attendre la même chose, et il n'y a alors pas lieu d'être déçu

 
Thème : Kamasutra
TheNewLudo :  Pourquoi ne créés tu pratiquement que des positions pour 2 partenaires ? Tu sais qu'il est possible de faire ça à plus ?

Bruno Cathala : Je m'inscris en faux contre cette allégation !! En effet, si j'aime les plaisirs à deux, j'avoue sans honte pratiquer aussi les plaisirs solitaires et expérimente depuis quelques années le trio avec mes compères Veveysans-Pauchon-Braff.. avec aussi une contribution collective du côté de Stonehenge !!! J'aime TOUS les plaisirs, non mais !
 
 
Thème : Chanson Française
TheNewLudo :  J'ai l'impression que tu as l'angoisse de la page blanche si tu travailles seul : tu as par exemple co-écris "les colliers de la reine" avec Demis Roussos, "les chevaliers de la table ronde" avec Framboisier de la bande des musclés, "Mr Jack" avec Dave, .... Tu confirmes ton angoisse de l'artiste ?

Bruno Cathala : Pas du tout. La vérité est beaucoup moins reluisante. En réalité, je suis obligé aujourd'hui face à cette question de révéler ma véritable profession: Illusioniste.
Pendant 18 ans, j'ai exercé un métier qui ne s'apprend pas à l'école et auquel personne ne comprend rien: chercheur en métallurgie du Tungstène.
Il m'a suffit d'affirmer que je m'y connaissais pour rassurer ce petit monde et de prendre quelques mesures péremptoires et catégoriques pour confirmer mon statut d'expert... mais la supercherie a été mise à jour et j'ai été licencié.
Il a donc fallu changer d'illusion: par miracle j'ai réussi à faire croire à un éditeur que j'étais chansonnier. Depuis, pour rester crédible, je m'efforce d'approcher les grands noms de la chanson française décrits ci-dessus pour profiter d'un travail déjà fini (je n'ai jamais eu la moindre idée personnelle) pour apposer mon nom sur les boites !!
Mais par pitié, faut que ça reste entre nous, hein.....
Quoique... si jamais il fallait que je passe à une nouvelle grande illusion, je pourrai toujours tenter de faire croire que je suis le leader de la gauche française !
Semblerait que plus personne ne sache bien en quoi ça consiste, alors ça peut marcher... Y'a un mec qui a fait ça récemment à droite et en plus ça permet de sortir avec des Top Models... chut.... c'est quelqu'un qui m'a dit.....
;-)))


undefined Thème : Lingerie féminine
TheNewLudo :  Comment expliques tu l'explosion des ventes de lingerie féminine ces dernières années en France ? les Français en ont marre de la télé ?

Bruno Cathala : Je pense malheureusement avoir ma part de responsabilité dans cette affaire... cette photo en est la preuve
 

Thème : Livres
TheNewLudo :  De quoi parlera ton prochain roman ?

Bruno Cathala : Je travaille à plusieurs ouvrages... il sera peut être un jour question de:
- Grèce antique
- Japon médiéval
- Portes monstres trésors
- Far West
- abstraction
Mais je m'efforce de ne pas tout mettre dans le même roman !!

Thème : Jeux de plateaux et gros sous
TheNewLudo :  Pour finir, je trouve mon idée pour l'interview pas mal : on pourrait en faire un jeu selon toi ?

Bruno Cathala : Oui, bien sûr !! mais il faut d'abord que je trouve le chansonnier compétent en ce domaine et qui accepterait de mettre mon nom sur la boite.... Dave me semble tout indiqué !!!

TheNewLudo : Merci à toi, Bruno, et créé nous encore beaucoup de livres/chansons/films/plats/jeux avec Demis Roussos et toute la bande !
par Pascal publié dans : Interviews
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Mercredi 19 décembre 2007
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par Pascal publié dans : Histoire de pions
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Mercredi 19 décembre 2007
Etant donné le succès de cette rubrique, j'en ajoute un petit nouveau.
Mais là, on change un peu les règles : puisque vous arrivez à trouver tous les jeux sortis, je place cette fois des couvertures de jeux en preview (avec peut être même des couvertures non définitives)

Saurez vous les identifier ?

ah ah, on fait moins les fiers, tout à coup ....

