Mercredi 9 janvier 2008

Je vous présente ce petit guide ludique pour vous aider à bien gérer votre statut de joueur dans votre vie de tous les jours. J'espère qu'il vous permettra de montrer en toutes circonstances une classe à la hauteur de ce que l'on est en droit d'attendre de tout gentleman joueur digne de ce nom.


1) Vis-à-vis de votre conjoint :

a- Lorsque vous souhaitez partir faire une énième partie de jeu chez des amis, ne dites pas à votre conjoint : « Bon, je te laisse coucher les enfants, je pars faire un jeu chez des potes », mais dites : « Chéri(e), j’ai besoin de me changer les idées ce soir, j’ai eu une dure journée »

b- Lorsque vous vous faites livrer vos derniers achats, ne dites pas à votre conjoint : « Super, j’ai reçu mes nouveaux jeux ! », mais dites : « Chéri(e), tu sais ce que c’est, ce colis que nous venons de recevoir ? »

c-  Lorsque vous traînez sur Internet, à la recherche de la dernière info ludique, ne dites pas à votre conjoint : « Attends, je repère mes prochains achats », mais dites : « 2 secondes chéri(e), je cherche une belle location pour les prochaines vacances »

d- Lorsque vous n’avez plus de place pour stocker vos jeux chez vous, ne dites pas à votre conjoint : « Si on dégageait à la poubelle tes vieux bouquins pour me faire de la place pour mes nouveaux jeux », mais dites : « Je propose une grande séance de nettoyage pour nous montrer que notre amour est plus important que toutes ces vieilles choses inutiles »

e- Lorsque vous n’avez plus de place dans le coffre de votre voiture pour placer les 25 jeux indispensables au bon déroulement des vacances, ne dites pas : « Je retire tes vêtements en trop pour me faire de la place pour mes jeux », mais dites : « Chéri(e), je trouve que les enfants exagèrent à prendre tous ces jeux : ils ont passé l’âge, et ça nous fera de la place pour l’indispensable »

2) Vis-à-vis de vos amis :

a- Lorsque vous souhaitez initier des amis aux nouveaux jeux de plateaux, ne dites pas : « Je vais vous montrez un gros jeu bien complexe, Age Of Steam, histoire de vous plier pendant les 3 prochaines heures », mais dites : « Je propose de vous faire découvrir un jeu dans l’esprit de Docteur Maboul, mais en un tout petit peu plus complexe »

b- Lorsque vous gagnez toute la soirée face à vos amis, ne dites pas : « Incroyable comme je vous ai ridiculisé alors que j’ai de la fièvre et que je suis crevé ; pourtant il n’y avait aucun jeu de hasard ce soir », mais dites : « Je pense que j’ai eu beaucoup de chance ce soir aux tirages de dés à ces parties de Age Of Steam et de Puerto Rico »

c- Si vous voulez lancer une partie d'un jeu que n'apprécient pas vos amis, ne dites pas : « Si on faisait un Ur, j'adore trop ce jeu !", mais dites : "Je propose de commencer par un jeu qui fera l’unanimité : allez prendre un verre à la cuisine pendant que je l’installe sur la table »

d- Si vous ne voulez pas jouer au jeu que tous vos amis souhaitent commencer, ne dites pas :« Vous avez vraiment des goûts de mXXXX (censuré)", mais dites plutôt : "Ecoutez mes amis, on ne peut décemment pas jouer à ce jeu, j'ai lu une critique négative sur TheNewLudo, la référence en la matière »


Toute ressemblance avec des situations vécues serait évidemment fortuite ; il ne s’agit que de cas d’école ...
par Pascal publié dans : Divers
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Mardi 8 janvier 2008
François Haffner est un personnage important dans le monde ludique Français, car il cumule les rôles de collectionneur de jeux, de webmestre du très connu et apprécié site JeuxSoc, et de créateur de jeux (Maka Bana et Dalapapa). TheNewLudo vous livre ici cette interview exclusive.

TheNewLudo :
Bonjour François, bonne année et meilleurs vœux pour cette année ludique 2008. Peux-tu te présenter succinctement pour nos lecteurs ?


François Haffner : Meilleurs jeux à toi et à tous tes lecteurs. Je m'appelle effectivement sur mon site comme dans la vie réelle. Je vis depuis maintenant plus de 25 ans avec ma compagne qui m'a donné 3 belles filles. La dernière venant d'avoir 18 ans, la maison a tendance à se vider un peu. J'ai travaillé longtemps dans l'informatique et je travaille actuellement dans la communication au sein de la même société depuis près de 20 ans. Je travaille à temps partiel ce qui me laisse du temps pour ma passion des jeux de société.