2008jeu1.jpg  2008jeu2.jpg  2008jeu3.jpg  2008jeu4.jpg
par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Mardi 18 décembre 2007
J'ai complété  par deux nouvelles questions mes sondages express (en haut à droite du blog).
Merci d'avance à vous d'y accorder les 2 secondes nécessaires, pour mieux vous connaître.

PS : De même, pour les retardataires, les 2 réponses aux questions précédentes m'intéressent également ....


onclesam-redimensionner-redimensionner.jpg
par Pascal publié dans : Divers
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Mardi 18 décembre 2007
Pour changer un peu, reconnaîtrez-vous tous les jeux dissimulés dans cette image ?
Je vous aide un peu, il y en a 5 à trouver.


lesquatre2.jpg
par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Lundi 17 décembre 2007
En l'espace de 3 ans, Cyril Demaegd s'est créé un nom dans le microcosme ludique Français. Grand fan des jeux d'Ystari en général, je n'ai pu m'empêcher de l'interviewer.

ystarigames.jpgTheNewLudo : Bonjour Cyril Demaegd, peux-tu te présenter ?

Cyril Demaegd : Bonjour. Je suis donc Cyril Demaegd, j'ai 36 ans et je dirige la maisons d'édition Ystari, qui publie entre autres Caylus, Yspahan et Amyitis...


TheNewLudo : Tu es donc concepteur de jeu, et éditeur en même temps. Ta société Ystari continue-t-elle ses activités informatiques, car la partie jeu doit être la plus importante maintenant ?

Cyril Demaegd : Oui, car il y a d'autres personnes dans Ystari qui s'occupent de cette branche. pour ma part, je me concentre désormais sur l'édition, car cela me prend tout mon temps...


TheNewLudo : Continues-tu à t'occuper de la boutique Fireball ?

Cyril Demaegd : Eh non, pour les raisons évoquées ci-dessus. Fireball aura été une belle aventure, et la plupart de nos jeux y ont été développés, mais je n'avais plus le temps de m'en occuper de concert avec l'édition de jeu. Le choix aura donc été vite fait...


TheNewLudo : Quels sont tes 3 jeux préférés ?

Cyril Demaegd : Je dirais Les Princes de Florence, Torrès et Puerto Rico. Ca fait tout de même deux Kramer ! Et encore j'aurais pu mettre El Grande !


TheNewLudo :
Pourquoi ce nom d'Ystari, mais surtout, pourquoi ces lettres YS dans chacune de tes créations ?

Cyril Demaegd : Globalement par hasard. On a pris Ystari parce que cela sonnait bien (et aussi pour un rapport avec le seigneur des anneaux). Par contre aucun rapport avec les lettres Y et S, c'est une pure coïncidence en fait !
Après Ys, on a choisi Caylus comme nom pour notre second jeu parce que cela sonnait bien. l'un des testeurs a simplement fait remarquer qu'il y avait un Y et un S et qu'il fallait donc perpétuer la tradition, et on essaye ! On verra bien combien de temps cela durera...


TheNewLudo : Ton frère, Arnaud, est peintre, mais également ton illustrateur : avec le succès d'Ystari, il va être obligé de se concentrer à temps plein sur les jeux, et ça ne va pas lui plaire, non ?

Cyril Demaegd : En fait c'est effectivement un problème puisque mon frère est également prof d'Anglais et travaille sur une BD. Donc il a moins le temps et je vais parfois faire appel à d'autres illustrateurs. D'ailleurs pour notre prochain jeu, c'est Anii (Jamaica) qui s'y colle.  Pas si mal non ?


TheNewLudo : Comment expliques tu le succès d'Ystari ? En effet, en trois ans, Ystari est devenue incontournable dans le paysage ludique, et si je ne m'abuse, tous vos jeux ont été des succès.

Cyril Demaegd : J'aimerai bien avoir la recette, mais je ne me l'explique pas vraiment ! Je suis toujours aussi angoissé à la sortie d'un nouveau jeu qu'au début et je crois que je ne serai jamais tranquille malgré ces succès...


TheNewLudo : D'une manière plus générale, avec ta vision de l'intérieur, constates-tu l'explosion de l'engouement pour les jeux de plateaux en France, et même à l'international ?

Cyril Demaegd : Il est clair que cela progresse en France. Quand je compare la situation actuelle à celle au moment où j'ai lancé Ys, je me dis que le paysage ludique Français a considérablement évolué. Pour l'Allemagne, c'est plus compliqué. Il est évident que le marché évolue également (et dans des proportions bien plus grandes), mais d'une manière plus inquiétante. L'Allemagne a toujours été la terre des jeux de plateau, mais disons qu'en ce moment, cela tourne vraiment à la société de consommation et cela m'inquiète un peu. Un produit chasse l'autre et les jeux commencent à ne plus être créés pour "durer". J'espère sincèrement que la France ne connaitra jamais ce genre de situation, mais je crains que ce ne soit inéluctable, car quand la grande distribution française aura saisi le potentiel de notre industrie, tout va s'accélérer...


TheNewLudo : Caylus demeure-t-il le plus gros hit d'Ystari ? On en est à combien d'exemplaires, maintenant ?

Cyril Demaegd : Oui, même si Yspahan a été pas mal retiré l'année dernière, suite au Spiel. Pour Caylus on navigue actuellement entre 50 et 60000...


TheNewLudo : Amyitis, ton dernier jeu, reçoit également d'excellentes critiques : les ventes suivent-elles ?

Cyril Demaegd : Je ne me plains pas ! Le jeu a semble-t-il démarré très fort et cela me fait d'autant plus plaisir qu'Amyitis était un projet assez ambitieux. Justement le genre de jeu qu'il faut prendre le temps de découvrir. Nous avons de la chance car notre public nous donne suffisament de crédit, et cela nous permet donc de lutter à notre petite échelle contre les tendances évoquées plus haut.


TheNewLudo : Comment fais tu pour avoir un tel flair ? Entre les jeux que tu produis, et les gammes Vintage et Ystari Plus, les critiques sont systématiquement très positives.

Cyril Demaegd : Aucune idée ! En fait je me contente de faire les jeux que j'aime jouer. Notre public de son côté, sait quel genre de jeu il achète quand il prend un Ystari. Donc l'équation fonctionne plutôt bien...


TheNewLudo : Peux tu nous en dire plus sur les prévisions d'extensions de Race for the Galaxy, un jeu que j'adore et que tu édites dans la gamme Ystari Plus ?

Cyril Demaegd : Deux extensions sont prévues et la première sortira vraisemblablement au printemps. elle premettra de jouer à 5 et rajoutera quelques cartes assez puissantes. En ce moment, je joue beaucoup avec les extensions et je vous garantis qu'elles sont toujours aussi bien faites !


TheNewLudo : Peux tu nous parler du prochain jeu à sortir, Metropolys ?

Cyril Demaegd : C'est un jeu de Sebastien Pauchon, et j'ai souhaité le signer dès que je l'ai testé il y a 2 ans. A l'époque nous étions en train de signer Yspahan et Sebastien l'avait ramené par hasard puisque le jeu était chez Hans im Glück. J'ai vraiment insisté pour l'avoir et seb a fini par craquer ! C'est vraiment un jeu excellent. Tout simple mais bourré de choix cruciaux. Je pense que comme Yspahan il plaira tout à la fois aux joueurs et également comme jeu d'initiation. Le principe du jeu est de consruire des immeubles dans la ville de Metropolys grâce à un très habile système d'enchères. C'est un jeu à objectifs secrets vraiment très subtil et j'espère bien qu'il ira encore plus loin qu'Yspahan ;)

Couverture de Metropolys

TheNewLudo : Et de ton côté, as-tu un nouveau projet de jeu en tête ?

Cyril Demaegd : En fait j'ai déjà terminé un autre jeu, mais nous ne le publierons pas avant longtemps. C'est un jeu beaucoup plus simple que ses prédecesseurs, mais j'avais besoin de "vacances" après le difficile développement d'Amyitis alors j'ai décidé de faire quelque chose de malin et pas trop compliqué pour une fois !


TheNewLudo : Et pour finir sur une note surnaturelle, un ami à moi a tenu à te poser cette question : pourquoi n'aimes tu pas les jeux de plateaux ?

Cyril Demaegd : Je crois qu'il y a vraiment plein de raisons de ne pas aimer les jeux de plateau, a fortiori quand on travaille dans ce milieu ! Sortir un jeu est une telle galère, et pourtant dès qu'on en termine un, il faut s'atteler au suivant sans répit ! Bref il faut être un peu maso pour être éditeur ! Mais je ne sais pas si ça répond à la question de ton ami ?