TheNewLudo : Au fait, joyeux anniversaire : ça fait quoi d'avoir 51 ans ?

François Haffner :
Effectivement, je viens de fêter mes 51 ans et j'attaque donc ma cinquante-deuxième année ! 51 ans, ce n'est pas être un vieillard, du moins en Europe occidentale. J'ai encore plein d'envies à réaliser et malheureusement trop peu de temps dans la semaine et devant moi.


TheNewLudo : Si j'interroge le collectionneur de jeux, où en es tu actuellement ? Combien de jeux possèdes-tu, et continues-tu à éprouver autant de plaisir à les collectionner, au fil des année ?


François Haffner : Ma collection n'est pas du tout raisonnée. Si je la compare à celle de Michel Boutin, très spécialisée dans les jeux de pions, ou à l'extraordinaire collection de Pierre et Bilou, exclusivement constituée de jeux en français, elle ressemble plus à un amas qu'à une collection. J'ai eu un jour un instant de lucidité pendant lequel j'ai donné à mon association plus d'une centaine de jeux qui ne me semblait pas indispensables. Puis j'ai déménagé dans une grande maison et ma collectionnite a repris de plus belle.


TheNewLudo : Te considères-tu plus comme un collectionneur ou comme un joueur ?

François Haffner :
Pour établir un classement ? Je suis clairement un collectionneur qui regrette que n'existe pas en France un Conservatoire National pour les jeux comme existe la Bibliothèque nationale pour les écrits. Ce rôle est actuellement rempli par quelques collectionneurs privés qui essayent de sauver les jeux de l'oubli, sans pensée lucrative et en se ruinant la plupart du temps. Les jeux, même anciens, n'ont pas de valeur marchande. D'ailleurs le prix le plus élevé que puisse atteindre un jeu de société très recherché ne permettrait même pas d'acheter le tableau d'un obscur peintre du XIXème.

Ce que je recherche dans un jeu, c'est l'originalité de la règle avant tout. Mes plus grands plaisirs sont de découvrir de nouveaux mécanismes soit dans des jeux récents soit dans des jeux oubliés. S'il manque un ou deux pions dans une boîte, si les petites voitures en plomb d'origine ont été remplacées par des voiturettes en plastique, cela m'importe peu tant qu'on peut y jouer avec plaisir. Car je suis indéniablement joueur et ma collection est avant tout celle d'un joueur.


TheNewLudo : Si j'interroge le webmestre de JeuxSoc, tu dois avoir un des sites ludiques les plus visités, avec un nombre de fiches de jeux très conséquent. Les nombreuses mises à jour se font-elles encore par plaisir, ou te sens-tu une responsabilité face aux nombreux visiteurs de ton site ?

 François Haffner : Le plaisir et le sens de ma responsabilité se mêlent. Depuis un an ou deux, je demande aux éditeurs de ne plus m'envoyer les jeux dont je sais que j'aurais du mal à y jouer. Il y a encore peu de temps je me faisais violence pour faire des mises à jour régulières. Aujourd'hui, je prends la chose avec beaucoup plus de sérénité (mon grand âge probablement). Je ne me sens aucune responsabilité vis à vis des lecteurs de mon site, hormis l'honnêteté. Mon site est libre de toute publicité, gratuit et indépendant des marques, des éditeurs et des magasins. La seule responsabilité que je m'impose est vis-à-vis des tous petits éditeurs qui m'ont fait parvenir un jeu dans lequel ils ont mis toutes leurs tripes. Je me sens le devoir, connaissant les difficultés qu'ils ont à se faire connaître, à parler le plus vite possible de leur jeu. Et parfois, le temps me manque.


TheNewLudo : Si j'interroge le créateur de jeu, peux-tu nous faire un premier bilan sur ta casquette de créateur ? Es-tu motivé pour créer de nouveaux jeux ? Si oui, quels sont tes projets ?

François Haffner : Je ne suis pas un créateur de jeux comme peuvent l'être Roberto Fraga, Dominique Ehrhard, Henri Sala ou Max Gerchambeau. J'aime à dire que je suis auteur de jeu un peu comme Marie-Antoinette était fermière ! De plus, mon parcours est atypique puisque j'ai créé deux jeux uniquement et qu'ils sont aujourd'hui tous deux chez un éditeur. Je n'ai pas la capacité imaginative des illustres auteurs que j'ai cités, capables de créer des jeux pour tous les âges et tous les publics. Il m'est arrivé deux fois une idée de jeu. Ces deux idées ont abouti à une édition. Il paraît qu'on dit « jamais deux sans trois ». Mais pour l'instant, je n'ai pas la moindre idée d'un troisième jeu.