TheNewLudo : Merci à toi, Cyril, et longue vie à Ystari
par Pascal publié dans : Interviews
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Dimanche 16 décembre 2007
Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas (trop) sorti de « nouveaux jeux qui viennent tout juste de sortir que même que c’est que beaucoup mieux si ils sont tout frais, ma bonne dame » !

Pour commencer, un jeu que je voulais tester depuis longtemps, Java, suivi d’une deuxième chance pour un autre qui m’avait laissé dubitatif à ma première partie, UR. Et pour finir, un petit Tribun, car depuis ma partie de la semaine dernière, j’avais très envie de re-tester ce petit bijou.

Java :

java263-1.jpgJe possède Tikal de longue date, et ce jeu fait partie de mes préférés, de par les mécanismes (points d’actions, placement et majorité), le thème (exploration de sites maya), l’interaction et la beauté du matériel.
Le duo Wolfgang Kramer / Michael Kiesling a en fait créé une trilogie basée sur des principes communs. Les trois jeux qui en sont issus, Tikal, Java et Mexica sont devenus des références depuis, plus particulièrement les deux premiers.
Plus récemment, le jeu Taluva fait également partie de mes jeux préférés, et il se trouve que ce dernier est souvent qualifié de « Taluva light », avec ses poses de tuiles hexagonales.
Il me fallait donc absolument Java, mais il se trouve que ce jeu n’est plus disponible depuis plusieurs années. Une occasion sur internet m’a permit de remédier à cette situation ...

aaP1030624-redimensionner.jpgLe pitch du jeu : Chaque joueur est un souverain javanais qui, accompagné de sa suite, tente d'exploiter un territoire aussi grand que possible, pour y fonder une civilisation. Il irrigue les sols et crée des rizières en terrasses. Il construit des villages qu'il transforme en villes en y bâtissant des palais dans lesquels il organise des fêtes. Chacun tente de régner sur ce nouveau territoire.

Nous sommes quatre pour cette partie, et après une lecture rapide des règles, nous attaquons, Arthur en tête. Dès le début, nous voyons qu’il faudra réfléchir à son tour, et qu’il est difficile de prévoir plusieurs coup à l’avance, car il s’agit avant tout d’un jeu d’opportunisme. De plus, la représentation en 3D et la taille du plateau oblige à « tester » ses poses de tuiles avant de jouer réellement, d’autant que chaque joueur dispose de 6 points d’actions par tour, ce qui correspond potentiellement à des actions différentes, parmi :
- pose de tuile
- pose de nouveau pion en jeu
- pioche de carte(s)
- déplacement de pion en jeu
- construction de palais
- agrandissement de palais
- irrigation d’une zone

Le nombre important de possibilité peut bloquer une partie si un joueur entre « en mode panique », selon l’expression consacrée par François.

Arthur construit un premier village qu’il transforme en ville de 4 points directement grâce à un palais.
François, très imaginatif, fait exactement la même chose de l’autre côté du plateau.
De son côté, Seb, qui trouve déjà que le jeu est trop compliqué, essaye vainement d’irriguer des rizières, mais, constatant qu’il ne dispose pas d’assez de points d’actions, vient squatter la ville de François et décide d’y faire la fête.
P1030626-redimensionner.JPGLe système de fête permet de remporter des points supplémentaires, pour chaque niveau de palais construit dans sa ville, seulement voila, les adversaires présents dans la ville peuvent décider d’y participer. Dans ce cas, un duel commence, à base de cartes, chacun pouvant enchérir sur l’autre à l’aide de cartes présentant des symboles. Seuls les symboles présents sur la carte retournée de la pioche comptent.
A mon tour, je joue au niveau de la ville d’Arthur, et la partie se scinde en deux régions.

Les tours s’enchaînent et alternent la création de nouveaux villages et l’augmentation de la taille du palais des villes existante.
Je retrouve avec plaisir les joies de Tikal, avec ses points d’actions, et le plaisir de la construction d’un plateau en 3D de Taluva.
D’un niveau de complexité équivalent à Tikal, Java comporte par contre clairement des éléments plus complexes que Taluva.
Mais à mon grand étonnement, mes camarades de soirée ne semblent partager que partiellement mon enthousiasme. En particulier, ils lui reprochent son côté trop de choses à surveiller et de possibilités. Il est vrai qu’il est impossible de tout analyser, à moins de passer 30 minutes à réfléchir par tour, et qu’à chaque fois, le joueur n’est absolument pas sur d’avoir optimisé au mieux ses points d’actions. Mais cela fait aussi le charme du jeu, et je décide de ranger la critique de mes adversaires sur le compte de leur capacité cérébrale limitée (et toc !).

Au fur et à mesure de l’avancement de la partie, il devient de plus en plus facile de construire de nouveaux villages, en « coupant » des villages existants en deux à l’aide d’hexagones rizière. On retrouve ici un principe de base de Taluva, et tout le monde s’en donne à cœur joie. Nous comprenons ainsi pourquoi il existe plus de palais avec des points élevés que de palais à petites valeur, car nous construisons directement de nouvelles villes avec des palais de valeur 8, voire 10.

J’ai commencé la partie en tant que dernier à jouer, et cela m’a avantagé dès le début. Je suis ainsi en tête au score, et parviens à conserver cette avance, et même à distancer mes adversaires.

Mais en parallèle, Arthur a compris que le grand décompte final est extrêmement important, et il commence à se positionner sur les villes existantes, en prévision de la fin de partie.

Je commence à faire de même, suivi par François et Seb.P1030629-redimensionner.JPG
J’abrège la fin de partie en posant 3 tuiles de 3 hexagones d’un coup, pensant avoir le plus de point. Arthur, juste après moi, pose la dernière tuile, et le décompte final commence, joueur par joueur.

Arthur marque plus le points lors de ce décompte que son score total du reste de la partie !
A leurs tours, François puis Seb jouent leurs 6 points d’actions pour se positionner sur les villes et marquer leurs points.

Enfin, il me reste à effectuer mes actions, mais la, il ne reste presque plus de possibilités pour positionner mes pions sur les villes qui marquent des points, à cause des actions des joueurs précédents lors du dernier tour : ils ont bloqué certaines villes en se positionnant sur les hexagones les plus haut, et je ne peux à mon tour me placer que sur très peu de villes.

Le décompte final accorde les points du montant du palais pour le joueur le plus haut sur une ville, et la moitié pour le joueur suivant.

Je ne marque donc que très peu de points dans ce décompte (la moitié d’Arthur je pense), et ne parvient pas à le redoubler au final.

Au bilan, je suis très satisfait de mon achat, car le jeu remplit toutes les promesses que j’avais placé en lui. Je suis très motivé pour l’essayer à nouveau, si j’arrive à mobiliser mes camarades de jeu qui sortent moins enthousiastes que moi ...

Bilan de la partie :
Arthur (Noir) : 109
François (Orange) : 89
Pascal (Blanc) : 89
Seb (Rouge) : 81

Note du jeu : 18/20

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UR :

6839-1.jpgDeuxième jeu, avec Ur, que j’avais acheté il y a quelques mois, et que j’avais testé une seule fois, avec quelques doutes toutefois. Pour mes compagnons de ce soir, c’est la première fois qu’ils le testent, et je les motive en leur expliquant que de toutes façons, le jeu est rapide, sans leur faire part de mes doutes (je sais, je suis sournois)

Le pitch du jeu : Les joueurs mèneront les peuples du croissant fertile de la Mésopotamie vers la civilisation.
Celui qui pourra mieux contrôler la croissance économique, le développement culturel, le commerce, l'agriculture, la politique et la guerre aussi bien que la construction à temps des ziggurats sera le gagnant.
Les règles, si elles sont très courtes, sont néanmoins d’une grande complexité, non pas dans les principes de bases, mais dans les effets des différents types de tuiles.


Je vous épargne donc le détail de ces effets pour me concentrer sur les principes.
A partir des 40 tuiles de jeu, on constitue un plateau de 6*6 tuiles et on conserve les 4 restantes pour les donner aux joueurs.

A son tour, un joueur effectue les effets possibles de sa tuile, au nombre de deux et/ou la pose de cubes sur le plateau, puis change sa tuile avec une autre, libre, du plateau. Ainsi, le plateau change de configuration au fil de la partie, et une tuile convoitée pour l’extension de sa civilisation peut se révéler différente lorsque l’on s’apprête à s’y rendre !