TheNewLudo : Trouves-tu le temps de faire autre chose, avec tes trois casquettes de collectionneur/webmestre/créateur ?

François Haffner : Je travaille pour gagner ma vie, quand même ! Mais il est vrai que mes autres activités de loisir ont pâti de ma passion. Je ne bricole plus guère, sauf pour monter de nouvelles étagères :^)


TheNewLudo : Quels sont tes jeux préférés sortis en 2007 ?

François Haffner : La question piège ! Mais je ne m'en sortirai pas par une pirouette.

D'abord, je citerai quatre rééditions qui m'ont enchanté :
    -
Tayü auquel je joue pratiquement tous les jours tant la nouvelle édition est agréable
    - Mathable qui connaît de nombreux adeptes dans mon club et dans ma famille
    - Kiproko, réédition réussie de Wat n'dat
    - Can't Stop, chez Ravensburger Belgique, qui nous permet de retrouver un matériel digne de ce jeu increvable.

Ces quatre rééditions, si elles ne changent pas fondamentalement le jeu, se sont accompagnées d'améliorations notables en particulier au niveau du matériel.

Quelques nouveaux jeux aussi m'ont enthousiasmé cette année. Mais je n'en citerai qu'un qui est bien sûr Marrakech, le jeu qui réussit l'exploit d'enthousiasmer petits et grands joueurs.


TheNewLudo : Et tes jeux favoris, tous types et dates confondus ?

François Haffner : Ils sont dans la liste de mes coups de cœur, liste consultable sur tous les bons écrans !


TheNewLudo : Ton auteur de jeu favori ?

François Haffner : Je surveille toujours ce que font Uwe Rosenberg et Stefan Dorra, à mon avis les plus inventifs des auteurs actuels. Parmi les auteurs récents, je citerai volontiers Sébastien Pauchon qui ne nous déçoit jamais.


TheNewLudo : A ce propos, il est inadmissible que dans la liste de tes 50 coups de cœur ne figure pas Maka Bana ! Tu n'aimes pas tes propres jeux ? ;-)

François Haffner :
C'est vrai que c'est inadmissible ! Mais Maka Bana et Dalapapa ont mieux qu'un coup de cœur, ils ont un smiley. La création de jeux étant pour moi un loisir et non un métier, il serait malheureux que je n'aime pas mes jeux. Si en plus ils plaisent aux éditeurs et au public, je suis comblé.


TheNewLudo : Tu sembles avoir des goûts très éclectiques, à la lecture des jeux présentés sur tes sites, mais vers quels types/mécanismes de jeux vont tes préférences ?

François Haffner : Je vais t'étonner. Ma préférence va aux bons jeux ! Mais j'avoue une préférence vers les jeux aux règles très simples mais complexes. Au sommet de mon panthéon se trouve certainement le Go mais j'en suis hélas un piètre praticien. Je préfère lâchement jouer aux jeux où j'ai une chance raisonnable de gagner. Car j'aime gagner ou savoir pourquoi un autre a gagné. Pour le reste, il suffit de consulter mes listes pour voir que mes mécanismes préférés sont les jeux de connexion et les jeux d'enfoirés.


TheNewLudo : Concernant la création ludique actuelle, Bruno Faidutti me confiait récemment lors d'une interview qu'il ne pensait pas qu'il soit bon pour les joueurs, et surtout pour les éditeurs, que des jeux aussi nombreux soient publiés : qu'en penses-tu ?

François Haffner : Comme disait un auteur : « Il y a trop de jeux ! Il faudrait que les autres arrêtent d'en faire… ». Le problème aujourd'hui n'est pas de l'édition mais de la distribution. Que le choix de jeux soit important ne pose pas de problème. Mais que l'immense majorité de ces jeux n'arrivent jamais sur les étals de nos magasins, voilà qui pose problème.

Malgré la multiplication des sites de vente par correspondance, les catalogues en ligne sont affligeants : on y trouve inlassablement les 40 mêmes jeux issus des gammes de 3 ou 4 distributeurs alors qu'elles pourraient proposer un catalogue bien plus large, en distribuant de plus petits éditeurs quitte à annoncer des délais de livraison un peu plus importants.

Quand aux boutiques de ville, elles ont de plus en plus l'impression de servir de vitrine ou de site de démonstration gratuite à des visiteurs qui se font expliquer les jeux pour ensuite les acheter 3 euros moins chers sur un site internet. Les rayons des jeux de société vont aller en s'amenuisant et c'est dommage pour les joueurs et les futurs joueurs.

Je n'envisage pas un monde où les boutiques ne seraient plus que virtuelles, où le plaisir de fouiller dans les étagères pour trouver la perle rare serait remplacé par une requête sur Google.

 

Mon rêve serait que les jeux de société soient enfin reconnus comme objets culturels, qu'ils aient le droit d'être présentés à la télévision au même titre qu'un livre, un film ou un CD, alors qu'actuellement ils ne peuvent même pas y être cités sans que la chaîne ne se fasse rappeler à l'ordre pour publicité clandestine.

Mon rêve serait que les jeux, objets culturels, bénéficient en France d'un régime analogue à la loi Lang. Celle-ci a beaucoup fait pour conserver aux livres un réseau de librairies que beaucoup de pays nous envient, comme la Grande Bretagne qui a laissé la seule logique libérale régler la distribution des livres et qui a ainsi vu disparaître bon nombre de libraires indépendants.

Mon rêve serait que les boutiques cessent de se battre sur les prix pour se battre sur la richesse de leur offre et la qualité de leur service et de leur conseil.


TheNewLudo : Pour finir, peux-tu me confier ton plus beau souvenir de joueur/collectionneur/créateur/webmestre ?

François Haffner : Mon plus beau souvenir de joueur : les interminables parties de Civilisation de mes 20 ans.

Mon plus beau souvenir de collectionneur : ma rencontre avec Alex Randolph à Essen en 2003.

Mon plus beau souvenir de créateur : les boîtes de mes jeux que je sais être actuellement en Tasmanie, au Vietnam ou au Cap : je voyage un peu avec elles.

Mon plus beau souvenir de webmestre : la belle carte en remerciement d'une règle retrouvée, dessinée par les enfants et envoyée de Jérusalem.

TheNewLudo : Merci à toi, François, continue à créer des jeux, et  longue vie à ton site !

par Pascal publié dans : Interviews
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Lundi 7 janvier 2008
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Je sais, plusieurs sites ludiques en ont déjà parlé, mais je ne peux m'empêcher de glisser ce précieux lien :

http://laurent36.vox.com/library/posts/tags/jeux+et+strat%C3%A9gie/

Vous trouverez ici la quasi totalité des encarts présentés dans le vénérable journal Jeux & Stratégie, qui a créé une génération entière de joueurs invétérés, dont moi !

Les encarts ont été scannés un par un, avec les pions et les règles, pour pouvoir être véritablement joués ou plutôt re-joués, car je dois reconnaître que leur intérêt est limité pour ceux qui n'ont pas connu cette époque.

Je fais partie des heureux propriétaires de presque tous les numéros, donc ce site ne s'adresse pas directement à moi : n'empêche, j'en ai presque la larme à l'oeil, rien qu'à évoquer les nombreuses heures passées, mon frère et moi, à jouer à La guerre de Vendée, Chimères, Mercenaires et paysans ou Aéropostale .... snif !

Si, comme moi et beaucoup d'autres, vous êtes un nostalgique de cette période bénie, courez vite sur ce site, vous ne le regretterez pas.

par Pascal publié dans : Informations
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Lundi 7 janvier 2008
Puisque vous êtes trop fort, je me vois contraint de complexifier à l'extrême ce jeu. Vous l'aurez voulu, voila 4 photos de 4 jeux différents, : je sais, ce sont de petits jeux, inconnus du grand public, et dont vous n'avez certainement jamais entendu parler : mais que voulez-vous : vous l'avez bien cherché !!

Si vraiment vous ne trouvez pas, n'hésitez pas à me le dire : j'essayerais quand même de glisser quelques indices ....

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par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Dimanche 6 janvier 2008
Comptes-rendus en 2 temps pour cette riche journée du 5 janvier, car 2 séances : une l'après-midi et une autre le soir. Voici donc celle du soir, ou nous avons débuté par un jeu d'Alan R. Moon, Clippers, à 3 joueurs, suivi d'un petit Race for the Galaxy à 2 (je crois d'ailleurs que c'est la première fois que je teste ce jeu dans la configuration 2 joueurs)

Clippers :

undefinedLe pitch du jeu : au cours de la seconde moitié du XlXeme siècle et au début du XXeme, les compagnies commerciales qui exploitaient les routes de navigation entre les îles du Pacifique Sud utilisaient des clippers, c'est-à-dire des vaisseaux long courrier de fort tonnage et très rapide. dans Clippers, les joueurs luttent pour que les routes maritimes qu'ouvrent 6 compagnies privées viennent desservir les comptoirs qu'ils ont installés sur des îles lointaines.