P1030630-redimensionner.JPGIl existe 5 types d’effets différents, symbolisés par :
- l’agriculture (tuile verte)
- le commerce (tuile violette)
- la culture (tuile jaune)
- la politique (tuile bleue)
- la guerre (tuile rouge)

Pour simplifier, les 3 premiers permettent de poser des cubes supplémentaires sur le plateau, mais avec des règles différentes, la politique permet de redistribuer ses cubes sur ses tuiles, et le guerre permet d’aller attaquer une tuile voisine, qu’elle soit inoccupée ou non.

François démarre la partie, et nous commençons déjà à relire les règles d’exécution des effets agriculture, commerce et culture. Les aides de jeu ne sont malheureusement d’aucune aide, et nous allons ainsi mélanger ces effets durant TOUTE la partie.

Il se produit la même chose que lors de ma précédente partie, et le plaisir est vraiment gaché par cette prise de contact : en gros, il faut faire deux parties de suite, pour que la seconde soit fluide !

Les mécanismes sont très astucieux, mais d’une froideur extrême, et le thème plaqué dessus : on aurait pu jouer à un jeu de science-fiction, cela aurait été pareil (peut être même mieux, d’ailleurs, ...)

Arthur est défavorisé, de par son statut de dernier joueur qui l’a excentré du plateau, sur des tuiles pas très intéressantes : en effet, l’agriculture (tuile verte), est celle qui permet le développement initial le plus important, et il est éloigné de celles-ci. Il essaye bien de se repositionner dessus, mais en vain, entre autre à cause de moi, qui attaque en premier et lui vole une de ses tuiles.

P1030631-redimensionner.jpgFrançois, en mode panique, préfère en rire, mais a la sensation de mal jouer (mais est-ce une sensation ?) à chaque tour.

Seb, de son côté, n’aura de cesse de nous demander l’effet de la tuile commerce, alors qu’il la joue quasi à chaque fois !

De mon côté, je ne fais pas plus le fier, d’autant que je suis cerné par les trois autres joueurs : je n’ai presque pas la possibilité de m’étendre à coté de mes tuiles, la ou François et Seb disposent derrière leurs territoires d’une marge appréciable entre eux et le bord du plateau.

La paranoïa est telle que nous concentrons nos forces à nos frontières respectives, et qu’aucun d’entre nous ne transformera ses tuiles à 5 cubes en ziggurats, qui permettent pourtant un sacré bonus en fin de partie.

Je me retrouve donc à cours de cubes dès le milieu de la partie, car ma stratégie est basée sur l’agriculture, et me permet de positionner rapidement tous mes cubes sur le plateau. Puisque je ne transforme pas mes cubes en ziggurats, ma réserve reste désespérément à zéro !

A deux coups de la fin, Seb m’attaque sauvagement et me vole deux territoires.
Je provoque involontairement la fin de partie puisque je me retrouve avec une tuile impossible à échanger, et c’est le décompte.

La encore, le mécanisme est original : chacun récupère ses tuiles conquises, retire les cubes dessus, et essaye de former des chaînes de tuiles de couleurs différentes les plus longues possibles. Les points sont fonction de la longueur de cette chaîne, et Seb l’emporte de justesse, talonné par moi.

Le bilan demeure celui de ma précédente partie, à savoir qu’il s’agit d’un jeu sans âme, aux mécanismes très astucieux, mais qui relèvent plus des mathématiques que du jeu.
Ce jeu n’est pas mauvais en soi, et je pense qu’il mériterait d’être rejoué, pour gagner en fluidité, seulement voila, aucun de nous n’a envie d’en refaire une partie !

Bilan de la partie :
Seb (Vert) : 28
Pascal (Blanc) : 27
François (Bleu) : 20
Arthur (Noir) : 16

Note du jeu : 13/20 (grâce à ses mécanismes, car si je ne considère que le plaisir de jouer, on tombe sous la barre des 10)

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Tribun :

Il est tard, et je ne souhaitais pas faire trois jeux, seulement voila, le goût amer laissé par Ur me commande de ne pas en rester la. D’autant que la boîte de Tribun me lorgne du coin de l’œil, et que je brûle de le faire tester à Arthur qui ne le connaît pas encore.