L'objectif pour les joueurs est donc de s'arranger pour que les comptoirs qu'ils ont installé sur les îles soient desservis par le plus grand nombre de routes maritimes. Le problème est qu'au départ, chaque joueur joue une nation, et que les 7 premiers comptoirs, sur un total de 12, sont déjà pré-placés sur la carte, et pas toujours à des endroits faciles d'accès !

Le tour de jeu se déroule en 3 phases :

Phase 1 : placer un de ses comptoirs sur une île (éventuellement même su r une île qui contient déjà un de ses comptoirs), OU prendre une carte option disponible, OU passer
Phase 2 : placer un pion route sur le plateau de jeu,
Phase 3 : placer un pion route sur le plateau de jeu.

undefined Les cartes options sont assez intéressantes :
- 2 cartes 2X, qui permettent, contre 3 dollars, de placer jusqu'à 2 pions routes lors des phases 2 ET 3, et de doubler les bonus en cas d'ouverture d'une nouvelle route maritime,
- 1 carte 3X, qui permet, gratuitement, de placer jusqu'à 3 pions routes lors des phases 2 ET 3
- 1 carte 5X, qui permet, contre 1 dollar, de placer jusqu'à 5 pions routes lors de la phase 2 OU 3
- 1 carte comptoir, qui permet, contre 4 dollars, de déplacer un de ses comptoirs, d'une île vers une autre

Pour gagner des dollars, une seule possibilité, ouvrir de nouvelles routes commerciales : 2 dollars si l'île n'est pas encore desservie, 1 dollar sinon.
L'argent n'est pas un problème particulier dans ce jeu, contrairement à d'autres. Par contre, il est très intéressant d'en posséder, car au dela de l'achat des cartes options, les dollars se convertissent en points de victoire en fin de partie.

Quentin commence, et pour démarrer, il faut utliser un des 6 bateaux des compagnies pour tracer la première route. Il faut évidemment tracer des routes qui vont vers ses propres comptoirs, tout en évitant les comptoirs des adversaires, car le comptage final s'effectue de la façon suivante : on multiplie la valeur de l'île (un chiffre compris entre 3 et 8, suivant la distance entre l'île et la zone de démarrage, à droite de la carte) par le nombre de comptoirs du joueur sur cette île, le tout multiplié par le nombre de routes de compagnies DIFFERENTES qui aboutissent sur cette île.

Il va donc falloir à la fois miser sur les îles qui rapportent gros, tout en prenant en compte leur potentiel concernant le nombre de routes maritimes : certaines îles sont mals desservies (4 routes potentielles max) alors que d'autres en comportent beaucoup plus. De plus, il est très facile pour un adversaire de dévier le cours d'un navire pour qu'il n'arrive jamais sur l'île visée. Dans ce cas, un joueur a la possibilité d'affréter un nouveau navire, qui partira de n'importe quelle île déjà desservie par la compagnie maritime concernée.

undefined Dernier petit détail : chaque compagnie maritime dispose d'un nombre de navires et de pions routes différents d'une compagnie à l'autre : et lorsqu'il n'y a plus de pions routes d'une compagnie, c'est fini, on ne peux plus rien faire pour poursuivre avec cette compagnie !

La réflexion est bien présente et au fil de l'avancement de la partie, on commence à calculer les îles les plus intéressantes pour placer ses derniers comptoirs, ou pour même déplacer des comptoirs placés sur des îles pas assez rentables.

Notre partie connaitra ainsi 3 grands moments :
- au début de la partie, chacun construit des routes, avec un double objectif : gagner des dollars en ouvrant de nouvelles routes vers des îles inexplorées, et essayer de se rendre vers les îles qui contiennent les premiers comptoirs, placés par défaut au lancement de la partie,
- puis chacun va placer ses autres comptoirs sur les îles qui semblent les plus juteuses,
- en fin de partie, on essaye d'optimiser lors des derniers tours, en déplaçant ses comptoirs, et en finalisant dans l'urgence les dernières routes.

  undefinedSi l'on regarde maintenant le cours de la partie, du point de vue de chacun des joueurs, voila comment cela s'est présenté :
- Philippe a connu une partie difficile, en particulier à cause d'une de ses îles de départ, contenant 2 de ses comptoirs par la positionnent initial, et d'une valeur de 8. Celle ci est extrement excentrée, à la gauche du plateau, et il n'arrivera à la relier qu'en fin de partie, et encore, à une seule route commerciale. Cependant, son positionnement des autres comptoirs, sur des îles intermédiaires, plutôt bien desservies, et ses achats permanents de cartes options, entre autre comptoirs, lui permettront de bons placement globalement,
- Quentin, de son côté, sera aidé par Philippe dans sa construction de route vers son îles de 8 points qui contient 2 de ses comptoirs (puis 3) et 1 de Philippe. De plus, il va accumuler beaucoup d'argent en ouvrant de nombreuses routes,
- Enfin, pour moi, la partie a été assez spéciale. J'ai eu la sensation de très bien m'en sortir tout le temps, et je pensais que j'allais finir loin devant. les autres joueurs pensaient également que j'allais gagner, car j'ai réussi à faire tout ce que j'entrepenais : j'ai réussi, seul, à ouvrir 4 routes vers mon île 8 points desservie par 2 de mes comptoirs (puis complétée à 3), j'ai économisé beaucoup de dollars, et j'ai réussi à déplacer un de mes comptoirs en fin de partie. De plus, j'ai réussi de belles poses de mes derniers comptoirs que j'avais gardé de côté.

Mais lors de la fin de la partie, nous avons fait le décompte, et à l'étonnement général, Quentin a gagné, suivi de Philippe, puis moi en dernier !
Le débrief a permit de comprendre la situation : dans le positionnement initial, j'avais beaucoup de comptoirs sur de petites îles, à droite du plateau. ces îles ne valaient pas beaucoup de points, entre 3 et 4, mais étaient potentiellement désservies par de nombreuses routes commerciales. Le problème, c'est que ces routes, personne ne les a comstruit ! Tout le monde a privilégié le milieu de plateau (îles de valeur 5 et 6) et celles de gauches (îles de valeur 8), en délaissant les îles de début de partie. Et les autres joueurs, eux, avaient surtout des comptoirs sur les îles du milieu !

Au final, Clippers est un très bon jeu familial, plus compliqué qu'il ne parait. Ce jeu a été créé par Alan R. Moon avant qu'il ne créé les Aventuriers du Rail, et on voit déjà certains de ses principes. Mais globalement, je trouve ce jeu plus complexe que les Aventuriers, et je crois bien que je le préfère, même si le matériel et le look d'ensemble des Aventuriers du Rail est plus sympa.

A rejouer donc, en famille ou pas.

Bilan de la partie :
Quentin (France) : 204 (dont 28 dollars)
Philippe U. (Etats-Unis) : 200 (dont 18 dollars)
Pascal (Japon) : 192 (dont 29 dollars)

Note du jeu : 16/20

Ce jeu m'a été gracieusement offert par la boutique LudikBazar, que je remercie ici pour leur contribution
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Race for the Galaxy :
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C'est toujours un plaisir de faire une petite partie de Race for the Galaxy, et nous nous lançons, Philippe et moi, dans une partie à 2 joueurs.

Le rythme se trouve radicalement différent à deux joueurs, et en particulier, l'interaction est nettement moins présente. En effet, la seule intéraction repose sur le fait de deviner les actions que vont choisir les autres joueurs, afin d'optimiser ses coups et d'adapter sa stratégie en conséquence.

Ici, seules deux actions sont jouées par tour, et il est difficile de trouver un joueur qui a une stratégie "compatible" avec la sienne, puisqu'il n'y a qu'UN adversaire en face de soi !

De plus, il s'est avéré, lors de cette partie, que nos stratégies étaient plutôt incompatibles.

Philippe a cherché à développer des colonies qui produisent des ressources, pour récupérer des points de victoire en alternant les phases de production et de consommation. Cette stratégie est plutôt long terme, le temps d'avoir assez de planètes.

undefinedDe mon côté, j'ai eu très rapidement 2 cartes "crédit à l'investissement", qui permettent de payer -1 la pose de carte développement. Ni une ni deux, je suis donc parti sur une stratégie blitzkrieg, en cherchant à poser un maximum de cartes développement.

De plus, j'ai monté une bonne petite combo, en posant la carte "laboratoire de recherche", qui m'a permit de piocher une carte supplémentaire lors de l'action explorer.

J'ai ainsi pu alterner les phases explorer et développer pour accélerer mes poses de cartes et finir rapidement la partie en posant 12 cartes.

Seulement voila, je n'ai peut être pas été assez rapide, car Philippe, de son côté, a commencé à faire tourner à plein sa stratégie, en marquant 4 points, puis 6 points, lors de phases consommation X2.

J'ai donc déclenché la fin de partie, et le score nous a découvert à égalité, à 19 points partout !

Au final, c'est un vrai plaisir d'essayer de nouvelles stratégies à ce jeu : il semble inépuisable, et il faudra encore beaucoup de parties pour en faire le tour !

Bilan de la partie :
Philippe U. : 19 points
Pascal  : 19 points

Note du jeu : 18/20
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Dimanche 6 janvier 2008
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par Pascal publié dans : Histoire de pions
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Samedi 5 janvier 2008
logo-ne-tirez-pas-redimensionner-redimensionner.jpgFigurez-vous ma bonne dame qu'on parle de TheNewLudo de l'autre côté de l'atlantique.