P1030635-redimensionner.JPGLa partie de la semaine dernière m’avait laissé bluffé par le rapport qualité du jeu/durée de la partie : un concentré de plaisir en une heure, basé sur des principes similaires à ceux des Piliers de la Terre.

J’installe le jeu avec Seb pendant que François explique les règles à Arthur, de tête, car il a oublié la traduction Française chez lui ..... (quand je vous dis qu’ils ont des capacités cérébrales limitées)

Je décide de choisir une carte objectif simple pour limiter la durée de la partie. De plus, je souhaite également tester le jeu sans l’objectif Tribun, que j’avais trouvé trop compliqué à obtenir dans certaines configuration (en gros, si on a pas la bonne faction c’est cuit !).

Nous n’avons donc aucun objectif obligatoire pour cette partie, et devons en terminer 4 sur une liste de 6. Je préfère largement ce principe, car il atténue le côté aléatoire, en laissant à chacun la possibilité de choisir ses objectifs en fonction de l’évolution de la partie.

Seb démarre, et chacun positionne ses partisans pour récupérer des cartes ou se placer sur des factions que l’on souhaite contrôler. Nous sommes 4 joueurs ce soir, donc nous disposons de 5 partisans, là ou la semaine dernière, nous n’en avions que 4, car nous étions 5 joueurs.

P1030636-redimensionner.JPGLes partisans posés, nous en effectuons les actions associées, et, tout comme la semaine dernière, le hasard des cartes me permet, contrairement à mes petits amis, de prendre le contrôle de deux factions, d’emblée : les Prétoriens et les Vestaliens. Je me retrouve à la fin de ce premier tour avec 2 lauriers, une légion, et une faveur des dieux temporaires : belle récolte !

Seb, de son côté, a pris le contrôle d’une faction qui lui permet d’assassiner, et il s’empresse de me retirer une de mes cartes sur ma faction Prétorien : il va me falloir jouer serrer si je veux la conserver, car elle me donne droit à une légion à chaque fin de tour ou je la conserve, et une des conditions de victoire est d’en posséder trois : plus que deux tours à tenir !

Je m empresse au second tour de tout basé sur la transformation de ma faveur temporaire en faveur définitive, et me rend pour cela au panthéon, qui permet ce changement de statut. Je récupère la carte de la couleur nécessaire, et transforme donc ma faveur divine en définitve ! Ouf, une bonne chose de fait.

J’ai réussi par miracle à conserver mes Prétoriens et mes Vestaliens, donc rebelotte pour des lauriers et légions supplémentaires. Je regarde plus attentivement les conditions de victoire, et, oh joie, je me rend compte que je suis TRES bien parti : j’ai déjà une condition terminée (faveur divine), 4 lauriers sur 8, 2 légions sur 3, et il est facile d’obtenir une des autres conditions : posséder plus de 30 sesterces.

Je me rue sur le bâtiment « Siegessaule » qui permet de récupérer jusqu’à 2 lauriers par tour, et m’empresse également de gagner l’enchère sur le char pour le positionner sur la faction Prétorien, afin de récupérer ma troisième légion en toute tranquillité.
De plus, je décide également de me positionner sur l’emplacement qui octroie 7 sesterces, car il ne s’agit pas d’être à cours d’argent : j’ai besoin de 30 sesterces à la fin de mon tour !
Et les partisans suivants, je les place sur des zones qui ne coûtent pas beaucoup de sesterces, toujours dans ma logique d’économiser.

Un rapide coup d’œil aux autres joueurs me rassure : seul François semble menaçant, mais il a une condition de victoire de moins que moi à ce stade.

Ma tactique s’avère gagnante, et je la réitère jusqu’à l’obtention de la victoire, sous le nez de François, à qui il ne manque que les 30 sesterces pour finir.

Cette partie à confirmé tout le bien que je pense de ce jeu : rapide, incisif, le plaisir de jouer est au rendez-vous. Les plus critiques lui reprocheront le côté hasardeux des tirages de cartes, ce qui est vrai, mais compte tenu des durées de partie (45 minutes pour celle la), il est facile d’y jouer souvent, et d’équilibrer au final ces tirages, à force de parties.

Bilan de la partie :
Pascal : premier
Tous les autres : derniers

Note du jeu : 19/20

par Pascal publié dans : Comptes rendus
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