Eh oui, nos amis Québecois du site "Ne Tirez Pas Sur Le Messager", excellent site d'information ludique au demeurant, ont rédigé une brève sur moi : "Pascal interview le monde ludique francophone"

D'ailleurs, un site qui parle de TheNewLudo ne peut-il être autrement qu'excellent ?  ;-)

A ce propos, il faudra que je consacre un petit article ou une interview sur ce qui se passe là-bas en ce moment : le Québec semble s'être lancé depuis un an dans une effervescence ludique des plus salvatrice !
par Pascal publié dans : Informations
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Samedi 5 janvier 2008
undefinedAllez, premier compte-rendu pour cette année 2008, avec un petit jeu très sympa et très rapide, Drakon.

Le pitch du jeu : Une courageuse bande de héros s’est introduite dans le repaire de DRAKON le vieux dragon pour lui voler son or. Mais le vieux dragon a été plus malin et les a capturés. Plutôt que de les manger immédiatement, DRAKON a décidé d’en faire un jeu : Le dragon envoie les voleurs dans les dédales de son château aussi magique que démentiel. Le plus courageux (et surtout le plus avide) qui rassemblera 5 pièces d’or aura la vie sauve. Les autres serviront de dîner.

undefined Je me lance dans l'explication des règles auprès de mes 2 ainés, et c'est parti.

Le principe et très simple : un joueur, à son tour, à le choix entre :

- poser une tuile, parmi les quatre de sa main, afin de constituer le labyrinthe dans lequel se déplacent les aventuriers, puis piocher une nouvelle tuile, pour reconstituer sa main,

- ou déplacer son aventurier d'une case, puis de réaliser l'effet de la salle en question.

La pose des tuiles labyrinthe respecte une règle simple concernant le sens de flèches. Il est ainsi impossible de retourner directement dans la salle d'ou l'on vient : il faut se constituer un nouveau chemin avec d'autres salles.

Il existe de plus une dizaine de types de salles, avec des effets très variés :
- piocher directement un or,
- se déplacer plus vite au prochain mouvement,
- détruire une salle posée sur le plateau,
- remplacer une salle posée sur le plateau,
- se téléporter directement sur la salle de son choix,
- faire pivoter une salle (tiens, ça me rappelle un autre jeu, ça ;-) )
- ...

undefinedAvec ces principes très simple, le jeu est rapide et plaisant.
Les enfants ont retenus tout de suite les mécanismes, et en particulier les implications associées au sens des flèches des salles, pour se déplacer. En effet, tout l'intérêt consiste à poser des salles à effet négatif à côté des personnages adverses, et à poser celles à effets positifs à côté de soi.
Dès qu'un joueur trouve une petite combinaison un peu trop intéressante (une succession de 4 salles qui se rejoignent en boucle, avec des effets positifs par exemple), les autres joueurs cherchent à le contrer dans son petit coin de labyrinthe, en posant une tuile négative ou en pivotant une de ses salles par exemple.

Antoine a d'ailleurs tout de suite compris, et a profité à plein des salles positives, en réussissant à se téléporter dès qu'une zone du labyrinthe devenait moins intéressante.
Il a en particulier usé et abusé des salles qui subtilisent de l'or à ses adversaires : certainement la salle la plus puissante (avec la téléportation), puisqu'elle favorise un joueur et en défavorise un autre.

De mon côté, je cherchais surtout à découvrir les différents types de salles à l'occasion de cette première partie, et je me suis fais prendre de vitesse par Antoine, lorsque j'ai vu qu'il avait trop d'avance, avec sa petite combo.

Laetitia aussi a essayé de lutter, mais je pense qu'elle n'a vraiment intégré tous les principes qu'en milieu de partie.

La partie a été très (trop ?) rapide puisqu'elle a duré à peine 30 minutes, avec l'envie de recommencer. Je pense en particulier que le jeu mérite d'être joué à beaucoup (jusqu'à 6 max), pour ajouter du chaos et du "fun" à l'ensemble.

Au final, un petit jeu apéro sympa, à jouer pour se mettre en bouche avant un plus gros jeu.

Bilan de la partie :
Antoine (guerrier jaune) : 5 ors
Laetitia (magicien bleu) : 3 ors
Pascal (nain rouge) : 1 or

Note du jeu : 15/20

Ce jeu m'a été gracieusement offert par la boutique LudikBazar, que je remercie ici pour leur contribution
par Pascal publié dans : Comptes rendus
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Samedi 5 janvier 2008
Je recommence avec mes compositions ludiques, car je trouve ça joli !
Il y a 4 jeux différents dans cette scenette : saurez-vous les retrouver ?

Petit jeu supplémentaire : il existe un lien entre ces 4 jeux : quel est il ?

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par Pascal publié dans : Jeux et énigmes
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Vendredi 4 janvier 2008
faidutti2.jpgBruno Faidutti sévit dans le milieu du jeu depuis de nombreuses années. Personnage incontournable, TheNewLudo se devait de l'interviewer.

TheNewLudo : Bonjour M. Faidutti et bonne année 2008 : vous êtes certainement le créateur de jeu Français le plus connu, mais vous êtes également un grand spécialiste des licornes. Il parait qu'entre vous et les licornes, c'est une histoire terminée ? Vous confirmez ?

Bruno Faidutti : Pas le temps, mais si je l'avais, je continuerai avec plaisir, tant la fréquentation des vieux manuscrits est un plaisir.


TheNewLudo : Continuez-vous à pratiquer les jeux de rôles grandeur nature (GN) ? Qu'est-ce que cela vous procure ?

Bruno Faidutti : Même réponse. Pas le temps, car le GN étant sans doute la forme la plus aboutie du jeu de société, c'est aussi celle qui bouffe le plus le joueur.


TheNewLudo : Combien de jeux compte votre ludothèque ?


Bruno Faidutti : 4000 environ, mais j'enregistre dans un catalogue les jeux qui rentrent - pour savoir que je les ai vus - pas ceux qui sortent, généralement cannibalisés en prototypes.


TheNewLudo : Qu'est ce que cela vous inspire qu'en 2006, le critique de jeu américain Shannon Applecline constate que vous êtes en quelque sorte au centre du monde collaboratif du jeu de société contemporain ? ( http://boredgamegeeks.blogspot.com/2006/02/six-degrees-of-collaboration.html )

Bruno Faidutti : Ça m'a beaucoup amusé, et je pense que ce n'est pas entièrement faux, la raison principale étant que j'aime beaucoup travailler en collaboration.


TheNewLudo : Il n'y a pas beaucoup de « gros » jeux dans vos créations : pour quelles raisons ?

Bruno Faidutti : Je trouve qu'il y en a pas mal - les Mammouths, Mystère à l'Abbaye, Warrior Knights, Mission Planète Rouge.... Mais il est vrai que les petits jeux sont plus amusants à concevoir - même si ce n'est pas toujours plus facile.


TheNewLudo : Quels sont vos jeux préférés, dans vos créations ?

Bruno Faidutti : je me pose la question régulièrement, et je ne sais pas trop. Là, maintenant, j'aurai envie de répondre Toc Toc Toc, Diamant, Aux Pierres du Dragon, Citadelles... mais demain je pourrai en citer d'autres.


TheNewLudo : Et vos jeux préférés chez vos confrères ?


Bruno Faidutti : Cosmic Encounter, meilleur jeu jamais conçu selon moi. J'aime aussi beaucoup Les Aventuriers du Rail, Coloretto, Ave Cesar, Boursicocotte, Camelot et bien d'autres, mais ils n'ont pas la même envergure.


TheNewLudo : Quel est le confrère avec lequel vous préférez travailler dans vos créations ludiques ?

Bruno Faidutti : Je ne donnerai pas de nom, les autres seraient jaloux.


TheNewLudo : Et celui avec lequel vous aimeriez faire un jeu en commun ?

Bruno Faidutti : Pareil !


TheNewLudo : Que pensez vous de la création ludique actuelle ?

Bruno Faidutti : La quantité et la qualité des jeux qui sortent aujourd'hui sont impressionnantes, en comparaison avec ce qui se faisait il y a une vingtaine d'années. Pour un auteur de jeu comme moi, il est parfois difficile de rester à la hauteur. Je ne pense pas qu'il soit bon pour les joueurs et, surtout, pour les éditeurs, que des jeux aussi nombreux soient publiés, mais en même temps, ils sont pour la plupart si bons que je ne vois pas pourquoi ils ne le seraient pas...


TheNewLudo : Quel jeu conseilleriez-vous à votre meilleur ami ?

Bruno Faidutti : Les Aventuriers du Rail


TheNewLudo : et pour finir, peut être une petite info : sur quel nouveau(x) jeu(x) travaillez-vous ?

Bruno Faidutti : Plein de trucs, avec des chèvres, des courtisans, des marins russes et des aliens.


TheNewLudo : Merci à vous, M. Faidutti, et faîtes nous encore des tonnes de jeux !
par Pascal publié dans : Interviews
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